Et je tombe (patatras) dans la vapeur super tropicale

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Coin cours de l’Yser et cours de la Marne. En face du marché des Capus. D’abitude je n’aime pas trop voir les batiments anciens être « trop » rénovés… mais là… Là… Le crédit Mutuel pourrait mettre la main à la poche afin de remettre en état ce pauvre bâtiment! Ou alors il va finir par leur tomber dessus!

IMG_20170621_091046Place Saint-Michel.

Gentrification versus authenticité : j’ai regardé sur le site de l’agence immo : 44m2, 900€/mois! C’est certain le quartier change de registre! 😦  La même agence propose un appart de 60m2 dans un quartier pour l’instant pas touché par le phénomène à 660€…

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Je serais curieuse de savoir les prix des loyer de l’immeuble tout noir 😉 avec encore sa jolie devanture ancienne. Puissent-ils la conserver quand il rénoveront.

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Le gars qui arrive en face est venu me draguer! Authentique! De bon matin comme ça c’était rigolo.

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Ecole primaire de Saint-Mich’

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Chez Jean-Mi aux Capu 1€40 le petit crème, c’est dans mes prix.

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Nouvelle surprise! Devant les Capu, côté cours de la Marne. A côté il y a une maraichère. Elle m’a proposé de me prendre en tof avec lui! Mais non… Non… Ca vous aurait peut-être amusé, mais il faut quand même que je garde ma part de mystère! Gniaf. Elle m’a dit qu’il allait resté là 3 mois et qu’on lui avait installé à l’instant. Ca la perturbe un peu parce qu’elle a toujours l’impression qu’un client arrive dans son champs de vision.

Je suis rentré pour 10h et prendre une deuxième douche d’eau 100% froide, sans aucun ajout d’eau chaude! Il fallait ça.

Un abrazo et prenez soin de vous.

Mardi, toujours la canicule

Je me pose à une terrasse où la patronne, une jeune quinqua mince qui écoute du jazz, me salue à la façon dont on salue ceux que l’on reconnait. Je prends un café allongé, mon carnet, mon éventail…

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Un autre bonhomme de bronze. Je sais, je devrais être plus respectueuse et vous parler du sculpteur… Mais j’ai pô envie.

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Je n’ai vu personne qui ne se retourne pas pour le regarder!  Je l’adore ce type. Il me fait penser aux « moaï ».

IMG_20170620_121744De retour à la maison 😉 Quelle jolie petite moisson!

J’attends qu’il soit 10h pour aller à la bibliothèque espagnole, puis chez Mollat, puis au Comptoir Irlandais…

Il fait, plus que chaud…

Un abrazo et prenez soin de vous.

Dans un grand champ de magnolias

Lundi j’ai changé de bistrot pour mon café, je me suis réfugiée à l’ombre des magnolias sur cette place, non loin de cette immense rue piétonne qui traverse Bordeaux d’une longue ligne fine.

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Mince j’ai oublié dans quelles rue c’était!! Zut!

IMG_20170620_093424Espèce en voie de disparition. Dans le quartier St Paul.

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Et oui, les hommes de bronze s’installent partout, dans toutes les rues 🙂 Même rue Ste Cath.

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Il n’était que 9h30 et déjà il faisait TRES chaud. Y’avait plein (non, pas « plein » juste quelques) d’hirondelles qui planaient. Je rêve d’avoir le budget pour un climatiseur! Cette semaine caniculaire est un peu fatigante…. Ça sent le porc grillé. Les restau sont au boulot.

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Allez zou! Tout le monde à la piscine! Un abrazo et prenez soin de vous!

Le café est dans les tasses

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Café à la fraiche pendant la canicule, 29° à 9h du matin… Ou pas loin!

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La rue des Faure va du bas (vers la Garonne) du cours Victor Hugo à la place Saint-Michel. C’est une rue où je me sens bien. J’y passe quand je fais « mon tour » de Bx en ce moment.

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Alors reparlons « gentrification »… Voilà voilà pourquoi j’ouvre très grand mes yeux et pourquoi je brandit mon APN à tout va : en bas du cours Victor Hugo, quartier d’immigrés ou les vieux espagnols (j’en ai quand même croisé deux ce matin en train de papoter :-)) ont laissé la place au Maghreb et à l’Afrique… Alors voilà : à côté d’Agadir se préparent « prochainement, logements de grands standing ». Merde alors. Je sais bien qu’il y en a qui seront contents de cette nouvelle… Particulièrement ceux qui arrivent de Paris en un flot incessant 😦 mais bon, moi ça me fait drôle. J’aime la mixité culturelle. J’aime que les centres villes appartiennent à toutes les communautés… Et les gens de « grands standings » ont déjà la plus grosse partie du gros gâteau.

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Un working café. Cette photo c’est pour ma petite cousine qui aime ce genre de lieu 😉 (Rue Ste-Colombe)

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Gentrification en cours! Vous voyez le panneau au dessus? Je referai une photo dans quelques mois pour voir. Je suis l’archiviste non-officielle de la ville! Ce qui me chagrine, c’est que je doute très très fort que ce soient des habitants de la ville qui investissent le vieux Bx rénové.

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Magnifique porte! Elle sera encore plus belle bientôt. Un peu moins romantique sans doute… J’ai attendu que les ouvriers se cachent pour prendre la photo 🙂

Pourquoi la gentrification me gène? Parce qu’elle fait perdre son charme à un quartier. En supprimant la mixité : riches, pauvres, bordelais de « souche », étudiants, portugais, africains, arabes… Et aussi architectes, pharmacien chinois, restau bio, magasin de filets de pêches, magasin de tissus africains, droguerie, troquet d’arsouilles et troquet de bobos… Une fois tous les immeubles rachetés par les promoteurs qui se frottent les mains avec le nouveau TGV mettant Paris à 2 heures de chez-nous, une fois ces immeubles ravalés, blanchis, standardisés « Bordeaux chic »… Qu’adviendra-t-il de cette belle ambiance de quartier?

Les immeubles seront découpés en petits morceaux, comme à Paris, seront loués entièrement via des sites internets, à des touristes du monde entier  😥  Et quand il n’y aura plus que des touristes dans les rues, que viendront-ils voir? Ils prendront un pot dans un café où personne ne parlera français.  Ça me rappelle un peu Barcelone, ou Tolède 😦 Snif.

Extrait d’un article que je mets en lien plus bas :

« Et, parmi ces investisseurs, seulement 20% sont Bordelais, le reste étant composé de Parisiens et d’étrangers. Il s’agit surtout d’appartements de surface modeste et de plus en plus achetés pour faire de la location saisonnière et non de longue durée. « Depuis un an, un achat sur deux de la part d’investisseurs est pour de la location courte durée de type Airbnb », avance le directeur de Guy Hoquet. « 
Pour plus d’infos:

 

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Abrazos et bisous, prenez soin de vous.

Sur un air de tango

J’ai pris les toutes petites rues. Celles que ne prennent pas les touristes, parce qu’il n’y a rien, parce qu’elles ne mènent « à rien », parce qu’il y a de la pisse sur les murs, parce qu’il y a un vieux édentés sur les marches d’une maison. Je me suis demandé si, si je faisais « guide touristiques » j’emmènerais mes américains, dans mes rues secrètes pas encore boboïsées…

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Rue de la Tour du Pin

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Je me suis assise à la grande terrasse où j’ai mes habitudes, dans le centre, sur cette place où il y a des arbres à fleurs oranges dans des gros pots et des magnolias en terre. J’étais seule, c’est l’heure ou Bx appartient aux autochtones. Plus tard, dans l’après midi, les touristes et les autochtones attendent sagement qu’une place se libère et saute dessus comme des puces affamées (oui oui, pourquoi pas, c’est une image). Je suis suis tellement bien, comme en vacances à Rome, depuis le début de ma balade je n’arrête pas de chantonner un air de tango.

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Oups! La gentrification est passé par cette porte! C’est pour cela que je photographie toutes les autres… Celles dont l’histoire n’a pas été repeinte encore d’une autre couleur.

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Un de mes immenses bonheur : à Bx les roses trémières sont absolument partout 🙂 là place Bir-Hakeim

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Rue de la Rouselle…

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Rue Sainte Colombe…IMG_20170616_094844

J’ai pris la rue de la Rousselle, mon ancienne rue pendant 5 ans et suis arrivée rue Ste Colombe, la belle. La rue est belle et son nom est doux et soyeux. La rue est en cour de gentrification intensif, tant pis, tant mieux… Elle est toujours belle. A cette heure encore fraiche ou les hirondelles volent bas, les ouvriers occupent seuls la place Fernand Lafargue. Je marche, je marche, je marche… « Amoureuse de ma ville », c’est Fédora qui m’a dit ça l’autre jour, une copine venue de Pô, la femme d’un copain des bozars. Elle me dit soudain alors que je lui vantais les charmes de Bx « mais en fait tu es amoureuse! » C’est vrai. Je ne sais pas comment on peut être amoureuse de vieilles pierres, mais c’est comme ça. Est-ce à ce moment là que Fédora et Pôl on décidé de venir s’installer à Bx? Je ne sais pas.

Douceur de l’air. Golondrinas en cielo… Air de tango et bonheur d’être comme en vacances dans ma ville…

Un abrazo. Qué lo paséis bien. Hasta pronto.

Il est 5h… Bordeaux s’éveille

Vendredi à 8h30 j’ai pris un café chez Auguste, au bar. Ça devait faire un quart de siècle que je n’étais pas rentré à l’intérieur. Vu de l’extérieur, je savais bien que ce n’était pas la peine d’y entrer… je continuerai à me contenter de la terrasse. Auguste était un bar d’étudiants qui jouaient au tarot… Maintenant c’est un peu trop chic. C’est bien, hein… Mais bon  « c’était mieux avant! » (et j’emmerde ceux que ça défrise que je dise ça). C’était un café/bar 1900 qui partaient un peu en lambeaux avec sa moleskine rouge usée et ses grands miroirs dépolis… Maintenant c’est assez chic.

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IMG_20170616_090037.jpgY’avait un vieux tzigane qui jouait sur un violon pourri, c’est plus le genre de la maison….

IMG_20170616_085944J’ai pris la rue Gintrac qui longe la vieille fac de médecine/pharma pour aller jusqu’aux Capu (Les Capucins LE marché de Bx) j’ai acheté de l’herbe à chat, du manchego, des trucs comme ça. Et puis je me suis dirigée vers la flèche.

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J’ai photographié cet immeuble de cette rue « modeste » où on trouve des épiceries africaines. En le regardant je me suis rappelé du temps où toutes les façades étaient noires et où les gens de passages disaient que Bordeaux c’était moche et noir. Dans mon coeur Bordeaux était déjà la plus belle de toutes. J’ai fait cette photo pour me rappeler un jour, peut-être bientôt de comment c’était avant la gentrification, avant que les américains, les anglais, les parisiens décident que Bx est la plus belle ville du monde.

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Qaint-Mich’ est encore pour quelques années un quartier populaire, avec un misérable marché aux puces, des vieux immigrés assis au pied de la flèche qui papotent : des noirs, des arabes. Mais peu à peu les troquets pas chers et sympas où on boit du thé à la menthe sont remplacés par des petits restaus « tendances ». Quand je suis arrivée en 84, c’était encore le quartier espagnol 🙂 Doux souvenirs des pensions de familles où j’allais manger avec mon frère et de ce restau en terrasse où on mangeait encore pour « rien » dans les années 90. Rien, ça veut dire que les étudiants y mangeaient, côtoyant de vieux ouvriers.

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En arrivant au pied de la flèche après avoir jeté un coup d’oeil aux puces, je suis tomber sur un autre homme de bronze tout nu : ça m’a fait l’effet de trouver un oeuf en chocolat dans l’herbe à Pâques!

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Je me suis demandé si papa l’aurait bien aimé. On ne peut pas savoir. Moi je l’adore. Je pense que mon père ne l’aurait pas aimé. Mais il pouvait me surprendre souvent. Va savoir. Et j’ai pensé à ce poème de lui que j’ai retrouvé l’autre jour. Il l’avait plus que probablement écrit après avoir fini les bozars de Bx et été reçu au concours d’entrée de ceux de Paris. A la fin des années 40, quelle date je ne sais pas.  Vous allez voir que l’amour d’une ville c’est parfois une histoire de famille 😉

Adieu Bordeaux ma ville immense

Au grand ciel triste comme mes yeux

Adieu Garonne chantant toujours

Le Printemps, le soleil, le midi, l’amour

Passe ta route majestueuse

Adieu la Flèche… Adieu Ste Croix

Pierres d’or sur font d’azur

Adieu mes toits et mon accent

Adieu coteaux, riches de vins et de couleurs

Comme nos vieux vignerons et nos fiers châteaux

Adieu Bordeaux, adieu ma ville

Soleil, vins, gaité, adieux souvenirs…

Je pars sans retour

Je m’en vais au pays mauvais

Où les lumières rouges cachent les étoiles

Où l’eau rapide coule toujours sale

Où les gens tristes sont toujours pâles

Ils marchent vite comme le progrès

Progrès des machines d’acier

D’acier froid comme la mort

La mort des hommes

La mort…

Personnelement je me serais passé des strophes sur la mort qui n’apporte rien. mais bon : quitter Bordeaux… C’est la mort pour mon père! Et Paris ne lui fait guère envie! Je ne sais pas pourquoi il avait se pressentiment qu’il ne reviendrait jamais!? Quand j’y habitais de son vivant il n’ai jamais venu me voir… je ne suis pas certaine qu’il y soit retourné plus d’une fois : pour la soutenance de doctorat de Mi Hermano n°2, ce que je continue à trouver vexant : fallait-il passer un doctorat pour avoir le droit à sa présence dans une ville où il avait tant aimé grandir?

Ma promenade n’est pas terminée. Je continuerais peut-être demain.

Un abrazo. prenez soin de vous.