Ce soir Ă  la brume

Aujourd’hui il a fait 20° ici.  Je ne nierais pas que j’ai trouvĂ© ça un peu chaud soudainement, d’autant plus que je portais mes bottes fourrĂ©es et que j’aurais bien mis mes tongs si je les avais eu dans le coffre. Le « bourg » est en Ă©bullition : la mairie est en train de dĂ©mĂ©nager en dehors de « la citĂ© »… Je me demande si le coeur de notre village va s’arrĂȘter de battre en un dernier flap ou flop quand le dernier camion de dĂ©mĂ©nagement aura quittĂ© les ruelles Ă©troites et dĂ©jĂ  dĂ©sertes. La mairie « historique » sera grise et ses volets seront fermĂ©es. Ensuite elle sera en rĂ©novation pendant des mois avant qu’on y case je ne sais quoi, je ne sais qui.

DĂ©jĂ  le CrĂ©dit Agricole a dĂ©sertĂ© le centre il y a deux ans pour se nicher prĂšs d’un parking. La boulangerie du porche aussi a fermĂ© pour se mettre loin, avant l’entrĂ©e de la citĂ©, lĂ  oĂč il y a un parking. Juste avant c’Ă©tait la pharmacie qui avait migrĂ© pour avoir… Je vous le donne en mille : un parking. LĂ  ou il n’y a encore que 5 ans il n’y avait que des champs de maĂŻs….

MisĂšre, misĂšre!!!

Aujourd’hui j’enrageais. Comme d’habitude. Je faisais un tas de trucs et tout en voiture et je croisais aussi des centaines de voitures qui comme moi, allaient de l’ancien champs de maĂŻs au nord du village, Ă  l’ancien champs de maĂŻs au sud du village, Ă  l’ancien champ de maĂŻs Carrouf, Ă  l’ancien champ de maĂŻs Picard.

Ici, rien de ne peut se faire Ă  pied et c’est pourquoi un jour je partirai. Entre la pollution que nous faisons avec ce petit jeu stupide et le fait que si je faisais tout ça Ă  pied je serais en bien meilleure forme…

Il n’y a en fait pas pire sĂ©dentaire que celui qui vie Ă  la campagne et ne peut aller nulle part sans sa voiture………………………………………….    MisĂšre!

Tenez tout Ă  l’heure, me voilĂ  qui me dit « Puisque c’est ça, ma petite fille, je vais aller chercher El Hijito Ă  l’Ă©cole Ă  pied!!! » Mais voilĂ  « ma petite fille, il faut d’abord que tu aille au photomaton pour ta carte vitale! » et oĂč cĂ©ti que y’a le photomatruc le plus proche? A Carrouf! Et Ă  Carrouf tu peux y aller Ă  pied? Ah ben nan…. »Â  Donc j’ai repris ma voiture Ă  toute berzingue pour aller Ă  Carrouf et arriver Ă  l’Ă©cole juste Ă  temps….

Hum….

Bon.

C’est pourquoi je n’arrĂȘte pas de peser le pour et le contre : vie citadine oĂč tout est possible Ă  pied mais pas de jardin parce que nous n’aurons jamais les moyens d’avoir un jardin en ville (bye bye le luxe de mon enfance et de ma jeunesse) ou grand jardin et pas de voisin bruyant la campagne avec les pĂ©dales de la voiture greffĂ©es aux pieds?

Hum…

Bon.

Han han…

Non.

Ne me parlez pas de vĂ©lo. J’aime marcher dans les villes animĂ©es et joyeuses, pas pĂ©daler dans les zones industrielles.

Allez sur ce adishatz et portez vous bien. Je me rends bien compte que cela  n’est pas passionnant mais bon, hein, hum. Bref.

Maxime Le Forestier…. (Je mets son nom pour les moins de 20 ans 40ans)

Un de mes albums prĂ©fĂ©rĂ©s parmi mes prĂ©fĂ©rĂ©s 😉

Quand j’ai eu ce 33 tours j’adorais cette photo. La douceur qu’il y a dans son regard, la rose, la libertĂ© et la simplicitĂ© de son « look ». Pour moi alors et maintenant encore je suppose c’Ă©tait la seule façon d’ĂȘtre possible pour moi. Hippie. Baba cool.

Les encravatĂ©s n’attiraient que mes sarcasmes quand j’avais 13 ans. Cela n’a pas changĂ© aujourd’hui que j’en ai presque 46. Remarquez ça m’a servi dans le boulot : Contrairement Ă  mes collĂšgues je n’ai jamais Ă©tĂ© impressionnĂ©e par les messieurs en cravate. lol. C’Ă©tait rageant pour eux et juste rigolo pour moi.

Allez hop, pour la route, une autre…