Le cerf-volant de Bx

Aujourd’hui je suis fortement déprimée par plusieurs interviews que j’ai entendu depuis quelques jours sur le climat. On aura beau me dire « à chaque jour suffit sa peine », « il faut vivre le moment présent », « la peur n’évite pas le danger » etc… Quand j’entends des spécialistes du climat dire qu’ils ne font pas de « catastrophisme » car la situation EST catastrophique et que nos enfants connaitront, en France, des étés à 50° … On pourra ainsi mourir de chaud pour de vrai… (article du Monde) Je sais c’est pas gai de raconter ça sur mon blog. Mais ça me met tellement le moral en vrai que je ne pouvais pas le garder pour moi.

Heureusement il y avait le catalogue Ikéa dans la BAL (la vraie, celle qui est au rdc), ça m’a fait super plaisir, car j’adore regarder le catalogue Ikéa et me promener dans ses allées. Mais Hélas mon moral est encore retombé quand je me suis appelé d’un reportage sur la déforestation en roumaine… De la forêt primaire. La seule forêt « vierge » d’Europe. Et devinez qui en est en « grande » partie responsable? I…ké…. Aaaah….

Alors je suis redevenue triste et j’ai commencé a réfléchir à ce que je pourrais faire avec mes ados cette aprèm… (Oui j’en ai momentanément 2)

J’ai regardé avec mélancolie le catalogue Lin-vosges… « Qu’ils » me refourguent (bien revoir comment expliquer dans un coours toutes les traductions de « Ils », « on », (on est un con), « se »  etc… ) qu’ils (Télérâmâ donc) tous les 6 mois pour me rappeler amèrement que je n’aurai jamais un aussi beau linge dans mon lit…

Et puis j’ai ouvert le programme de l’Utopia et pof! Paf! J’ai trouvé : on irait voir un Buster Keaton (en première séance c’est 4€).

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19572578&cfilm=1962.html

Les ados on adoré 🙂 Moi j’ai surkiffé (ou le contraire). J’ai tellement ri que j’en avais presque mal. C’était Le Collège. Ce weekend on ira probablement en voir un autre avec El Marido : Le Mécano de la Général.

IMG_20170806_141244

Dans la rue j’ai fortement souhaité être en hiver. Surtout quand on a croisé un petit train de touristes… Une « locomotive » (tchoutchou!!) et 3 wagons. Disney-land je vous dis…

IMG_20170806_164951_976

 

 

 

La sculpture, street art/de rue de l’été

Depuis quelques mois à Bx on s’est habitué aux sculptures de Antony Gormley. J’ai été surprise de découvrir à travers les commentaires dans le journal local, qu’elles déplaisaient à beaucoup de monde. En ce qui me concerne je les aime beaucoup. Je ne saurais dire pourquoi. Enfin je vais essayer : parce qu’elle surprennent, amusent, sont en une belle matière… Je ne sais pas, je les aime et puis voilà.

IMG_20170806_153630.jpg

Les gens les habillent, les peignent et les la fois suivante quand on repasse, elles sont de nouveau tout propre.

N°3 Capu.jpg

Non, elles ne sont pas toute identiques.

Apparemment c’est une mode la statue de rue. J’ai découvert (sans y aller malheureusement) qu’un autre artiste sévissait dans une ville proche de la frontière française, Donostia (San Sébastien) : Mark Jenkins

bar

C’est aussi surprenant, dans un autre genre…

porche

Mark Jenkins, (1970-….) est un street-artist américain,  connu pour ses installations de rue, commencées en 2003. Il a en particulier développé une technique qui consiste à mouler des formes (le plus souvent des corps) avec du ruban adhésif transparent. Il vit actuellement à Washington, D.C. mais travaille dans les rues du monde entier. (source wiki)

markjenkins0.jpg

A La Rochelle quand nous y étions en juillet, il y avait un peu partout dans les rues, suspendus en l’air, de drôle de bonshommes en papier mâché peinturlurés. C’était vraiment moche. Tellement que je n’en ai fait aucune photo, ce que je regrette, j’aurais pu vous les montrer! Si vous en avez, envoyez-en moi une je l’ajouterais!

Bon alors vous êtes plutôt Antony Gormley ou Mark Jenkins? Moi je verrai assez un mix des deux : la technique et les bonhommes de Gormley et les positions étrange de Jenkins. Le fait que les statues de Jenkins soient habillées avec de vrais vêtement et des perruques, me les rend un peu trop réalistes… Et su coup me mettent légèrement mal à l’aise. Pas beaucoup. Mais j’aime mieux le bronze sans équivoque du premier.

Verde, verde esperanza

Voilà le soleil revenu, les boulistes sur l’esplanade devant le bois. Le chat qui dort, les hommes à la piscine. Et moi qui doit « étudier ».

L’autre jours j’ai eu un gros coup de mou en attaquant le « cours de grammaire et de linguistique espagnole dans une perspective contrastive avec le français ». A priori c’est typiquement le genre de cours que j’adore. Mais là là là… Pfiou…

Le cours prépare à l’épreuve de justification de choix de traduction du CAPES . Cette épreuve a pour objectif d’évaluer la connaissance des systèmes grammaticaux espagnol et français tout comme notre aptitude à appréhender les difficultés du passage d’une langue l’autre. Elle attend de nous qu’on soit capable d’expliquer clairement, avec pédagogie, les similitudes et les différences de les deux systèmes. Une connaissance « réfléchie » des deux langues est donc ce qui est demandé : « Les candidats doivent bien être conscients qu’une pratique naturelle, mais jamais analysée, de l’une des deux langues ne peut en aucun cas suffire à faire d’eux des enseignants de langue. Il ne suffit pas pour enseigner une langue de la parler convenablement, il faut en connaitre les mécanismes profonds et être capable de les expliquer à un public de quelque niveau qu’il soit. ».  Caroline Pascale, Présidente du Jury du CAPES.

 

Bon, tout cela va de soit et me plait beaucoup, même j’adore ça. Mais après vient  ce qu’il faut vraiment être capable de faire, et avec les mots qu’il faut ,employer…

Il y a 4 étapes dans l’épreuve (qui suit elle même l’épreuve de traduction):

1) Identifier la nature et la fonction des éléments qui font l’objet de la question et dégager une problématique

2) Présenter le fonctionnement de la langue-source (français pour un thème, espagnol pour une version)

3) Présenter le fonctionnement de la langue-cible (espagnol pour un thème, français pour une version)

4) Justifier les choix de traduction, en s’appuyant sur l’analyse du passage du texte (1) et en rappelant les éléments importants, déjà présentés dans le commentaire théorique de la question (3-4), sans oublier de citer ladite traduction…

En fait là comme ça, ça me parait simple et pourtant… Pourtant ça me met un peu la pression de regarder tout le chemin à parcourir. Je sais qu’il faut avancer pas à pas et valoriser chaque pas au lieu de se décourager en regardant l’horizon qui parait si lointain…

Dans le rapport du jury 2011 on peut lire : « Cette question (l’épreuve de justification de choix de traduction) a montré que de nombreux candidats ont une connaissance intuitive de la langue espagnole : la traduction était souvent correcte, mais beaucoup ont été incapables de la justifier. Bien souvent ils n‟ont même pas eu conscience que le recours à une relative, n’était pas la meilleure mais bien la seule solution. Un futur enseignant de langue ne peut pas se contenter de cette connaissance intuitive, elle doit être étayée par de solides connaissances grammaticales pour qu‟il puisse en expliquer le fonctionnement.  »  Ah… Soupir…

Je sais que je suis bonne en traduction. Ce qu’il va falloir que je bosse, plus que la traduction que j’envisage comme un jeu et un super moment fun, c’est la grammaire, encore la grammaire et toujours la grammaire. Pas être capable de l’appliquer : être capable de la décortiquer dans tous les sens et de l’expliquer… Pas un fait de langue, des centaines de faits de langue… Rah que de boulot, que de boulot. C’est un concours, pas exam… Que de boulot!

Je vous présenterais bien tout cela plus en détail, mais du coups mon post devrait être 2 ou 3 fois plus long et je vous perdrais tous! 🙂 Et puis au lieu de blablater il faut que je me mette au boulot!

Verde, verde esperanza
el trigo verde
verde bonanza
verde, el cocodrilo
el monte verde
ciudad esmeralda
verde que te quiero verde…

 

 

La rumbita que baila Barcelona

Turism killAffichette qu’on peut voir à Barcelone

Depuis cet été, ou même ce printemps, Bordeaux s’est « entouristifié » au maximum. D’une manière un peu trop « pesante » voir « oppressante », ou en tous cas légèrement agaçante.

Plusieurs fois depuis le printemps je me suis dit « On se croirait à Barcelone ». Et c’était pas un compliment. Pauvre barcelonais victimes du succès ahurissant de leur ville.

Je suis allée à Barcelone dans les années 80, c’était une ville dont les jolis quartiers n’étaient pas vraiment mis en valeur : une des places historiques étaient le repaire des « drogadictos » entre autre, on y croisait pas de touristes, sur cette place. J’ y suis retourné dans les années 2000 avec mon mari et mon fils et Barcelone était une ville tellement touristique qu’on ne croisait QUE des touristes sur la place des drogués (d’aucun diront que c’est mieux comme ça… Faut voir, y’avait peut-être une alternative moins rrradicale) et j’y ai même croisé des gens que je connaissais de France. El Marido aime beaucoup Barcelone, il y a de la famille. Moi je n’avais pas été emballée dans les années 80, je n’ai pas été emballée + que ça dans les années 2000, même si j’avais beaucoup aimé certaines choses. Le tourisme m’avait semblé un peu trop présent (oui je sais : j’en faisais parti mais… j’ai toujours visité l’Espagne , moi, je le fais pas parce que c’est LA destination à la mode). Bref quand j’ai vu le tournant qu’était en train de prendre Bx, ça m’a fait pensé à Barcelone où les jeunes étaient visiblement dépossédés du vieux quartier qui avait toujours été le quartier de tout le monde, des jeunes, des vieux, des familles… des drogués…

CZLfLQfVIAAjiKG.jpgLe tourisme tue les quartiers

Pour devenir un quartier super propre, avec des boutiques ultra léchés et des appartements calibrés pour les touristes… J’avais été mal à l’aise avec ça… Et notre appart en plein centre de ce vieux quartier était le début de ce processus de main basse sur les apparts qui auraient du être loués aux habitants à un prix correspondant à leur salaire… Et au lieu de ça sont loués à prix d’or à la semaine ou à la nuit au touristes, qui, la gueule enfarinée, dépeuple un centre ville de ceux qui en font la vie. Les commerces s’adaptent pour vendre au touristes et se faire un max de tunes. Etc.

C’est ce que j’observe à Bx en moment avec une certaine « horreur » : place Pey Berlan cet aprèm était installé un « kiosque Souvenirs de Bx »… Eu l’impression soudain d’être à Dysney Land… Après les tuk-tuck qui trimbalent le consommateur-touriste dans les petites rues, à la découverte des autochtones en train de faire leur course, après les segway ridicules qui roulent cahin-caha sur les places des quartiers autrefois dit malfamés  😦 (et qui ne l’étaient que pour les trouducs…) manière assez voyante et intrusive de visiter une ville.

Ah Mahie, mais t’es jamais contente!!!  Si si, je suis contente, j’habite une ville que j’adore, mais j’ai quand même le droit de râler contre la connerie de masse 😦 Y’a pas assez de villes de part le monde? On croirait que tout le monde doit aller à Bordeaux ou à Barcelone en moment! Est-ce que les gens ne sont que des moutons? N’ont-ils pas envie de visiter Poitier, Limoges ou Carcasonne?

barbara-nicolau.jpg

Vos selfies font augmenter nos loyers

Pourquoi je parle (encore) de ça? Parce que ce matin j’ai lu dans « le journal » que la maire de Barcelone voulait interdire en ville les Segway et autres trotinettes électriques (business extra florissant de Barcelone), au début, comme vous, comme le journaliste je me dit « Ben qu’est-ce qui lui prend? Et puis j’ai continué à lire : A Barcelone ces moyens de transport  sont massivement utilisés par les touristes et envahissent le centre-ville : « des centaines de segways conduits dans le désordre le plus total. Imaginez le cauchemar lorsque tout ce petit monde se retrouve concentré sur les Ramblas, surtout qu’évidemment personne ne parle ni espagnol, ni catalan. […] A Barcelone, mais aussi dans les îles Baléares, à Venise, mais à Rome, Milan, Dubrovnik, Majorque ou San Sébastien : partout en Méditerranée et dans les villes les plus visitées, le ras-le-bol se fait sentir. En Catalogne, on a même forgé un mot-valise qui décrit parfaitement le fait que les habitants se sentent assiégés par des hordes de Britanniques avinés ou des groupes compacts de Chinois qui occupent tous l’espace public : ce mot c’est la touristophobie. » (France Inter)

protests_afp.jpg

Et puis à midi sur à la tévé espagnole à la maison, y’avait un sujet sur la turismofobia… Tu m’étonnes. Dans cet article très intéressant (en espagnol) on nous dit que c’est un phénomène qui se produit quand l’équilibre ou la capacité d’accueil d’une destination touristique est rompu parce que les visiteurs et la population locale partagent des ressources limitées et un même espace publique. »

barcelona-legt-aantal-bezoekers-aan-banden.jpg

Bordeaux n’en est pas à manifester dans les rues pour demander crier que la ville n’est pas à vendre comme à Barcelone et sur la photo ci-dessus dans le (ex?)populaire quartier de la Barceloneta. Mais mais mais… Je sens le même malaise naître. A travers la presse régionale,  à travers des groupes FB qui aimeraient voir les toursites s’intéresser à d’autres villes françaises… Qui ont certainement autant de charme que la notre…

Tout cela me laisse extrèmement perplexe.

A lire également (en espagnol) : https://elpais.com/ccaa/2017/08/07/catalunya/1502117326_168155.html

 

 

 

 

 

¡Guitarra!

Recyclage… 🙂

Chez Mahie

Quand j’écoute le Concierto de Aranjuez, je sais pourquoi j’aime tant l’Espagne…

Ce « concierto » m’évoque la chaleur d’une après-midi en Castille, le vol des hirondelles, le ciel bleu éclatant sans un seul nuage… La douceur d’une soirée, d’une promenade, « paséo », une fois la nuit tombée…

Attendez au moins la minute 8:30… 🙂

Joaquín Rodrigo, 1901 Sagonte (Espagne)-1999, Madrid, est l’auteur de plusieurs concertos pour guitare, dont le célèbre « Concierto de Aranjuez » (1939). Il était aveugle depuis ses 3 ans. Il a vécu à Paris et rencontré Ravel.

En 1991 ou 12, j’ai visité Aranjuez et j’ai été un peu déçue… Je m’attendais peut-être à quelques chose de magique. J’en garde cependant un souvenir très poétique et romantique, comme la musique…

fuente_nino_espina_Aranjuez.jpg

Jardins de Aranjuez (pas très loin de Madrid, un peu moins de 50 kilomètres). Le garçon à l’épine.

Autre maître de la guitare classique espagnole : Albeniz  (une…

View original post 85 mots de plus

Pétage de plomb

L’autre soir nous avons regardé « Relatos Salvajes », un film argentin, que mon frangin et sa femme nous avaient conseillé de voir. En français ça s’appelle « les nouveaux sauvages ». Vous l’avez-vu? J’ai vraiment beaucoup aimé. Juste j’ai pas trop aimé le « détail » du caca sur le pare-brise. Autrement j’ai beaucoup aimé. J’ai adoré le mariage.

J’aime écouté les belles voix de l’espagnol… Les douces voix argentines… les acteurs sont tous géniaux. Et Ricardo Darin époustouflant, como siempre

ricardo

De rien, cher Ricardo, es un placer…

IMG_20170806_164951_976

Je me balade moins, j’étudie plus.

IMG_20170806_141403

Le temps passe très vite quand on étudie. Il faut savoir se lever et s’étirer un peu de temps en temps.

IMG_20170806_141244

J’adore traduire. Plus que de me plonger dans la constitution de 1931…

Je suis toujours amusé par les traductions « commerciale ». « Los relatos Salvajes » par exemple (Les Récits Sauvages) ont été « traduits » : Les Nouveaux Sauvages. Pourquoi? Mystère. Ça devait faire mieux. El Marido me faisait remarquer que le comble du comble c’est de changer le titre mais de ne pas traduire. Je vous explique : le film Américain « Very bad trip » s’appelle en version originale « The hangover » (La gueule de bois)… Pour quoi avoir choisi de lui donner un titre en anglais, en France, qui n’est pas le titre original… Les mystère du marketing…

Juste pour le plaisir, Ricardo le « Bombita » de « Relatos Salvajes » et Erica Rivas la mariée du film, réunis dans une pièce de théâtre. Accent argentin et espagnol d’argentine, qui n’est pas exactement le même que celui de l’Espagne, surtout pour la conjugaison qui est bien différente.