L’escalier

Donnez lui une chance √©coutez-la et concentrez-vous sur les paroles ūüėČ

Le vieux hall est poussi√©reux et en travaux depuis des mois je le traverse au pas de course et j’acc√©l√®re dans l’escalier, plus je monte et plus je vais vite, √ßa m’amuse de voler dans les escaliers, j’arrive au cinqui√®me, sous les toits, m√™me pas essouffl√©e. Je farfouille dans mon sac √† la recherche des cl√©s. J’ouvre l’appartement et je referme la lourde porte vieille d’au moins cent ans d’un coup de botte. Le r√©pondeur clignote : un cours annul√©.¬† Il est¬† 10h45. J’ai donn√© mon premier cours √† 7h30 √† Nuevos Minist√©rios, le deuxi√®me √† 9h √†¬† Atocha. Me voil√† de retour. Mon prochain cours est √† 14h chez CEPSA et puis apr√®s j’enchaine jusqu’√† 21h, aux Cortes. Je suis vann√©e je vais dormir un peu. Nous sommes en 1991.

En 1991 il n’y pas de t√©l√©phone portable. J’interroge mon r√©pondeur depuis les cabines t√©l√©phonique, avec un petit boitier qui fait « bip » et que je colle sur le combin√© pour guider mon r√©pondeur… Il n’y a pas de c√Ęble, on ne regarde pas TV5 √† l’√©tranger… C’est encore une p√©riode assez insouciante, Felip√© (Gonzales) est encore pr√©sident du gouvernement…