Yolande

La duchesse par Mme Vigée-Lebrun

Yolande Martine Gabrielle de Polastron, comtesse puis duchesse de Polignac, marquise de Mancini, nĂ©e en 1749 n’est pas morte guillotinĂ©e comme sa très chère copine Marie-Antoinettte mais d’un cancer et « rongĂ©e par le chagrin »Â  en 1793 Ă  Vienne, en Autriche.

Ici nous la voyons peinte par Mme VigĂ©e-Lebrun (1755-1842), considĂ©rĂ©e comme l’Ă©gal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze et une de mes peintres prĂ©fĂ©rĂ©es. Peintre officielle de Marie-Antoinette.

Yolande, duchesse de Polignac Ă©tait donc la « favorite de la reine », beaucoup de rumeurs ont couru Ă  son sujet… Elle aurait Ă©tĂ© son amante… Mais on ne sait pas. Tellement de saloperie ont Ă©tĂ© dites sur Marie-Antoinette pour la faire guillotinĂ©e sans avoir la conscience trop lourde…

Marie-Antoinette par Mme Vigée-Lebrun

Marie-Antoinette et ses enfants, par Mme Vigée-Lebrun

Je l’avoue depuis je suis gamine j’ai une faiblesse pour ce tableau. Cela dit il paraĂ®trait que la peintre flattait pas mal la reine mais qu’en rĂ©alitĂ© notre Marie-Antoinette n’Ă©tait pas aussi jolie… Les tableaux qu’a fait d’elle WertmĂĽller sont reconnus comme beaucoup plus ressemblants :

Mais revenons Ă  notre brebis : ce qui est certain c’est que la duchesse, un peu trop bonne copine, a profitĂ© des « largesses » de la Marie avec un peu trop d’entrain :

Louis XVI dote sa fille, AglaĂ©, Ă  hauteur de 800 000 livres, somme colossale Ă©quivalente Ă  6,4 millions d’euros en 2006. Le TrĂ©sor royal Ă©ponge Ă©galement les dettes du couple Polignac (400 000 livres soit 3,2 millions d’euros 2006), tandis que le reste de la famille et les proches profitent aussi de la manne, comme Diane de Polignac, ou Vaudreuil. (Source WikipĂ©dia)

Bref, bonne copine mais pas martyre, 3 jours après la prise de la Bastille elle se tire fissa avec sa famille vers des horizons plus clĂ©ments, laissant la pauvre Marie-Antoinette se faire guillotiner sans lui tenir la main, elle qui la lui avait si souvent tendue… En gros : vraiment pas fidèle la Polignac…

VoilĂ . C’est l’ancĂŞtre d’Albert, celui de Monaco, dont on dit qu’il n’est pas si « noble  » que ça.

Quoi qu’il en soit j’aime beaucoup son portrait Ă  la Polignac, je la trouve très belle et très douce, peut-ĂŞtre n’Ă©tait-elle pas l’affreuse opportuniste et profiteuse que dĂ©peigne les historiens ? Va savoir si son amitiĂ© n’Ă©tait pas sincère et pas uniquement intĂ©ressĂ©e?