Photo de truc kitch

Chez Dr K ma copine de blog depuis au moins 15 ans si je ne m’abuse…  On participe à « Photo de truc » phototruc le thème, choisi par Anne, est “photographiez-moi un truc kitchissime.”

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J’avoue croire/imaginer avoir bon goût et ne jamais rien photographier de moche ou de kitch… Essayer de trouver toujours de belles choses à photographier ou du moins, du moins, des choses qui sont belles à mes yeux. Beaucoup de choses que je « possède » ou « qui sont arrivées entre mes mains » parce que ma grand-mère « Ninie » les avait gardé dans son grenier, sont aux yeux de mes frères, un rien snobs, kitchissimes. Mais il m’est impossible de vous les présenter en les considérant comme tel (un autre jour je vous les présenterai comme mes trésors). La tendresse que j’ai pour ces objets ne peut être trahie par l’exigence du « bon goût » dans lequel j’ai pourtant grandi sous l’œil sans concession de ma mère.

Bref. Une chose que tout le monde dans ma famille s’accorde à trouver kitch sont mes carrés au crochet… Le Bon Goût décrète que c’est affreux.  Aussi moche qu’une mini-jupe jaune d’or avec des talons compensés en jean et un blouson en skaï vert. Pourtant de la même façon qu’on est toujours le con de quelqu’un, on a toujours un goût de chiotte aux yeux d’un autre. Toujours.

Bon mercredi à toutszétous!

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Ça, c’est kitch!

C’ est quand les vacances?

J’ai juste envie de me réfugier dans les cheveux d’or de la fille auprès de qui je dors comme dans une araignée dans sa toile… L’amour ne peut plus voyager, il a perdu son messager…

La semaine a été fatigante, stressante… Suante… « Il est parti dans le ciel bleu, comme un oiseau… »

Hier je finissais à 15h30 et pourtant, je suis resté jusqu’à 16h30 dans mon CDI, lumière électrique éteinte : à mon bureau il n’y en a pas besoin, mais dans le fond de la salle oui… Et un seul interrupteur pour tous les plafonniers … Bref, je suis restée là, à travailler seule… Dans le silence… En attendant que la pression retombe. je n’avais pas envie de repartir vers la maison énervée comme j’étais. Deux petites 6èmes adorables sont restées là aussi, attendant l’heure où les parents viendraient les chercher. l’un lisant la BD Anne Franck (lisez-là! franchement vous ne serez pas déçu, vous serez surpris de l’aimer autant) et l’autre « Les enfants de la résistance ». Deux des BDs que j’ai acquises l’an dernier pour mes élèves et qui cartonnent.

La semaine avait été rageante, mal organisée, les emplois du temps mal faits par K. la surveillante H toujours « de mala leche » limite agressive, quasiment me demandant des comptes. Je la renvoie dans les ronces de plus en plus vertement… Et je vais finir par l’envoyer valser un bon coup…

Vendredi : journée d’intégration des 6èmes. Journée de désintégration devrait-on dire… « pour l’enfant que j’étais… Pour l’enfant que j’ai fait… » J’apprends quasiment pas hasard que j’accompagne (avec 5 autres profs) les 6èmes au jardin public 😦 Juste parfaitement le genre de choses que je déteste. Je ne suis pas prof de ballon. Je déteste me déplacer avec une horde de gamins en furie. Je suis prof-doc : la reine du silence et du « chut ». Bref.

Midi : alors qu’on regroupe les malfrats pour l’appel, un attroupement se forme à l’autre bout de la cour… Un gamin au sol qui convulse, du sang dans les cheveux. Il a perdu connaissance. Un autre gamin l’a apparemment roué de coup de pieds dans la tête et le dos après lui avoir arraché des cheveux et broyé les doigts. Plus l’histoire se raconte plus elle enfle comme la sardine dans le port de Marseille. Le fait est que le gamin (qui devait partir au jardin public) est inconscient. K au téléphone avec le 112… Moi je demande dans ma tête (ne versons pas d’huile sur le feu) où étaient ces foutus pions…

On part finalement sans l’agresseur et l’agressé. (qui passera le reste de la journée aux urgences). Le pique nique avec les gosses est encore pire que ce que j’imaginais. C’est loin d’être gagné l’éducation des mômes… Suis vraiment choquée de les voir mettre des pommes (et des petites bouteilles d’eau) à la poubelle parce « j’aime pas ça » et eux étonnés de m’entendre leur demander si ils ont demandé à leurs camarades « si ils voulaient une pomme pour plus tard? » et eux stupéfaits de me voir sortir des pommes de la poubelle. Pff. Y’a des moments où je les déteste. Ils me faisaient honte de crier autant et d’être aussi grossiers devant les gens qui étaient venus passer un moment de détente dans ce « havre de paix »…

Bien sûr toujours mes petits chouchous : le rêveur sous arbre qui regarde le ciel et joue avec des petits bâtons, la petite qui me supplie d’ouvrir un club théâtre, celle qui me dit que je suis sa prof préférée… Et puis tous ceux qui sont supers sympas (bien les 3/4)… Mais bon : c’était grosso modo une bonne grosse corvée!

De retour au collège je devais remonter dans mon cidi-aille… Malheureusement pas pour être au calme, mais parce qu’un jeu de piste était organisé… Et j’ai vu 85 gosses par groupe de 3 ou 4 défiler pour avoir un coup de tampon sur leur fiche de « chasse au trésor »… Je les aimes, hein, faut pas croire, et je rigole avec eux. Mais bon… Y’a des jours j’aimerais mieux avoir que des enfants bien élevés… Plutôt que cette horde sauvage qui déambule dans l’établissement…

Autrement on a été au ciné voir « les vieux Fourneaux » et on a passé un vraiment bon moment.

Bisous et bon weekend.

Nouvelles en vrac du dimanche soir

Alors comment s’est passé ta semaine ma chérie? Quand maman est morte j’ai changé la sonnerie du téléphone. Je ne voulais plus l’entendre sonner et que ce ne soit pas elle. C’était le dimanche soir.

La semaine a été en même temps joyeuse et fatigante : se lever très tôt, se coucher tôt… Reprendre un rythme … Retrouver les élèves : c’est à la fois un grand plaisir et un  petit stress, selon qui ont retrouve… Je me suis sentie plutôt zen, apaisée, sans angoisse particulières.  Les voisins n’arrivent même pas à m’énerver et pourtant…

Je continue à utiliser le shampoing en forme de savon : je ne pourrais plus revenir au shampoing liquide.Oui je t’assure c’est super… En revanche mes cheveux deviennent plus fin 😦 Et y’en a de plus en plus de blanc. Heureusement je ne passe pas par l’étape « gris ».

Ma conversation surréaliste de la semaine : un élève porte parole de sa classe qui voulait avoir un cours de soutien avec un prof qui n’existe pas (et qui était moi en « monsieur » et avec un autre nom)…  Puis une sorte engueulade avec une pionne qui voulait savoir « pourquoi je ne les prenais pas »…  C’est tellement énervant quand les infos se perdent dans les méandres des couloirs… Tu sais ce que c’est, les profs, l’ambiance…

Si seulement je t’avais écouté et rejoint l’éduc nat plus tôt. Je serai pas autant dans la merde. On devrait toujours écouter ses parents. Mais on croit toujours tout savoir mieux. Enfin certains savent mieux que leurs parents… mais là, j’aurais du t’écouter. Tu crois que je dois me syndiquer?

J’ai arrêté le sucre. ben non, ça suffit pas. Va falloir arrêter le gras aussi. Oui mais je bois plus d’alcool non plus… Tu parles si c’est drôle… Déjà que je fume plus depuis plus de 10 ans… Oui je sais, c’est bien. Mais non je vais pas recommencer.

La mère de nos voisins sympas est arrivée , elle parle russe! Da! C’est marrant…

Je suis tellement grosse que j’ai rien à me mettre. Je vais faire quoi? Je sais pas. Bah ce soir? De la paëlla… El Marido en a faite à midi : super bonne oui… je sais… Non de la salade seulement je tiendrai pas… Oui y’a eu de l’orage ici aussi…

 

Faut pas laisser s’installer les malentendus!

Vendredi la nouvelle jeune prof de philo me dit : « Ah c’est toi la dame du CDI? »

Je lui réponds « Non, pas du tout. » Je laisse passer 30 secondes et je lui dit « Je suis la prof doc. La dame du CDI ça fait un peu dame Pipi on est d’accord? » Elle me dit que non, pas du tout et que dans son ancien établissement il y avait une « dame du CDI ». Je lui répond qu’elle devait apprécier et que dans le prochain, elle ne fera pas la gaffe maintenant qu’elle sait que nous somme des profs. A ce stade elle était toute rouge et pas d’accord avec ma susceptibilité. Donc j’arrange les angles, je lui parle du projet de café philo, etc. Elle me demande si elle pourra venir faire des séances « chez moi » , je lui réponds que non, mais qu’elle pourra venir faire des séances AVEC moi 😂
Faut pas laisser s’installer les malentendu! Quitte à passer pour un dragon 😉 Mais après je fais ma licorne qui pète des paillettes et tout s’arrange.

 

État d’esprit du jeudi soir

Presque à  la fraiche après une journée à 32° et beaucoup de sueur (désolée pour les détails)… faisons le point sur ces derniers jours :

Vidéo qui m’a bien plu. Je me demandais combien de femmes autour de moi a un jour été violée ou en tous cas « forcée »… Nuance 😦

Fatigue : je  n’éteins jamais la lumière avant minuit passé… Même si je ne me lève pas aux aurores : je suis un peu la tête à l’envers…

Humeur : solitaire. El Marido et l’Ado sont parti depuis dimanche dans la famille Del Marido…

Peau : à la nuit tombé je suis sortie sur le balcon pour nettoyer le jardin zen du chat et arroser les plantes. Résultat : une trentaine de piqures de moustiques :-‘( Je me suis jeté sur la crème apaisante et m’en suis enduit entièrement les jambes, quasi au bord des larmes. Une trentaine de piqures simultanées, ça fait sacrément mal !

Cheveux :  après 20 jours de lavage quotidien de mes cheveux au shampoing en pain, je le déclare officiellement adopté : bye bye les bouteilles en plastoque!!!

Ma conversation surréaliste de la semaine : « Miaou! Oh ça va, hein! Miou miaou!!! Oui c’est bon j’ai compris, mais c’est non! miaaaou! Je te dis que non!  » Etc.

Objectif zéro déchet : ne plus acheter aucune bouteille en plastique. Aucune.

Cuisine : j’ai préparé hier soir mes graines de chias au lait pour le petit dej’ : réussite 100% J’a-do-re !!

Culture :  j’entends souffler le vent sur les dunes… dans le vide intersidéral…

Emploi : après avoir dit au-revoir des larmes dans les yeux à mon bahut de l’an dernier. Après qu’on m’ait demandé de rendre les clés et fait un cadeau d’adieu… Il semblerait que j’y retourne jusqu’à octobre, voir novembre!!! Qui veut du statut de contractuelle? Je parlais avec une collègue qui me disait quand elle était contractuelle on lui disait :  « Quand tu auras le CAPES tu auras enfin un poste à toi! » Elle est TZR et n’est pas sortie de l’auberge (en dehors de la sécurité de l’emploi et du salaire, of course).

Musique : joué un prélude de Bach (oui celui-là même) sur le piano de C. en allant nourrir ses chats.

Penser à : aller au marché Capucins demain matin.

Avis perso : je suis heureuse que les filles d’aujourd’hui commencent à se réveiller sérieusement sur l’égalité des sexes! Il était temps! J’ai vraiment cru qu’elles se complaisaient dans la pétasserie, qui semblait leur plaire depuis une vingtaine d’années.

Message perso : Dis-donc le chat : tu pourrais arrêté de vomir partout ?

Amitiés : 3ème couple de palois qui s’installe à Bx 🙂 Assez près de chez nous, avec Meilleur Copain de l’Ado et ils seront dans le même lycée! Ça se fête! Apéro la semaine prochaine!

Envie :  de fruits. donc « penser à ».

Bonne journée à toutes et tous et bon vendredi !

Celui qui m’avait prise pour une autre

Je suis en terrasse place d’Armes, la terrasse du café de la Paix. Pas côté rue, sur la place, les serveurs et les serveuses doivent traverser la rue. 10h40. Je n’ai pas encore commandé mon café. Un type tout pomponné et rasé de frais, chemise bleue marine neuve, fort probablement, aux jolis motifs en losanges blancs et violets, s’avance vers moi tout sourire, sans hésitation, bien content :

-Bonjour! » dit-il. Je le regarde un peu étonnée, ce n’est visiblement pas un serveur, en plus il n’arrive pas du bon côté.

-Sarah-Belle? S’enquiert-il. Je le regarde, les yeux rond.

-Pardon? Lui dis-je?

-Ah excusez-moi, ce n’est pas avec vous que j’ai rendez-vous que j’ai rendez-vous alors? »

Il tourne les talons très vite, confus, il es devenu rouge. Je n’ai même pas eu à répondre.

15 minutes maintenant qu’il attend sous les platanes. Il regarde dans tous les sens et consulte frénétiquement, compulsivement, son smartphone. Il est à l’ombre, un peu caché, en retrait… 20 minutes! Je touille mon grand crème, non!!!!!! Il se barre! Non!!! reste! Elle va arriver! Je voulais la voir moi, Sarah-Belle! Non : il aborde une autre femme. Mince : elle était avec son mari qui marchait quelques pas derrière. Il est de nouveau très nerveux, allume une clope et ne décolle plus les yeux de son Iphone. Il est rouge, il n’en peut plus. Il revient vers ma terrasse… et  non : traverse la rue et monte dans sa Porshe Cayenne grise! A misère! Folle Sarah-Belle qui laisse partir le pauvre énamouré, rasé de près, avec sa belle chemise neuve et sa voiture de luxe!

Il s’assoit devant son volant. Il est indécis. Il ne démarre pas. 5 minutes passent. Il démarre la voiture :  il faut se rendre à l’évidence, elle lui a posé un lapin. Il lui avait donné 30 minutes. Il sort doucement de sa place de parking et se mêle à la circulation (ça c’est pour faire joli, car n’y pas vraiment ce que l’on appelle « de la circulation »).

Je touille mon café et regarde l’heure sur mon smartphone, j’aperçois El Marido qui arrive. J’avais une demie heure d’avance.