Le roi est mort

Je viens de finir mon bouquin sur Fragonard (quel paver!!) c’était long et un peu radotant, mais grosso-modo j’ai adoré suivre sa vie de Louis XV à Nopoléon…

Fragonard, La Gimblette : jeune fille jouant avec un chien. 1752, 70 x 87 cm.

Pauvre Frago, mort dans « dans le besoin »,  démodé, vieux, tombé dans l’oublie… Alors que son fils, aujourd’hui inconnu, lui avait volé la vedette (lui qui est maintenant oublié!). C’est drôle la prospérité, la mode…. A quoi ça tient?

Pendant les années qui suivirent la révolution le libertinage de  Fragonard ou Diderot n’était plus à la mode. Les seins blancs, jaillissants de vaporeuses dentelles, quelle horreur!

Oeuvre du fils Fragonard : Alexandre-Evariste Fragonard (1780-1850). Saladin  à Jérusalem. Ce tableau montre les prémices de l’intérêt accordé au Moyen Orient dans l’art. Musée des Beaux-arts de Quimper . C’est un autre genre… j’aime moins 😉 Enfin, pas du tout. (Ce tableau n’est pas daté)

La peinture s’est faite austère et sérieuse avec le néoclassicisme (hommage à la Rome et à la Grèce antique) .

Jacques-Louis David, autoportrait (1748-1825)

Jacques-Louis David (de 16 ans plus jeune que Frago), immense peintre (admirateur et respectueux de Frago) d’immense tableau « d’histoire », premier prix de Rome (of course)… Intensément impliqué dans la révolution (signataire de la condamnation à mort de Louis XVI) qui sera député en 1792 etc… Peut-être lirai-je sa biographie? Mais bien que n’étant pas royaliste, je crains de ne pouvoir, comme son épouse qui le quitta et divorça de lui, ne pouvoir supporter toutes les horreurs auxquelles il s’est associé…. Et puis je dois l’avouer : je ne suis pas sensible à son oeuvre, un peu austère et vraiment trop « historique »…

Autant j’aime ces portraits comme celui-ci

Jacques-Louis David,  vers 1794, 54 cm x 46 cm, huile sur toile

Ce portrait a probablement été peint David lors de son séjour en prison en 1794 (comment faire de la politique à cette époque sans se retrouver un beau matin en prison?).  Il représenterait son geôlier, grâce au fils duquel l’œuvre a été conservée et est passé entre les mains de plusieurs collectionneurs  avant d’être achetée par la ville de Rouen en 1931.

Mais ces tableaux du sacre de Napoléon, Napoléon par-ci, Napoléon par là…. Pffff, j’aime pô. Je ne suis pas bonapartiste…

Le Sacre de Napoléon,  1805-1808, 6m10 × 9m30,  huile sur toile, Paris Le Louvre.

Napoléon par David. 1812, huile sur toile, 203.9 x 125.1 cm The National Gallery of Art, Washington, D.C.

Mais tout ça ne vaut pas Mozart 😉

Sur ce adishatz, passez entre les gouttes et portez-vous bien 😉

Mince alors! Je retire tout ce que j’ai pu dire sur Sheryl Crow dans le passé et je dis : chapeau bas!