La moutarde me monte au nez

Ce matin j’ai piquĂ© une petite colère contre la directrice de l’Ă©cole et le mĂ©decin scolaire… On Ă©tait convoquĂ© pour parlĂ© de l’asthme d’effort de Titi et de son allergie Ă  certains fruits… Franchement normalement je suis plutĂ´t patiente et gentille. Une copine du club de peinture me qualifie mĂŞme (ce que je trouve un peu rigolo) de « joviale » ce qui me fait penser Ă  une marmotte ou Ă  un lapin, je sais pas.

Mais ce matin… Le toubib scolaire en mode azimutĂ©e et la directrice qui donnait l’impression d’habiter sur une autre planète, ça a commencĂ© Ă  bien me chauffer les sangs. Pourquoi? Parce qu’elles cherchaient partout des bouts du dossier de Titi. La directrice faisait des allĂ©es et venues  et n’avaient toujours pas le dossier complet Ă  la fin de l’entretien. C’Ă©tait du big big n’importe quoi. OĂą est tel papier, et tel papier et pourquoi tel papier et gnagnagna et gnagnagna et rien Ă  propos de Thibaud. La toubib se plaignait que c’Ă©tait pas une PAI qu’il fallait faire, que l’allergologue n’y connaissait rien, que Thib ne devrait pas manger Ă  la cantine, que la secrĂ©taire n’Ă©tait pas lĂ , que ceci que cela, que mes fesses et finalement j’ai explosĂ©.

La dernière fois que je me suis Ă©nervĂ© c’Ă©tait en 2007 quand on a achetĂ© la maison et qu’un type de voirie… Enfin peu importe.

La directrice et la toubib, je leur ai dit qu’on venait pas lĂ  pour se faire engueuler et que c’Ă©tait un « monumental b….azar »… Je sais pas ce que je leur ai dit mais je sentais mon sang bouillonner et j’ai vraiment eu peur de pĂ©ter les plombs pour de bon. Ce que je sais c’est que ça a jetĂ© un froid et que j’Ă©tais Ă  deux doigts de me lever et de partir. C’est lĂ  que je vois que je suis une maman maintenant. Parce que pour Titi (qui n’Ă©tait pas prĂ©sent je prĂ©cise) je suis restĂ©e afin de clarifier tout ça. Il n’aurait s’agit que de moi je les aurais traitĂ© de connasses d’incompĂ©tentes et je les aurais laissĂ© plantĂ© lĂ . Mais non, lĂ , une petite voix m’a dit « Calme toi ma petite fille » (ça devait ĂŞtre ma grand-mère qui s’est senti appelĂ© Ă  la rescousse) « Calme toi, c’est pour le bien de Titi que tu es lĂ  ». El Marido, lui restait patient, c’est dĂ©jĂ  ça.

Je me rappelle d’une autre fois oĂą je m’Ă©tais bien Ă©nervĂ© contre un collègue en 2002… Ah oui, aussi, je me suis un peu Ă©nervĂ© avec belle maman l’annĂ©e dernière… Et puis une fois Ă  Madrid en 1992, j’avais failli en venir aux mains avec un guichetier de la gare d’Atocha. Et puis aussi vers 1997 avec un vigile d’Auchan Ă  Bordeaux.

Je suis calme mais faut pas trop me pousser. Je dĂ©teste me mettre en colère. Vraiment j’aime pas ça. Mais la directrice lĂ , elle a vraiment pas marquĂ© de points.  Pfff.  JĂ©sus . Mais enfin je me demande : « Avant de faire rentrer les parents dans un bureau pour parler d’un truc important avec eux, on peut pas rĂ©unir le dossier PAI?  Qui soit dit en passant n’a aucune raison d’ĂŞtre dispatchĂ© au 4 coins de l’Ă©cole vu que nous, on l’a rendu en un seul morceau???? »

Misère misère misère…..

Allez adishatz et portez-vous bien. Moi je m’en vais Ă©couter du Mozart. Il paraĂ®t que la musique et en particulier Mozart, adoucit le caractère.