Vivre avec cent objets?

« De quoi a-t-on besoin pour être heureux? » De plein plein de trucs… D’un beau jean, d’une jolie bouteille de parfum, du rouge à lèvres idéal qui hydrate et brille et nous fait une bouche envoutante… D’un ordi super, d’une poupée en bois articulée, d’une vieille Barbie et de ses petits habits… De pièces d’or de pépé, de petits soldats en plomb de papy. On a besoin de tableaux, de CDs, de belles bouteilles de collection, de station météo, d’imprimante et de tonnes de bouquins, de livres d’art et de romans de gare. Pour être heureux on a besoin de plein de légos, de toupies et de bracelets en forme de fraise…

Soupir.

Vivre avec cent objet est-il seulement possible? Je vois les colectionneuses faire des yeux ronds… C’est vrai quoi : cent objet c’est vite fait.   Si je devais me séparer de tout ces objets inutiles que j’ai chez moi…. Vraiment inutiles…

Par exemple : les très beaux livres, trèèèèèèèès anciens hérités de la famille de maman… Qu’est-ce que j’en ai à faire? Hein? Rien de rien de rien. Je les mets dans ma « bibliothèque » et je les oublie jusqu’au prochain déménagement. Je ne les ouvre pas. Jamais. Je ne sais même pas leurs titres ou leurs auteurs… Ils sont juste là pour me rappeler que je viens d’un famille qui déjà il y a trèèèèèèès longtemps avait de trèèèèèèèèèès beaux livres. C’est un vrai péché d’orgueil ces bouquins. Mais si je les vendais j’aurais l’impression de spolier mon fils de son héritage. C’est comme ça qu’on se les refile, comme des reliques, de génration en génération…. Ils sont sacrés, ces objets.

C’est comme ça qu’un mec qui s’appelle Dave http://guynameddave.com/ a lancé un défi sur Ternet : « Vivre avec 100 objet » et dire stop au consumérisme et à l’esclavage matériel. Je dois avouer que c’est une idée qui me séduit beaucoup… Mais juste comme un fantasme car je garde dans des petites boites plein de choses inutiles : la montre de mon père, celle de ma grand-mère, un mèche de cheveux de mon grand-père qu’on lui avat coupé quand il avait un an en 1892 : J’adooooore! Les dents de lait de mon fils, etc, etc, etc. Comment vivrais-je donc sans tout cela, sans mes bouquins, mes boites de rubans et mes colifichets? Sans parler de mes dizaines de tubes de peintures, pinceaux, mes splendides crayons d’aquarelle…..

Pfiou!!!!!!!!! Et vous? Vous pourriez tout balancer pour vivre sans vos précieux objets inutiles? Wii, jeux de cartes, Monopoly, DVD, bouquins cultes, vieilleries chinées amoureusement, bague d’arrière grand-maman?

16 commentaires sur « Vivre avec cent objets? »

  1. Je ne pourrais pas, non, vraiment pas … vivre sans mes doudous, mes béquilles sentimentales, tous ces objets qui viennent de … ont été offerts par … et pour telle ou telle occasion. Toutes ces petites choses qui nous rattachent au passé, qui nous rassurent…
    Je ne supporte pas le minimalisme. J’ai essayé de trier mais le naturel est vite revenu … et au grand galop 🙂
    Bises

  2. ça fait quelque temps déjà que je suis dans ce « trip » vers l’essentiel…
    voir le livre: http://www.amazon.fr/Lart-lessentiel-Dominique-Loreau/dp/2081217619
    Je pense que l’on sent bien que les objets prennent trop de place sur la Terre qui souffre de la production exponentielle et irraisonnée de biens … cette volonté de détachement, c’est peut-être aussi une façon de se préparer à un nouveau monde qui pourrait s’imposer à nous… alors mieux vaudrait choisir ce qui nous tient le plus à coeur…

  3. J’ai très peu d’objets sentimentals, peut-être une dizaine si on ne compte pas les boîtes de lettres reçues de la famille et des amis depuis que j’habite en Amérique du Nord. Je déménage tellement souvent que j’ai l’habitude de me débarasser du superflu. C’est parfois un peu triste de me dire que je n’ai pratiquement aucun objet de mon enfance, rien qui me rappelle mes amours passées, rien d’ancien qui viendrait de mes grands parents par exemple. C’est comme si je n’avais pas d’histoire. Mais on s’habitue 🙂

  4. Pareil que Marie Floraline , faut pas me demander de jeter mon Minitel et ma vieille machine à coudre
    par contre , je lutte à ma manière contre le consumérisme , je n’achète que quand j’ai besoin , et pas de gaspillages , tout se transforme chez nous

    Chacun vit avec les objets , ou dans un univers dépouillé , ça rassure
    ton billet est vraiment bien construit
    bisous du soir Mahie

  5. @MarieFloraline : c’est vrai ce sont des objets qui rassurent ces objets du passé qui nous viennent de nos parents… Pourquoi ça rassure? Mystère…
    @Brigitte : à défaut de pouvoir me séparer de tout mon bardât j’essaye au moins de ne pas trop accumuler de nouveaux objets à la maison ou de d’utiliser ce qui existe déjà en me fournissant chez Emaüs et en leur fournissant aussi des choses…
    @Dr CaSo : je trouve ça aussi très agréable de pouvoir emporter sa maison avec soi sans un énorme camion à trainer. Comme toi pendant des années je n’avais avec moi à Madrid ou Dublin que ce dont j’avais besoin et je trouvais ça très agréable…
    @Jeanne : tout se transforme tout ce recycle 🙂 J’aime bien voir comment les enfants peuvent jouer facilement avec des « on dirait que ça serait »ceci ou cela… Il n’ont pas besoin du truc ultra cher pour s’éclater juste besoin de dire « on dirait que » 🙂 Ou comment ils s’amusent en fabriquant des trucs. C’est tellement dommage que le commerce soit toujours là derrière à leur créer des besoins…inutiles.

  6. Comme Brigitte, j’ai lu Dominique Loreau (L’art de la simplicité) et j’essaye de vider : donner, jeter. Mais c’est là qu’est le hic : je n’aime pas jeter, pour des raisons écologiques.

    Il y a deux semaines, j’ai donné des habits à des copines. Ça c’est sympa ! JE me débarrasse des habits que je n’ai pas mis deux années de suite. Je leur laisse une chance, en quelque sorte.

    Et surtout, j’évite d’acheter.

    J’ai des souvenirs auxquels je tiens. Mais, pour être honnête, je ne suis pas sûre qu’ils me manqueraient si je ne les avais plus. Le plus important est dans la tête et le cœur, non ?

  7. c’est plus la notion de l’essentiel que je retiens… avec la nécessité de choix qui va avec; je prends le terme « jeter » dans le sens « éloigner » de mon propre environnement; comme toi, je cherche plutôt à donner une autre vie à l’objet… c’est d’ailleurs plus facile de s’en séparer quand on sait qu’il fait plaisir de quelqu’un ou lui rend service … Ma tante dit toujours que chaque fois que l’on fait entrer une chose à la maison, il faut en donner une autre… Je vois que tu appliques plus ou moins cette devise… les cent objets ça évoque aussi l’idée du musée imaginaire …

  8. @Jenny : tu n’es pas obligé de jeter, Emaüs récupère absolument tout! Ou d’autres organisations… Même quand j’étais à St-Ger je ne jetais pas. Il y a toujours quelqu’un d’intéresser par ce que tu as… Tu peux donner ou revendre…
    Oui l’essentiel est dans le coeur, mais certain objets que je n’ai pas me manque beaucoup, comme le rouleau à pâtisserie de ma mère! D’ailleurs si quelqu’un le retrouve…..
    @Fabulous Fab : lol Moi aussi! Il faudrait qu’on vive seulement avec ça! :-)lol
    @Jenny : coïncidence. Je ne suis pas allez chez Hiro depuis un bail, mais je vais y aller faire un tour puisqu’elle parle du même sujet 😉
    @Brigitte : exactement ce que je ressens : si un objet rentre il faut qu’un objet sorte sinon on s’en sort plus! J’aime bien avoir de petites merveilles dans mon secrétaire. ma tante à moi avait un microscopique morceau de « pain » de la guerre de « 70 » qu’un ancêtre avait conservé dans une petite boîte 🙂 Ca c’est un objet 100% inutile mais tellement « important »… 🙂

  9. Y a plein de trucs qui s’accumulent (non je ne parle pas de la poussière), notamment des cadeaux reçus genre carafe filtrante (alors que je suis contre), fondue au chocolat, salière design, livres pas à mon goût, etc. Quand je peux les donner à quelqu’un que ça intéresse, je n’hésite pas une seconde, mais je ne me fais pas d’illusion : ça va simplement encombrer quelqu’un d’autre 😆
    Par contre il y a des objets « souvenirs » pas forcément utiles auxquels je tiens (bons les « bijoux de famille » ils ont été volés, ça règle la question !) Se dépouiller du superflu ok, mais pas se dépouiller de ces témoins d’histoire personnelle ou familiale. On est des humains pas des machines 😉

  10. Dr. CaSo, c’est clair que les déménagements ça aide à faire le tri !! Surtout quand la destination est une surface plus petite… Là ça fait bien 5-6 ans qu’on n’a plus bougé et on commence à se sentir « emprisonnés » : trop d’objets autour de nous, ça étouffe. Mais les dons type « freecycle » ce n’est pas toujours évident à mettre en place, la gratuité fait perdre leur politesse élémentaire à pas mal de gens 🙄

  11. @Dieu des Chats : Miaou! C’est vrai on a besoin de nos petits repères… Et c’est beaucoup plus dans l’ordre des choses de se séparer d’une cafetière dont on a jamais eu besoin que de son nounours de quand on était petite 😉
    Même dans les vides greniers je trouve parfois les gens vraiment impolis, comme si ce n’était pas nos objets que nous vendions, et comme si nous leur devions de les vendre a un ou deux euros…. alalalala

  12. Bonjour Mahie,
    J’aime bien ce chez toi que je découvre. En passant, d’un lien à l’autre.
    Je m’arrête un moment sur ce billet car il me parle. J’essaye de cultiver l’essentiel depuis quelques mois d’une nouvelle vie … mais je crains d’avoir déjà accumulé plus de cent objets : vite, Emaüs !

  13. 🙂 Bienvenue ici Fay! Pas facile de rester minimaliste! Je vais essayer de faire la liste des cent objets dont je ne pourrais me séparer… Ca va donner! Le problème commence déjà avec les bouquins!!!

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