A une joue et une poignée de main de Gustave Eiffel…

L’autre jour j’entendais parler du fait d’être « Ã  une poignée de main » de quelqu’un de célèbre… Exemple : si je sers la main à quelqu’un qui a serré la main de Hollande (François),  » je suis à une poignée de main de Hollande »… Ce qui en soi m’importe peu et même m’inspire une sorte d’ennui assez proche du bâillement…

Ne serait-je donc qu’à deux joues de Nicolas???

Ainsi moi Mahie, suis-je aussi à une joue de Hillary Clinton, à une joue (voir lèvre) de The Edge… Et… Et? Etc… En fait je ne trouve pas ça très… fascinant! Mais « amusant ».

En revanche… Penser que » je suis à une joue » de ce monsieur que personne ne connait… Ca j’adore!!

Un de mes  arrière-arrière papys

Ce môssieur est le grand-père de ma grand-mère soit : mon arrière-arrière grand père… En tant que Abuelo de mon abuela il l’embrassa donc sur la joue et moi je bisais la joue de ma mamie. Donc je suis à une joue de lui!!!!!Une!!!

Il était né en 1829 : je suis « a une seule petite joue » de quelqu’un né en 1829! Il est mort quand ma grand-mère avait 4 ans, en 1903. J’ai tenu la main à une dame qui a tenu la main d’un homme qui avait 20 ans en 1849 : je trouve ça magnifique.

Et je comprends pourquoi quand j’étais petite (cela s’efface peut-être maintenant finalement) les vendéens étaient encore si marqués par le massacre qu’ils avaient subi dans les années 1790. Le vieux Georges qui avait 90 ans en 1970 n’était « qu’a une joue » de Robespierre… Guillotiné en 1794.

Disons qu’en 1794 ce Robespierre embrasse avant de mourir un enfant d’un an… Cet enfant né en 1793 on l’appellera Guillaume, il  est le grand-père de notre vieux Georges (imaginaire) de 1970, il meure en 1890 (Guillaume) juste à temps pour voir les premiers pas de son petit-fils Georges… et lui claquer une bise sonore sur le front : notre bon vieux Georges des années 1970 est à une joue (à une seule petite joue!!!) de Robespierre…. Et nous sommes donc nous même finalement qu’à deux joues de Robespierre!!!

Comme dirait Gustave Parking : je vous laisse réfléchir là-dessus.

Adishatz et buenas noches.