Chi va piano, va sano e va lontano

Hier y’a un type qui est venu pour voir mon piano, parce que ça ne sert Ă  rien de le garder : il faut bien me rendre Ă  l’Ă©vidence depuis presque 5 ans que je l’ai achetĂ© je n’ai jouĂ© dessus que la première annĂ©e et je n’ai jamais rejouĂ© en entier cette « gnossienne… ».

Faut pas vouloir pĂ©ter plus haut que son cul avait dit un copain de mon père Ă  ma mère quand elle avait dĂ©cidĂ© de faire son doctorat. Elle l’a eu, son doctorat mais ça pas Ă©tĂ© de la tarte.  Elle en chier des bulles, c’est le moins qu’on puisse dire.

Erik Satie, grand génie des siècles passés.

Moi je peux pas me remettre au piano et « devenir artiste » et tondre l’herbe dans le jardin et faire le mĂ©nage  et retrouver un job et… le piano c’est donc pas la peine de le garder  : ça fait 4 ans qu’il dort. Thib s’en fiche (car il est très poli), Fab s’en fout (car il est plus cash) et moi… je pĂ©terais plus haut que mon cul si je pensais un jour rejouer ma « gnossienne » en entier. Ca sert Ă  quoi de toutes façon de jouer du piano?  Je crois que si un jour on doit dĂ©mĂ©nager j’aurais pas envie d’avoir « en plus » : le problème piano… Jouer du piano c’est un truc de bourgeoise qui peut jouer tranquillement, mĂ©lancoliquement, sans avoir besoin de faire rentrer des sous dans l’escarcelle… Sans culpabilitĂ©.

Le gars est venu de Tarbes pour voir le monstre que j’ai mis sur le « bon petit coin point com »… Il l’aurait bien pris mais il est pas prĂŞt Ă  payer un dĂ©mĂ©nageur pour descendre le machin du premier Ă©tage… Et sans un spĂ©cialiste du dĂ©mĂ©nagement de piano : descendre un piano par un escalier c’est un peu suicidaire….

On verra si il s’en va se piano…

Allez comme Satie ne composait pas que des choses mĂ©lancoliques : voilĂ  un de mes morceaux prĂ©fĂ©rĂ©s que j’aurais jamais eu aucune chance de pouvoir jouer!!!!

Ah j’adore ce type!!!!