Etre nĂ© quelque part…

Hier les pieds dans l’eau Ă  Biarritz,  j’Ă©coutais le ressac et je pensais que j’appartenais Ă  la mer, au sable, au vent… Je crois que nulle part je ne suis aussi bien que sur une plage, un jour de nuages…

Hier les pieds dans l’eau Ă  Biarritz, les cheveux plein de sel et de vent, regardant les gens laisser s’envoler leurs soucis dans le bruit des vagues et l’Ă©cume, je pensais que nulle part, je crois,  je ne suis aussi bien que sur une plage, un jour de nuages.

Thib, mon petit garçon, gambadant en petite culotte, s’approchant des autres enfants qui creusaient des châteaux, des remparts, des forteresses… La mer qui montait et effaçait tout, les douleurs comme les châteaux… Mon mari qui plongeait dans une vague.

Les enfants qui ne veulent pas partir. Les vieux qui marchent inlassablement d’un bout Ă  l’autre de la plage, dans le bruit des vagues et les embruns… Sur le sable. Les poumons plein d’un air si doux, si bon, si serein… Et la vague qui emporte tout, les cris aigus des enfants heureux, les blessures et  le passĂ© et le futur.

Hier les pieds dans l’eau, le visage au vent, en Ă©coutant le ressac je me disais que la mer m’appartenait.