Les années 80

En 1980 j’ai 15 ans je suis à 100% dans la passion, j’écris des nouvelles morbides et « inspirées ». A 17 ans je fais un voyage en Espagne qui décide de mon avenir (je passe sur les détails) et je décide que je ferai des études d’espagnol et que j’irai enseigner le français là-bas « plus tard ».

1984 j’ai mon bac et commence la fac d’espagnol à Bordeaux. Les années bordelaises sont surtout de folles années de fêtes, de rigolades, d’aventures, de glandouille et de flirts… Un peu moins d’étude… De grandes histoires d’amitiés. Beaucoup de complications. Une bonne addiction à la clope est installée.

En janvier 1989 je pars à Madrid au pair. Au bout de deux mois je craque : je prends un appart avec une autre fille au pair, je bosse comme « prof de français ». Commence une folle vie de fêtes, de nuits de folie, de rigolades, d’aventures et de coeur brisé. J’y resterai jusqu’à fin 92.

Objets: une valise, un sac à dos, un train le « Puerta del Sol »… Des lettres, en papier.

Evènement : El Golpe de Estado de 1981 : Le coup d’état à Madrid, perpétré par un certain nombre d’officiers de l’armée. Sa partie la plus médiatique fut l’assaut du Congrès des Députés par un groupe important de gardes civils ayant à leur tête le colonel Antonio Tejero… A 1 heure du matin, le roi Juan Carlos intervient à la télévision pour s’opposer au coup d’Etat et défendre la Constitution . A partir de ce moment, le coup d’Etat est considéré comme avorté. Et le roi (roi depuis 1975 à la mort de Franco) devient le symbole de la démocratie en Espagne en refusant le retour d’une dictature militaire, lui qui avait été désigné pour lui succéder par Franco, le dictateur lui même. C’est un évènement énorme pour l’Espagne.

Film : Mujeres al borde de un ataque de nervios (Femmes au bord de la crise de nerfs). On découvre vraiment Almodovar avec ce film… Antonio Banderas est encore un jeune acteur espagnol que je croise dans la rue en allant acheter mon journal. Carmen Maura est magnifique. Les cinémas de Madrid sont encore rétro pour un an ou deux, avant la modernisation.

Livre : El Balneario de Carmen Martin Gaite, ou Entre Visillos. Je crois pas que ce soit des livres traduits en français. C’est une romancière espagnole. Je ne sais pas trop quoi vous en dire. J’aime son univers. C’était une femme brillante et qui avait pris sa place dans un monde plutôt masculin. Une intellectuelle espagnole de la deuxième moitié du 20ième.

Série : Je regarde pas la télé. Dans les années 80 j’écoute que la radio.Tout France Inter.

Chanson : Les Rita Mitsuko : Marcia Baila

Fermer les yeux, se sentir de nouveau autrement

1985… Tiens. Il me reste à faire les « années 80″…

Samedi matin, 8h45, nous étions déjà tous les trois dans la piscine pour vaincre notre peur de l’eau en ce qui concerne Thib, ma peur de mettre la tête sous l’eau pour moi et aucune peur pour El Marido juste là pour être avec nous…

El Hijito progresse vite : il  n’a pas peur de mettre la tête dans l’eau ni de ramasser un palet au fond de la piscine (là où il a pied)… Je suis impressionnée… Quand à moi, j’avais mis ses lunettes, puisqu’il n’en veux pas, et pour la première fois j’ai eu des lunettes à ma taille, qui ne se sont pas rempli d’eau et qui m’ont permis pour la première fois de ma vie de nager sous l’eau : les yeux ouverts!!! Et de regarder autour de moi les jambes des gens!!!

Descendre au fond de la piscine et regarder dans les yeux mon fils et mon homme! C’est vraiment quelque chose que je fais avec eux, pour eux. Personne d’autre n’aurait pu obtenir ça de moi… D’ailleurs personne d’autre ne l’a obtenu. La confiance que j’ai en mon homme pour faire ça, la force que me donne mon fils pour vaincre ma peur avec lui et lui donner confiance en descendant sous l’eau avec lui!

Incredible!

Bon je suis pas du tout encore comme la fille sur la photo… J’aimerais mieux avoir un tuba 😉 Mais c’est pas au programme! Et j’ai bien l’intention de chausser les palmes avant juillet et de jouer à l’Homme de l’Atlantide… Je me suis aussi acheté des bouchons d’oreilles spécial piscine car je pense que mon problème pour mettre la tête sous l’eau vient du fait que l’eau me rentre dans les oreilles de manière très désagréable et « durable » : parfois des heures à sautiller à cloche pied en secouant la tête pour déboucher l’oreille, parfois 2 jours… Ce qui me rend « l’exercice tête sous l’eau » hyper pénible. Mais bon voilà : après le permis de conduire, je m’assois au fond de la piscine et nage en regardant le fond de la piscine (c’est rigolo de regarder le carrelage)  : on aura vraiment tout vu depuis un an!

PS : tout cela me rappelle la piscine de Montélimar et ma chère cousine me faisant des grimaces devant les hublots alors que j’étais bien au sec…

J’ai pas pu résister!

Avec la chaleur, tout ça… j’ai récupéré mon bonhomme la tête trempée de sueur… Il a toujours la tête en sueur… La nuit, le jour, l’hiver, au soleil, quand il court… C’est LE gamin qui a la tête trempé… Y’en a toujours un dans un groupe 😉

Donc : j’ai pas résisté, en rentrant de l’école, je l’ai planté devant Piwi (la ruse) et je lui ai fait une coupe « preux chevalier du moyen-âge »! Ok, ok, ok… C’était la première fois que je coupais les cheveux à une autre personne que moi et je savais pas qu’il suffisait de couper pour ça soit joli… 😛 Remarquez, avec ma méthode j’ai toujours la frange de travers depuis mes onze ans  (âge où ma mère a eu le coup de ciseau de trop et le dernier) toujours de travers, disais-je donc, et alors?

C’est ça la baba-cool attitude for ever. Eh nan! Raté : je suis pas une bobo, je suis une baba et je  dis crotte à ceux qui pense que c’est pareil, parce que c’est pas pareil du tout, du tout… La baba par exemple, elle, elle… Elle est née avant 68! Ah! Et pof!!! Si t’es né après t’es juste bobo ou ceux que tu veux… Là, voilà, m’enfin…

Bon pour en revenir à mon petit bonhomme pas c’est parce qu’il a les cheveux coupé comme avec un bol sur la tête dans la ferme de tante Suzanne qu’il va être plus malheureux : bien au contraire!

D’ailleurs il commence à prendre du poil de sa mère de la bête. Tout à l’heure il a boxé sa copine qui disait qu’il avait eu peur!!! Ouais!!! Il l’a boxé! J’étais bien contente!!! Mais nan, faites-en pas un flan, elle sait se défendre : c’est la reine du foot, du judo et du kick-boxing… C’est plutôt lui qui devrait avoir peur… D’ailleurs il la boxait parce qu’elle lui disait qu’il avait eu peur (j’avais un quart d’heure de retard…) La copine elle avait juste peur que la sur-gé les repère et les engueule parce qu’elle adore qu’El Hijito la boxe…

Là Firefox m’a planté et j’ai perdu la fin du post… Qui était super passionnant, j’vous jure! Hum… Je sais plus du tout ce que je disais moi. Bon… Enfin voilà : El Marido va être complètement obligé de recouper les cheveux de « petit-boy », mais en même temps il faut pas qu’il soit fâché car j’ai quand même bien dégrossi l’travail et beaucoup réfléchi à la ligne directrice…

Sur ce, adishatz et portez vous bien!

Passages nuageux

Toujours bien chaud… L’air est humide, étrange… Ca sent l’orage et la fleur de cerisier… Les tondeuses à gazon vrombissent de toutes parts. El Hijito a commencé à éternuer.  Après la gym (Aï aï aï!!) j’ai travaillé au jardin. Mis des pensées de toutes les variétés de mauve dans les pots vides… Ballayé les herbes  sèches devant la maison. Arrangé les pots de lauriers roses bouturés ces dernières années… Les nuages grossissent mais il fait toujours chaud. De temps en temps un gros avion militaire passe très bas au dessus du lotissement.

Les années 70

Les années 70 sont pour moi des années particulièrement de changements puisque c’est dans ces années là que j’entrais au CP… Puis au collège… Tombais amoureuse pour la les premières fois. Partais en Angleterre en bus avec l’école… En février 1970 j’ai 5 ans et le 31 décembre 1979 j’ai 14 ans… Que de chemin parcouru! De petite fille je suis passée à ado amoureuse babacoulisante… Je fume déjà! 😦 Mis hermanos El Vaquero y El Tercero sont en pension vers 1975 (???), loin de moi et ne reviennent que le week-end : misère! Plus ou moins au même moment El Mayor a son bac et part pour Bordeaux! Malheur! On me laisse toute seule dans le nid… Mais bon, le sujet de ce post ce sont les années 70 et ce qui les symbolise le mieux dans ma petite vie à moi… Elles ont été très riches et variées pour la petite rochelaise!

Alors procédons par ordre et ajoutons le désordre après…

Les objets des années 70 :

Une des premières choses qui me vient à l’esprit c’est l’ouvre boîte électrique qui était fixé sur le mur de la cuisine chez ma tante Viviane: tellement moderne! Et puis aussi les tabourets de toutes les couleurs autour de la table de la cuisine, chez tante Viviane…

La télé que papa avait acheté!!! Blanche, avec un pied tulipe : super design! Impossible de me rappeler la marque.

Les fauteuils de maman si confortables pour se blottir dedans (surtout quand on est un enfant!)

Les chaises Knoll de la salle d’attente de mon dentiste, les rideaux oranges…

En ce qui concerne le design c’était vraiment une chouette époque…

Un évènement des années 70 : la sécheresse de 1976 a marqué. Je ne m’en rappelle plus trop. Cet été là il faisait très chaud et j’avais pris l’avion avec Mamie et Yaya pour aller en Ecosse chez des amis très chics de Mamie, Lord Machin-Chose et sa famille. Nous avions pris l’avion à Roissy : Roissy était tout neuf et incroyablement « futuriste »!

Un autre évènement a été « le trou des Halles ». Je me rappelle me balader avec maman, ses soeurs, mes frères, mes cousins, autour du « Trou ». C’était énorme, c’était incroyable!

« 1973. Démolition des Pavillons Baltard, de la viande, des îlots sud des Halles et des îlots Beaubourg. Pendant l’été, le film de Marco Ferreri, « Touche pas à la femme blanche ! » est tourné dans le « trou » des Halles. Celui-ci apparaît aussi dans « Le Locataire » de Roman Polanski. Un seul de ces pavillons, le n°8, qui abritait le marché aux Å“ufs et à la volaille, sera conservé, démonté et reconstruit à Nogent-sur-Marne pour y abriter une salle de spectacle qui sera justement baptisée : « Pavillon Baltard ». » (Source Wikipédia)

La construction de Beaubourd ou Centre Pompidou est aussi un évènement marquant! Une bombe! Papa retourne à Paris, pour voir ça! Je me rappelle des expositions que nous allons voir. Pendant ces années là, culturellement, tout est incroyablement moderne et provocant! Mes parents sont en permanence scandalisés ou subjugués, ils courent les expos.

En tant que petite fille je suis persuadée que le monde va changer pour un monde meilleur. Le livre de l’expo Hundertwasser où a été maman me fascine complètement, je suis sûre quand j’ai une dizaine d’année, que son architecture est celle de notre avenir (comme je me trompe!!!). « Son message est profondément, viscéralement écologiste et s’exprime très tôt par des performances remarquées, des manifestes écologiques, artistiques et architecturaux et dans toutes ses réalisations… » c’est à ce moment là que je pense que tout le monde va devenir écologiste car c’est la chose la plus saine et la évidente à faire… Je n’imaginais pas qu’un jour « Ã©colo » serait quasiment une insulte dans la bouche de certains.

A La Rochelle c’est la construction du port des Minimes… Je me rappelle La Rochelle avant. Hé oui… C’est dans le flou des années 60 mais je m’en rappelle, vaguement.

Les livres des années 70: L’Herbe Bleue…

L’herbe bleue est le journal intime d’une jeune droguée de quinze ans. Un livre qui m’avait complètement fascinée et convaincue de ne jamais toucher à la drogue. Il m’a façonné, un peu comme Hundertwasser. Si ça avait pu me convaincre de pas toucher à la clope…

et Anne Franck (qu’on ne présente plus)… Prise de conscience : La vie n’est pas un chemin semé de roses…

Film: le premier film que j’ai vu, en 1970, c’était « les Aristochats », c’est le seul Walt Dysney que j’ai vu avec « Les 101 Dalmatiens ». Autrement les années 70 au cinéma me semblent surtout marquées par la libération sexuelle et le fait qu’on voyait des gens à poil tout le temps et que ça paraissait normal, naturel et rigolo. Depuis on est redevenu beaucoup plus guindé.

Série : Bah… Starsky et Hutch , pas très original….

Musique : Là ça devient vraiment psychédélique, Los Hermanos ramènent à la maison Klaus Schulze, les Pink Floyd, Tangerine Dream, Kraftwerk, les premiers Supertramp,  la liste est longue… Le grand salon raisonne de toutes ces musiques… Difficile de ne choisir qu’un morceau! Je choisirai donc Ricochet de Tangerine Dream.

Hundertwasser