La fac

Bordeaux III

La fac se révéla être… différente. En 1984 nous étions environ 750 inscrit en première années. Nous n’étions pas tous assis dans les salles de classe et les amphithéâtres à la rentrée mais les profs nous rassurèrent : ce problème se solutionnerait de lui même en janvier. En licence nous n’étions plus que 200 voir moins.

Je me révélais une étudiante passionnée mais très laxiste qui passait en deuxième années avec encore des UV de premières années à passer et en licence avec encore des UV de DEUG à passer… Je redoublais ma licence faute de pouvoirs passer les examens… Il me restait une UV de première années en rade. C’était un système un peu étrange qui n’existe plus depuis longtemps. Tout cela me prenant sérieusement la tête, je décidais de changer d’air et de partir au pair en Espagne en envoyant paître tout ça. Après deux ou 3 mois au pair je dénichais un job de prof de français dans une boîte privé qui donnait des cours en entreprise. Je restais 4 ans à Madrid.

Pendant ma première année à Madrid je bouclais enfin mon DEUG… J’aurais pu enchainer victorieusement sur la licence, j’aurais pu. Mais la cousine charger d’aller voir à Bordeaux III si j’avais bien mon DEUG se mit légèrement le doigt dans l’oeil et me dit que « Non »,  je ne l’avais pas… Je laissais donc tomber les études et continuais la folle vie madrilène.

On me retrouve en 95 à Bordeaux again. Cette fois-ci mon niveau d’espagnol est top et j’ai 30 ans. Je décide de me réinscrire en Licence d’Espagnol option documentation (le double d’heures de cours, le double d’examens). Je fais une année universitaire très studieuse, très sérieuse, j’obtiens des mentions, j’ai les meilleurs notes dans certaines disciplines, notamment en version ancienne : je ne suis plus la même, je suis un rat de bibliothèque qui a enfin acquis une « METHODE de travail » et qui après quelques années à enseigner le français a fait de gros progrès en orthographe, grammaire et conjugaison…. Une nouvelle personne beaucoup plus humble, enfin réceptive, positive. J’apprends à apprendre. J’enchaine sur la maitrise, je suis la plus brillante de ma promo. Si c’est vrai je le jure. C’est une bonne revanche pour le vilain petit canard. Et puis que vais-je faire de ce beau diplôme? Je vous le demande? Ben rien.

Mon prof veut que je fasse une demande bourse pour continuer, il ne veut pas que je m’arrête là, mais…

… Patatras, on se barre en Irlande. Y’a des choses qui ne se pardonne jamais. J’avais le choix? Peut-être…

8 commentaires sur « La fac »

  1. Mais ta cousine, elle s’ était gourée ?? Tu l’ avais, ton DEUG ? Mahie, faut pas nous laisser comme ça dans l’ insert-titude !!!
    Regrette pas, va! Si t’ avais pas fait tout ça, t’ aurais fait d’ autres trucs (t’ as vu comment que j’ réfléchis ??) et t’ aurais peut-être pas connu El Marido ! Et le Thib dans tout ça ??

  2. @Pierrot : Oh oui : elle s’était sacrément gouré!!! Je l’avais mon DEUG… Je ne l’ai appris qu’au mois de janvier suivant quand de passage à Bordeaux une copine m’a dit « Au fait, félicitations pour ton DEUG! » Elle elle avait lu le bon panneau!!! mais n’avait pas imaginé que je puisse ne pas être au courant…
    Tout ça c’était il y a longtemps… J’ai eu mon DEUG à la fin des années 80 et j’ai croisé El Marido pour la première fois en déc 2000… Thib est encore loin 😉
    @Miss So : t’as une fac de quoi d’ailleurs? Italien? J’ai l’impression que ta passion pour l’Italie est arrivée plus tard?

  3. Si tes infos météo sont correctes, il fait plus chaud ici aujourd’hui qu’à Madrid ou à Pau !

    Ah les fameuses UV à rattraper ! J’ai dû redoubler ma licence pour une UV. Et le pire c’est que si tu la repasses un septembre, il n’y a plus de place dans les cours sympas donc tu te retrouves avec un cours dont personne ne veut parce que prof ch…. at exams difficiles !

  4. La fac j’ai tenté et n’ai pas du tout aimé. C’est pourquoi, après de nombreuses années, je m’y suis remise…mais par correspondance. Et ça me convient parfaitement. La seule échéance à respecter est celle des examens.

    Et ta maîtrise te sert certainement encore sur le plan personnel. Tous ces nouveaux horizons, ces centres d’intérêts qu’elle a dû t’ouvrir n’ont pas disparu. Si ?

  5. @Jenny : vous n’avez donc pas encore eu l’orage?
    @Valvita : Oh oui ma maîtrise m’a énormément apporté et je suis vraiment heureuse de l’avoir faite, c’était passionnant! J’aurais juste aimé pouvoir l’exploiter professionnellement dans la foulée 😉

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s