Dans mon atelier…

Il faut croire que j’ai besoin d’un minimum de fraicheur pour peindre, après l’énorme orage de la nuit dernière, aujourd’hui je me suis enfin remise à mes pinceaux que j’avais abandonné depuis la mi-juillet.

J’ai terminé La Macarena*

La Macarena. Huile sur toile. 46/55cm.

(Vous pouvez le voir en plus grand à l’onglet « dans mon atelier de peinture… » avec mes autres toiles)

J’ai repris Youri et c’était pas de la tarte! C’est loin d’être fini d’ailleurs. Je vous rappelle les étapes laborieuses de ce tableau jusqu’à aujourd’hui….

Un début plutôt orange…

De bleus vers le bas que j’aime bien

Le sac s’émliore

Fin juin, je dans l’impasse avec ce masque et la perte de mes bleus

Aujourd’hui on reprend la toile délaissée depuis le mois de Juin…

Les quelques heures de cours du mois de juillet me sont utiles pour trouver une solution, pour rompre le masque…

J’essaye de redonner de meilleures proportions à l’ensemble…

C’est loin d’être fini. Il y a encore quelques heures à passer sur cette petite bonne femme. Pfiou.  Ca rendra mieux en photo quand ça sera sec, là ça brille de partout… Les taches blanches sur les avant-bras sont du au flash.

Parallèlement je « travaille » sur cette petite copie (modeste) d’un tableau de Goya que j’aime bien. Il y a encore beaucoup de boulot avec que ce soit fini aussi…

Goya, Don Manuel Osorio, 1788. Huile sur toile, 127 x101cm

L’original est nettement plus impressionnant 😉

*Ce dit d’une personne habitant le quartier de la Macarena à Séville.

Pour finir et pour tout ceux qui ont un chat… Le dernier Simon’s Cat 😉

Sur ce bonne soirée ou bonne nuit, portez vous bien, adishatz 🙂

La fac

Bordeaux III

La fac se révéla être… différente. En 1984 nous étions environ 750 inscrit en première années. Nous n’étions pas tous assis dans les salles de classe et les amphithéâtres à la rentrée mais les profs nous rassurèrent : ce problème se solutionnerait de lui même en janvier. En licence nous n’étions plus que 200 voir moins.

Je me révélais une étudiante passionnée mais très laxiste qui passait en deuxième années avec encore des UV de premières années à passer et en licence avec encore des UV de DEUG à passer… Je redoublais ma licence faute de pouvoirs passer les examens… Il me restait une UV de première années en rade. C’était un système un peu étrange qui n’existe plus depuis longtemps. Tout cela me prenant sérieusement la tête, je décidais de changer d’air et de partir au pair en Espagne en envoyant paître tout ça. Après deux ou 3 mois au pair je dénichais un job de prof de français dans une boîte privé qui donnait des cours en entreprise. Je restais 4 ans à Madrid.

Pendant ma première année à Madrid je bouclais enfin mon DEUG… J’aurais pu enchainer victorieusement sur la licence, j’aurais pu. Mais la cousine charger d’aller voir à Bordeaux III si j’avais bien mon DEUG se mit légèrement le doigt dans l’oeil et me dit que « Non »,  je ne l’avais pas… Je laissais donc tomber les études et continuais la folle vie madrilène.

On me retrouve en 95 à Bordeaux again. Cette fois-ci mon niveau d’espagnol est top et j’ai 30 ans. Je décide de me réinscrire en Licence d’Espagnol option documentation (le double d’heures de cours, le double d’examens). Je fais une année universitaire très studieuse, très sérieuse, j’obtiens des mentions, j’ai les meilleurs notes dans certaines disciplines, notamment en version ancienne : je ne suis plus la même, je suis un rat de bibliothèque qui a enfin acquis une « METHODE de travail » et qui après quelques années à enseigner le français a fait de gros progrès en orthographe, grammaire et conjugaison…. Une nouvelle personne beaucoup plus humble, enfin réceptive, positive. J’apprends à apprendre. J’enchaine sur la maitrise, je suis la plus brillante de ma promo. Si c’est vrai je le jure. C’est une bonne revanche pour le vilain petit canard. Et puis que vais-je faire de ce beau diplôme? Je vous le demande? Ben rien.

Mon prof veut que je fasse une demande bourse pour continuer, il ne veut pas que je m’arrête là, mais…

… Patatras, on se barre en Irlande. Y’a des choses qui ne se pardonne jamais. J’avais le choix? Peut-être…