Ciel en mer

Dernier jour Ă  LR. Il pleut mais je m’en fiche un peu : ce n’est pas le soleil que je recherche ici. Bien sĂ»r on aurait plus profitĂ© de la plage si on avait eu « une belle semaine » mais la semaine Ă©tait belle de toutes façons… C’est sĂ»r  on aurait aimĂ© se dorĂ© Ă  la plage et que Thib patauge plus, c’est l’Ă©tĂ© après tout!

Hier nous avons passĂ© une excellente journĂ©e chez mon Hermano Mayor…. AdmirĂ© ses figurines de plomb qu’il peint en virtuose, son atelier sous le toit sĂ»rement deux fois centenaire, rĂ©novĂ© afin qu’on puisse marcher sans craindre de se retrouver Ă  califourchon sur un poutre les jambes un Ă©tage au dessous. PassĂ© un bon moment dans son grenier (qui Ă©tait celui de nos grand-parents) oĂą j’ai encore rempli quelques cartons de vaisselles-hĂ©ritage. Il restera encore des verres Ă  pieds et des couverts anciens Ă  rĂ©cupĂ©rer la prochaine fois, des tableaux. Encore une fois j’ai regardĂ© les fauteuils, la salle Ă  manger, la commode, etc que je ne peux pas emporter comme ça dans la voiture et pour lesquels je n’ai de toutes façons pas de place. Nous avons repris des cafĂ©s sous les kiwis de la pergola en parlant de tout et de rien, de chats, de chiens, regardĂ© de vieilles photos… Ce que font les frères et soeurs qui ne se voient pas si souvent que ça. Et puis nous sommes repartis, heureux de notre bonne journĂ©e, nos galettes au beurre Ă  cĂ´tĂ© d’un immense tableau de papa, mes caisses de vaisselles, notre Titou qui avait envie de vomir. La belle campagne derrière Charron, les immenses ciels d’Aunis, Thib qui vomit Ă  l’arrivĂ©.

Jeudi le temps Ă©tait aussi Ă  la pluie. Nous sommes allĂ©es du cĂ´tĂ© de Marsilly, rĂ©colter des graines de roses trĂ©mières, se balader dans les cailloux au bord de la mer, en face du pont de RĂ©, lĂ  oĂą il n’y personne, que les mitiliculteurs qui se demandent ce que font lĂ  ces trois promeneurs Ă  ramasser des cailloux. Un passage au port de pĂŞche actuel, qu’aucun touriste ne soupçonne. Enjamber les filets de pĂŞche, sur le quai oĂą ne marchent que de rares pĂ©cheurs dans le crachin gris, se rappeler le La Rochelle d’autrefois, si animĂ© par la pĂŞche. Puis on retourne d’un coup de voiture Ă  travers les champs jusqu’Ă  LR et le vieux port, les spectacles de rues, les restaurants, les glaciers.

Mercredi malgrĂ© le vent et les nuages nous avons passĂ© une bonne journĂ©e Ă  la plage des Minimes. Thib et El Marido se sont bien baignĂ©. Je dois avouer que je suis restĂ© moitiĂ© habillĂ©e la moitiĂ© du temps. Le vent n’Ă©tait pas très chaud. On se prenait Ă  rĂŞver d’un appart aux Minimes, bien sĂ»r.

Mardi nous avons bien profitĂ© du centre ville, des magasins, de l’animation de la ville. Dans l’après midi, malgrĂ© le crachin et le vent, j’ai entrainĂ© El Marido et Thib vers le port des Minimes qu’ils ne connaissaient pas encore. Promenade sur la digue, nez au vents, les rois du monde. Bien sĂ»r il n’y avait pas 3 chats. On Ă©tait bien. Petite balade interdite avec Thib sur les pontons, pour voir les bateaux de plus près, lui transmettre un peu de mon enfance, entre les bâtaux, le bruit du vent dans les mâts, les mouettes, les bateaux, l’animation des dĂ©butants de l’Ă©cole de voile qui sorte du port, les planches Ă  voile qui filent comme des flèches. J’aime le mauvais temps sur ma ville, il Ă©loigne les foules. Thib est ravi.

Lundi c’Ă©tait notre premier jour de vacances Ă  LR, nous avons pris notre panier de pique-nique et sommes partis vers Châtelaillon et sa plage immense. La mer Ă©tait basse, la boue orange faisait hurler les enfants qui s’enfonçaient dedans jusqu’au genou. Bien cent mètres avant d’arriver Ă  l’eau, brulante sur la vase chauffĂ©e par le soleil. L’eau monte plus vite que nous ne marchons et quand nous revenons aux serviettes elle nous a presque rattrapĂ©. Le soir promenade sur le port, achat de petites b-o en forme de coquelicots. Glaces de chez Ernest.

Dimanche nous retournons Ă  l’Ă©glise pour le baptème du petit bonhomme. Avons plus de temps pour discuter tous ensemble, prendre des photos, profiter un peu plus de la mariĂ©e. Le curĂ© Ă©tait chouette.

Samedi ma grande nièce se marie dans une robe qui lui va merveilleusement bien. Elle est la plus du jour, sans aucune hĂ©sitation. Il fait beau, quelle chance. Ceux qui se sont mariĂ© aujourd’hui on couru sous la pluie.

Vendredi nous quittions « notre » BĂ©arn pour le Limousin, demain je vais quitter « ma » Charente pour « le » BĂ©arn. Thib est heureux Ă  l’idĂ©e de retrouver ses chats, El Marido morose Ă  l’idĂ©e de retrouver son job, moi mĂ©lancolique de quitter mes frères, ma Charente, mon « pays », avec hâte d’y revenir, des rĂŞves de petite maison entourĂ©e de roses trĂ©mières plein la tĂŞte.

Le hérisson profite bien du distributeur de croquette que Mi Hermano El Vaquero a installé pour son chat. Il vient tous les soir.

Demain : les photos.