Tagada tagada…

HĂ© oui hĂ© oui, la chaleur aujourd’hui ça m’est un peu montĂ© au ciboulot… V’la que j’ai du D’jo Dassin dans la tĂȘte… Ceci dit je trouve que c’est une trĂšs bonne chanson… Na.

Alors comme ça quand je suis arrivĂ©e Ă  la pistoche de mon calamity-bled, faisait 41° et y’avait plein de gens dans la piscine, mĂȘme des gens que j’y avais jamais vu, c’est dire…

On faisait trempette comme des fleurs fanĂ©es qu’on essaye de ressusciter (poĂ©tique, nan?) C’est lĂ  que la chanson de D’jo est entrĂ© au galop dans ma tĂȘte quand un gros arbre au moins bicentenaire s’est Ă©croulĂ© Ă  10m du grand bain dans la presque indiffĂ©rence. Les gens ont quand mĂȘme ouvert des yeux ronds. Le vent soufflait trĂšs fort, il faisait chaud… Un volcan aurait pu entrer en irruption… Nous, on faisait trempette.

Les feuilles sĂšches des arbres envahissaient le petit et le grand bain… Les maĂźtres nageurs scrutaient le ciel, prĂȘts Ă  bondir sur leur micro pour intimer Ă  tout le monde l’ordre de sortir et d’aller se rhabiller : « Risque d’orage!!! » Mais non. Les feuilles envahissaient maintenant presque complĂštement l’eau et les tĂȘtes des nageurs seules Ă©taient visibles Ă  la surface… Les dames rom-roumaines ou bulgares sautaient dans l’eau en Ă©clatant de rire et les enfants courraient partout, je me suis dit « Chouette! Ce con de facho n’a pas pris connaissance du camp de dangereux dĂ©linquants qui vivent dans mon patelin!!!! » Et pourtant ils dĂ©tournent des milliards, ils provoquent des marĂ©es noires, il sont responsables du 11 septembre et des guerres en Afghanistan!! ArrĂȘtez-les!!

Pauvres cons dĂ©gĂ©nĂ©rĂ©s de gouvernement de stupid assholes! Vous me faites honte. Vous ĂȘtes pire que le gros borgne. C’est lui qu’on craignait et c’est vous, misĂ©rables pourris que nous avons rĂ©coltĂ©, qui agitez les bras sur quelques milliers de pauvres gens plus misĂ©reux qu’on ne peux l’imaginer au lieu de vous occuper des vrais problĂšmes des français. Par exemple : redonner aux petits Ă©pargnants les sous que les banques leur ont piquĂ©, ou bien : ne plus fermer de maternitĂ©s… Ou bien… Ne plus fermer d’Ă©coles dans les villages… Ou bien : faire quelque chose pour que l’agriculture ne disparaisse pas en France. Demain…

L’orage n’est pas arrivĂ©. Les voisins sortent, arrosent, se plaignent de la chaleur… « 41°, il a fait 41!! » « Non c’est pas vrai? Moi j’ai dĂ©goulinĂ© toute la journĂ©e. Je me sentais presque mal… » Oh, c’est qu’il faut pas bouger par ce temps lĂ … » « Ah ben le mĂ©nage, il se fait pas tout seul, hein! Allez, bonne soirĂ©e! »

VoilĂ , adishatz et portez vous bien. Ne parlez pas aux vaches si vous en croisez. C’est une drĂŽle de communautĂ©…  S i on vous voit leur parler, on sait jamais on va peut-ĂȘtre vous enlever votre nationalitĂ©… Et là  : Adieu vaux, vaches, cochons, ça sera la fin des haricots!