Miracle!

Miracle!!!

Youri et Georgi dans les bras l’un de l’autre!!! Un miracle? Non, le même amour immodéré pour les plaids irlandais…

Hier a été  un véritable « fracaso »* depuis le matin jusqu’au soir (Enfin… De moins point de vue quoi…) à 8h30 je suis allée à la pharmacie « du haut » et j’ai expliqué à ma pharmacienne que j’avais paumé ma carte de mutuelle, mais que c’était pas grave parce qu’ils allaient m’en envoyer une autre… Je lui ai raconté comme on avait cherché partout avec El Marido depuis une semaine… Comment on avait retourné tous les dossiers et les petits tas de papiers… Et puis rien, que tchique, on l’avait pas trouvé!!! En moi même je me disais qu’elle était peut-être dans le portefeuille de mon julot mais qu’il le savait pas (comme le jour où il a perdu son permis de conduire…). Alors la pharmacienne me dit :

РRegardez quand m̻me dans votre portefeuille, on sait jamais!

Moi je suis pas contrariante et puis on rigolait bien, alors je regarde dans mon portefeuille et je dis :

-Celle-là, c’est celle de l’année dernière, faut que je la jette…

Et puis je l’ouvre et là je lis à voix presque basse « 31/12/2012″… Oh merde!

-Oh zut, dis-je, la voilà! C’est moi qui l’avais depuis le début!! »

J’ai cru que l’histoire ferait bien rigoler El Marido quand il rentrerait du taf. Je lui ai dit « Tu vas rire ». Mais en fait, non, ça l’a pas fait rire plus ça… (attendez la suite). Il a dit :

– Tout est bien qui finit bien.

La journée m’a parut une longue suite de gaffe : je renverse le café, j’étale du sucre en poudre par terre, le riz saute dans tous les sens, le chocolat en poudre explose! Et puis finalement l’apothéose : l’épisode de la théière!!! (Eh oui nous y voilà!)

J’ai une théière que j’adore héritée de ma mamie, qui la tenait de sa grand mère. La théière à une valeur sentimentale é-nor-me!!! Évidemment après qu’elle ait résisté si longtemps au temps, en revenant de mes charentes après Noël, crevée, rétamée, j’ai attrapée ma précieuse théière (dont je me serre tous les jours) et le couvercle est parti en volant à travers la cuisine pour se briser lamentablement (c’est toujours lamentable, n’est-ce pas?) par terre.

Vous imaginez ma consternation.

Pour 1€, mon aimant Marido, m’a trouvé sur le net un couvercle de théière  19ème et charmant qui s’adaptait (vous remarquerez l’imparfait) parfaitement à la théière de mon aïeule…

Hier, enfin d’après-midi, je prépare mon thé, me demandant quelle connerie je vais encore faire quand j’ai, d’un geste étrange et mal contrôlé,  fracassé le nouveau couvercle très ancien de ma théière. Je me suis dit qu’El Marido, ça allait pas le faire rigoler.

Déjà que l’épisode de la carte de mutuelle ça l’avait pas fait sourire. Alors après le diner je lui ai dit d’un air dépité :

-Chaton, il est arrivé un drame! » Et je lui ai montré le pauvre couvercle cassé.

El Marido s’est mis à rire, mais à rire, mais à rire!!! Il en pouvait plus de rire, tellement il riait qu’il avait l’air très con, ou très bizarre comme on veut. Il se tenait les côtes et son rire était de plus en plus aigu et inquiétant : il avait vraiment le fou rire. En dix ans, vraiment, c’était la première fois que je le voyais rire aussi  « follement »!!!

* Fracaso : ratage, échec… En espagnol.