Faites-vous tourner les guĂ©ridons?

Moi j’ai jamais fait tourner un guĂ©ridon, j’ai pas vu de vrais  fantĂ´mes, et personne ne m’a  envoyĂ© de messages de l’au-delĂ …

J’aime bien croire Ă  des trucs comme ça… Mais en fait rien.

Personne qui ne me chatouille les pieds, pas de visites Ă©tranges la nuit… Rien de rien : grosse dĂ©ception.

Pourtant j’ai frĂ©quentĂ© des maisons très inquiĂ©tantes… Celles de mes grand-parents bien-sĂ»r… L’une immense, dont le couloir ne finissait plus derrière une porte et encore une porte cachĂ©e derrière une pendule, des tentures poussiĂ©reuses, de vieux meubles… Des greniers, des granges, des ateliers, buanderies… Des pièces sombres, chambres inoccupĂ©es… Des planchers qui grincent un peu……………………………… Mais rien! Des trouilles phĂ©nomĂ©nales quand j’Ă©tais seule, des trouilles vertes et froides. Mais rien.

Une autre, tout aussi grande, sèche clair, en Ă©tĂ©… Le bruit des cigales qui devient obsĂ©dant, inquiĂ©tant… Des escaliers des pièces qui se succèdent dans le silence et la chaleur, puis dans la nuit et les milles bruits du jardin. La panique la nuit au bout de quelques jours… Trop de pièces, trop de bruits dans le silence, pas assez de gens.

Quand je vivais seule j’aimais vivre en appartement et savoir qu’il y avait des gens, vivants, en-dessous, au-dessus, partout… Le bruit d’une mobylette la nuit m’a toujours rassurĂ©. Je me rappelle quand je suis arrivĂ©e ici comme le bruit de la moto du fils des voisins revenant au bercail m’apaisait avant de m’endormir dans ce silence … inquiĂ©tant du lotissement.

Ici non plus, les tables ne tournent pas, les disparus ne rĂ©apparaissent pas dans l’obscuritĂ© du couloir ou par surprise dans les cabinets.

Ca mettrait un peu de piquant de voir une forme blanche traverser le jardin Ă  4h du mat’ quand mĂŞme… Et vous? Vous en avez dĂ©jĂ  vu des fantĂ´mes?