Se permettre sa part de rĂȘve…

Se permettre d’ĂȘtre soi-mĂȘme sans censure. Sans essayer de ressembler Ă  ce que l’on croit que les autres espĂšre de nous… Se couler dans le moule…

Je dĂ©teste l’idĂ©e qu’il faudrait se couler dans un moule et oublier ses rĂȘves parce que la vie c’est « sĂ©rieux ». La vie ce n’est pas plus sĂ©rieux que ça, vraiment pas.

Ca m’a toujours Ă©tĂ© Ă©gal si il y a des mots qui ne sont pas beaux « dans la bouche d’une jeune fille ». Sont-ils beaux dans la bouche d’un jeune homme?

Quand je suis allĂ©e Ă  des entretiens d’embauche j’ai toujours Ă©tĂ© dĂ©guisĂ©e. M’habiller « selon les convenances » n’a jamais Ă©tĂ© mon trip. Pour mon premier job, Ă  Madrid, j’Ă©tais habillĂ©e des pieds Ă  la tĂȘte avec les vĂȘtements d’une voisine, en dehors des chaussures. J’aimais les trĂšs belles chaussures en cuir, plates, trĂšs plates, pour marcher vite, Ă  grandes enjambĂ©es. Mais mĂȘme le sac Ă  main Ă©tait le sien, celui de ma voisine. En sortant du mĂ©tro une voiture est passĂ© trop prĂšs de moi, il pleuvait des cordes, j’ai Ă©tĂ© arrosĂ© de boue, j’avais l’air d’un chat qui aurait sĂ©journĂ© dans une poubelle. J’ai Ă©tĂ© embauchĂ©e… Et j’ai retrouvĂ© mes habits habituels : bottes, jean et col roulĂ© noir. Il faut dire qu’Ă  Madrid j’Ă©tais quand mĂȘme top-coquette, c’est quelque chose qui est dans l’air, quand on s’hispanise on devient ultra fĂ©minine… Et puis je faisais 47 kilos ça aide Ă  bien porter les vĂȘtements.

L’autre jour j’ai rencontrĂ© une femme de mon Ăąge, une danoise (pas la suĂ©doise Mazetti, mais son Ă©ditrice qui est Ă©tablie dans les Landes). Elle en avait rien Ă  foutre  de l’accoutrement « exĂ©cutive woman » elle Ă©tait complĂštement nature et pĂ©tillante, avec du vernis Ă  ongle jaune d’or. Elle ne faisait pas de concession au « comment il faut s’habiller pour ceci ou cela »… Elle m’est apparu immĂ©diatement sympathique…

Je sais que parfois on me juge immature parce que je me balade en « babies » Dr Martens ou en vieille pataugas… Mais je ne vois pas pourquoi j’aurais mal aux pieds dans des « escarpins » (lol) Ă  faire ma « petite dame » puisque ce n’est pas moi. Il y aurait fraude, mensonges et auto-trahison en quelque sorte…

Quand on est gros c’est toujours TRES difficile de s’habiller selon sont goĂ»t. Car immanquablement on ne s’habille pas avec ce que l’on aime, mais avec la seule chose dans laquelle on a pu entrer dans le magasin…. (heureusement je suis en bonne voie :  je fonds Ă  vue d’oeil, lol, ou presque)

Se permettre sa part de rĂȘve c’est refuser de s’asseoir sur qui est on est vraiment, de mettre son mouchoir sur ses rĂȘves et d’essayer de vivre avec un costume qui ne vous va pas… (Rien que de m’imaginer en tailleur j’ouvre des yeux comme des soucoupes.) A la tĂ©lĂ© ils disent toujours « reste-toi mĂȘme, ne change pas, reste qui tu es! » Ca paraĂźt super con-con, mais pourtant c’est tellement important de ne pas se perdre. De ne pas se tromper de route.

Illustrations :

J’adore les jeans et les pulls en cachemire

Jane B. Parfaite, naturelle et belle.

Exemple de déguisements grotesques, ou affligeants : deux rombiÚres.

Allez hop : adishatz, je vous laisse aller vous coucher. Portez-vous bien et ne soyez pas sage, c’est mauvais pour la santĂ©.

La pintora y el cuervo

La peintre et le corbeau, acrylique sur toile.  50 x 60 cm

Et voilĂ  ma  « Pintora » prĂȘte Ă  ĂȘtre livrĂ©e pour l’expo!  Je suis un peu dĂ©solĂ©e de vous livrer cette photo pĂąlotte qui ne donne aucune idĂ©e des nuances et des dĂ©tails, surtout au niveau du visage! (j’essaierai d’en faire une meilleure demain)…

VoilĂ  le corbeau, le chat et les papillons qui chacun symbolise quelque chose… Le corbeau bien sĂ»r la noirceur et le malheur, les papillons le bonheur et la lĂ©gĂšretĂ© de la vie, le chat la sagesse et la mĂ©ditation (c’est comme ça que je le vois). Le gris du ciel comme le corbeau est triste, tandis que le ciel plus bleu qu’on entrevoit par la porte et sur la jupe de la peintre symbolise le ciel comme il devrait ĂȘtre, bleu et porteur d’espĂ©rance. Il y a bien d’autres symbole ici et lĂ , mais je vous laisserai les interprĂ©ter comme bon vous semble…

 

Exclusivement féminin

Portrait de Violette Heymann, Odilon Redon, 1910. 72×92 cm

AprĂšs une magnifique journĂ©e Ă  tout point de vue : 25°, rencontre (vraie rencontre!) avec Katarina Mazetti (Je l’adore!), jardinage, coups de soleil…. Je suis simplement vannĂ©e! Et n’ai pas le courage de vous raconter quoi que ce soit… De plus je vais Ă©teindre mon PC pendant une heure ainsi que tous les appareils Ă©lectrique de la maison 🙂 On allume les chandelles!

C’est parti mon kiki!!!

Magritte, Lectrice soumise

Pour ce premier Ă©change de bouquins nous ne sommes que 4 mais j’espĂšre que pour la prochaine « Ă©dition » nous serons plus nombreux.

Les livres en circulation sont Le Caveau de Famille de Katarina Mazetti (Ă©crivaine suĂ©doise que je vais avoir le bonheur de rencontrer demain!! Chouette!) EnvoyĂ© par moi mĂȘme.

Fay a envoyĂ© Ă  Émile :  Dans la main du diable d’Anne Marie Garat

Emile fait circuler le bouquin d’OrsĂ©na : Longtemps

Et El Marido (avait choisit le bouquin avant les Ă©vĂ©nements qui viennent d’endeuiller le Japon) AprĂšs le tremblement de terre de Haruki Murakami.

Le but du jeu est que nous lisions tous les 4 les 4 livres et que nous Ă©crivions UN SEUL post (que nous pouvons Ă©crire au fur et Ă  mesure en brouillon) qui parlera de ces 4 livres une fois que nous les aurons tous finit, disons fin juin pour avoir de la marge 🙂

Bonne lecture Ă  tous les 3 et bienvenus aux autres pour la prochaine Ă©dition ! 🙂

Réacteur n°3

Des « liquidateurs » sont en train de sacrifier leur vie au Japon en tentant d’Ă©viter le pire… « La vie n’est jamais qu’une bougie dans le vent… » disait un reporter Ă  la tv tout Ă  l’heure citant un proverbe japonais. Des gens marchent dans des villes dĂ©vastĂ©es, cherchant oĂč Ă©taient leur maison… Les japonais ne doivent plus manger de poissons, de lĂ©gumes, avoir un parapluie avec eux au cas oĂč il pleuvrait, une pluie radioactive…

Nous regardons, sidérés, les paysages dévastés, les hommes et les femmes en pleure, les enfants qui malgré tout chantent pour donner du courage aux anciens qui sont réfugiés dans leurs écoles.

Je crois qu’en ce moment le Japon a une assez bonne idĂ©e de l’apocalypse…

Le nuclĂ©aire…

Des évacués de Futuba sont logés provisoirement dans la Saitama Super Arena prÚs de Tokyo, Japon, le 20 mars 2011. Crédit : J. YONG HAK / REUTERS

White smoke billows from the No. 3 unit. Picture taken March 15, 2011. © Tokyo Electric Power Co.

Nous avions 13 ans et nous Ă©tions contre. Contre par principe, Ă  cause d’Hiroshima, Ă  cause de la guerre. A cause des photos que nous avions vues. Et puis il y a eu Tchernobyl, Tchernobyl qu’ils cherchent encore Ă  minimiser… Pourtant il suffit de se renseigner sur Internet pour savoir l’horreur, l’horreur de Tchernobyl (il suffit de chercher les images).

Être contre le nuclĂ©aire c’est depuis longtemps considĂ©rĂ© comme pas rĂ©aliste, comme un truc d’Ă©cologiste vĂ©gĂ©tarien, ce qui n’est pas un compliment dans la bouche de la majoritĂ© de connards qui n’ont peur de rien et qui croient qu’on peut tout faire sur la planĂšte sans mettre notre civilisation en danger.

Vous croyez que pour les cantonales les gens ont votĂ© pour l’Ă©cologie? Non… Ce qui se passe au Japon ne les intĂ©resse que pour savoir si le nuage qui passe sur nous va nous faire du mal… Imaginer qu’une centrale en France peut exploser ne les effleure mĂȘme pas, ne les inquiĂšte pas. Ils ne vont pas demander aux politiques d’arrĂȘter les centrales… Ils votent FN, comme si ça allait amĂ©liorer les choses! Mais il faut croire que beaucoup de gens ont plus peur de leur voisin qui ne mange pas de porc et prie dans la rue que des centrales nuclĂ©aires… C’est malin.

Pendant ce temps le Japon pleure, ravagé, la peur au ventre.

Dimanche prochain je ne pourrais pas revoter pour l’Ă©cologie. J’aimerais que de temps en temps l’Ă©cologie soit au deuxiĂšme tour pour qu’on puisse dire au gouvernement ce qui nous importe… Mais nous ne sommes toujours pas assez nombreux pour nous faire entendre…

 

Le tragique destin de monsieur PĂ©pette…

DĂ©but janvier je vous avais parlĂ© de Monsieur PĂ©pette (appelĂ© quelque chose comme Misty par sa « vraie maĂźtresse »), Monsieur PĂ©pette Ă©tait donc un chaton qui a force d’ĂȘtre abandonnĂ© dehors par ses maĂźtres avait logiquement Ă©lu domicile chez nous et les chatounes oĂč il avait trouvĂ©, alors que ses maĂźtres avaient disparus en vacances,  panier et vieux pull en cachemire, cheminĂ©e, tĂ©lĂ©, canapĂ© accueillant et tutti quanti…

Monsieur PĂ©pette que je refusais de nourrir quand les voisins Ă©taient lĂ  ne dĂ©collait plus de chez nous, il faisait parti de la famille… Mais quand je voyais ma pauvre voisine appeler son chat j’allais le dĂ©nicher dans le garage pour le foutre dehors (ce qu’il aurait pu faire de lui mĂȘme par la chatiĂšre qu’il ne se gĂȘnait pas d’emprunter pour rentrer…)

Et puis soudainement, du jour au lendemain, dĂ©but fĂ©vrier, Monsieur PĂ©pette a disparu… Jusqu’Ă  aujourd’hui je n’avais pas jazĂ© avec ma voisine mais aujourd’hui avec ce beau soleil, j’ai enfin eu le mot de la fin :

Ma pauvre voisine, un matin oĂč il y avait du brouillard et qu’il faisait froid et oĂč le givre recouvrait les vitres de sa voiture… Un matin ma pauvre voisine a Ă©crasĂ© son chat en sortant sa voiture… Hum, brrrr, beurk, snif. La pauvre avait l’air un peu traumatisĂ© de se remĂ©morer ça pour me le raconter… C’est en effet pas trĂšs glop. Dans son malheur, a-t-elle dit, elle prĂ©fĂšre que ce soit elle qui l’ai Ă©crasĂ© car ainsi elle ne peut en vouloir Ă  personne. Elle n’aurait pas voulu qu’un voisin l’Ă©crase ou bien (pire pour moi) Ă©craser un des nĂŽtres… 😩

En dehors de ça voilà mon tableau en cours :

La Pintora y Barba Azul

Le flash a un peu tout dĂ©naturĂ©, je mettrai une autre photo demain. C’est juste pour vous donner une idĂ©e… Encore une fois c’est loin d’ĂȘtre terminĂ©… Il me reste pas mal de travail Ă  faire avant que ce ne soit prĂ©sentable, mais ça commence Ă  prendre forme 😉

Allez hop un peu de zic, ça fait longtemps que je ne vous casse pas les oreilles avec mes morceaux prĂ©fĂ©rĂ©s 😉