MĂȘme pas en rĂȘve….

J’Ă©tais dans le jardin chez mes parents. J’allais sur la terrasse au fond et je commençais Ă  m’occuper de mes boutures. Une faille de peut-ĂȘtre 70 cm de large s’Ă©tait creusĂ© entre moi et les pots de fleurs… L’Ă©norme figuier m’isolait du reste du jardin d’un cĂŽtĂ©, de l’autre cĂŽtĂ©, Ă  4 ou 5 mĂštres en contre-bas : la rue. Je voulais passer par dessus la faille, pour m’occuper des pots de fleurs. Mais je n’en avais pas le courage, alors que c’Ă©tait quelque chose que je faisais sans y penser quand j’Ă©tais enfant. Je dĂ©cidais de retourner dans la maison mais alors que j’allais descendre de la terrasse je m’arrĂȘtais net : un Ă©norme tigre rodait devant la maison. Je le regardais pendant un long moment, en panique, je savais que j’allais devoir sauter dans la rue. Je ne pouvais pas passer par-dessus la faille, qui m’aurait approcher du pylĂŽne Ă©lectrique par lequel j’aurais pu descendre comme je le faisais enfant, imitant mes frĂšres, pour me dĂ©marquer et bluffer mes copines. Le tigre venait vers la terrasse, je repassais terrorisĂ©e devant le figuier et sautais dans l’impasse perpendiculaire Ă  la rue. Je m’Ă©tonnais de la simplicitĂ© avec laquelle je me rĂ©ceptionnais et  courrais jusqu’Ă  la porte du jardin, je voyais qu’elle avait juste etĂ© poussĂ©e et je la poussais Ă  mon tour pour rentrer dans le jardin et me prĂ©cipitais dans le jardin, puis dans la maison… Le tigre revenait vers moi. Je fermais la porte vitrĂ©e Ă  clĂ©… Et me retournais : papa Ă©tait dans « son fauteuil’, il regardait tranquillement la tĂ©lĂ©. Maman Ă©tait « sous l’escalier ». Alors que je lui disais haletante qu’il y avait un tigre dans le jardin, elle me disait qu’il Ă©tait toujours lĂ , qu’elle avait l’habitude et que quand elle sortait Ă©tendre son linge elle lui donnait « son » livre…….(?) j’en concluais qu’elle lui mettait ce gros livre qu’elle me montrait dans la bouche pour qu’il ne la morde pas…

Quand je me suis rĂ©veillĂ©e, j’avais dans les yeux ce tableau de ma tante avec un fauve qui rode dans son jardin, la nuit. Je sais que ce tableau (trĂšs beau et mystĂ©rieux) est nĂ© d’un rĂȘve qu’elle faisait. Etrange.