L’Espagne que j’aime

Joaquin Rodrigo (1901-1999) Concierto de Aranjuez, 1939. Un de mes « disques » prĂ©fĂ©rĂ©s.

Sorolla et ses promenades sur la plage… Ca nous change un peu du flamenco et des corridas, non? 😉

En tant qu’hispano-maniaque une de mes « missions » n’est-elle pas de rappeler que, mĂȘme si le flamenco c’est gĂ©nial, c’est loin d’ĂȘtre reprĂ©sentatif  de l’Espagne, de toute l’Espagne que j’aime.

VoilĂ  donc que je vous sors de mes cartons Sorolla! Ok il est pas super super connu en France mais en Espagne c’est… C’est… Il est aussi connu que Picasso quand mĂȘme!!

Il parait que si il n’est pas aussi connu que d’autres c’est parce qu’on lui a souvent reprochĂ© d’ĂȘtre le peintre du bonheur de vivre!!!!! C’est pas dingue ça? Pas de pathos : pas de reconnaissance!!!!

Moi j’ai pas envie de lui reprocher cette lumiĂšre intense qui irradie de ses tableaux, je suis heureuse avec la douceur de vivre de ces scĂšnes de plages, avec leur rĂ©alisme qui Ă©voque les photos que nous faisons aujourd’hui.

Goya est mort en 1828 (Ă  Bordeaux oĂč il vĂ©cu 4 ans). Vous vous rappelez de sa Maja de 1800 qui commence Ă  ĂȘtre dĂ©jĂ  assez moderne…  Mais je m’Ă©gare… Sorolla donc lui est nĂ© 35 ans aprĂšs la mort de Goya, en 1863 mais il avait 18 ans de plus que Picasso qui fait office jeunot en comparaison et de vraiment « contemporain », enfin pour ceux qui Ă©tait dĂ©jĂ  nĂ© en 73 (1973, pas 1873, hein, date de sa mort). Je m’arrĂȘte autrement vous allez croire que j’adore les chiffres. C’est juste pour vous situer Sorolla un peu dans le temps 😉

Sorolla est donc un peintre du « Modernismo » espagnol, ce qui est souvent traduit par « art nouveau »… D’autre disent que c’est un « impressionniste » espagnol. Bref on a pas forcĂ©ment besoin de lui coller une Ă©tiquette. Pour moi il est Ă©vident que comme le mouvement espagnol en question il est trĂšs moderne dans le choix de ses sujets et dans sa façon de les peindre. C’est souvent sa femme et ses filles qui sont les modĂšles. Un peu comme si il prenait des photos de vacances! J’adore.

J’aime beaucoup aussi ce tableau (ce n’est pas sa famille) dans le miroir se reflĂšte la nuque de l’enfant et le peintre lui mĂȘme 🙂 Il exĂ©cute une commande pour une riche aristocrate.

Hum voilĂ  voilĂ … J’aime bien parfois rappeler que l’Espagne ce n’est pas seulement une robe rouge de gitane qui s’envole… MĂȘme si c’est beau, aussi.

Une autre fois je vous parlerai de la gĂ©nĂ©ration de 98 et de Machado, si j’ai le courage.

Tiens, et puisque nous sommes en pleine semaine sainte… VoilĂ  une petite chanson de Joan Manuel Serrat dont les paroles sont un poĂšme de Machado.  C’est un album que je connais par cƓur de l’Ă©poque des mes annĂ©es estudiantines, ça me donne toujours la chair de poule, mais bon c’est perso. Et puis c’est trĂšs « 70 » ok.

Jouissons avec des frites!

Comme toute bonne baba de gauche que je suis je lis TĂ©lĂ©rama… Je sais : ce qui ne l’ont jamais lu adore le critiquer et dire que c’est le journal tv de ceux qui ne regarde pas la tv…  Et pourtant je regarde la tĂ©lĂ©, un peu, beaucoup, passionnĂ©ment!

Dans TĂ©lĂ©rama j’aime spĂ©cialement le courrier des lecteurs (« Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frĂšre! »*). Avant de le mettre Ă  la poubelle Ă  papier (je recycle et je n’aime pas les centrales nuclĂ©aires mais j’aimerais bien leur proposer d’imprimer sur du papier de moins bonne qualitĂ©) je le re-regarde toujours rapidement.

Aujourd’hui donc en feuilletant mon journal d’intello de gauche (Je crois qu’il faut que je m’affirme en tant qu’intello de gauche… Candy posait la question sur son blog Your blog and yourself … total (metal) fusion?… A cette question je rĂ©pondais : Pas tant que ça… Et puis dans la nouvelle secte que je frĂ©quente (j’en parlerai un jour, promis) on me dis qu’il faut marcher la tĂȘte haute, s’affirmer et ĂȘtre fiĂšre de soi! Aupa! Fermons la parenthĂšse). Je lis donc dans mon journal :  » Les gĂ©nĂ©rations prĂ©cĂ©dentes nous ont laissĂ© des chĂąteaux, des cathĂ©drales… Nous, nous laisserons Ă  nos descendants des centrales nuclĂ©aires Ă  dĂ©manteler. Merci du cadeau. » Yves Desvaux Veeska.

C’est tout.

* Beaudelaire, Les Fleurs du Mal