Oh my cat!

Magdaleine Pinceloup de la Grange  par Jean-Baptiste Perronneau (1715-1783)

Huile sur toile, 64,9 × 52,5 cm, 1747.  Getty Center, Los Angeles (USA).

Je suis tombĂ©e , presque par hasard, sur ce tableau et je suis restĂ©e saisie! L’expression du chat un peu « vindicative » ou en tout cas peu amĂšne… La dame trĂšs digne et pensive qui semble elle-mĂȘme porter un collier de chat! Le chat porte lui mĂȘme ce qui semble ĂȘtre un collier de grelots!

Évidemment j’adore ce tableau…  Bien sĂ»r, vous le savez,  je suis fan du 18iĂšme… Mais pas de tous les styles du 18iĂšme… La peinture d’histoire, par exemple, me saoule complĂštement. J’aime la peinture (comme la littĂ©rature ou l’histoire d’ailleurs) quand elle s’accroche aux dĂ©tails de la vie quotidienne, quand elle nous montre quelque chose de simple qui nous rapproche de l’Ă©poque lointaine qu’elle reprĂ©sente. Donc j’aime cette femme sans fards, au visage mĂ©lancolique, qui tiens son gros matou dans ses bras blancs, avec amour. J’avoue que  je m’identifie facilement Ă  elle, mĂȘme si je n’ai ni robe de soie, ni perles et que je ne nage pas dans l’opulence…

Fait rare pour son Ă©poque, Perronneau reprĂ©sentait sans hĂ©sitations des chats en premier plan, en tant qu’animaux de compagnie,  simplement. Il ne sont  nullement lĂ  symbole de quoi que ce soit. Contrairement au Japon ou le chat porte bonheur, en France il est souvent associĂ© au diable et au « mal », surtout quand il est noir… Aussi dans certaines Ɠuvres picturales le chat n’est prĂ©sent que comme symbole « diabolique ».

Tel n’est bien sĂ»r pas  le cas pour Magdaleine Pinceloup de La Grange, pour Mlle Huquier ou encore pour la Fillette au chat (1745) de la National Gallery de Londres.

Madmoiselle Huquier, pastel sur vélin, 47 cm x 38 cm. Musée du Louvre, Paris.

Celui-ci aussi me plait beaucoup, la petite tĂȘte du chat coquin, ses deux petites pattes, la dĂ©licate main de sa jeune amie… Ca me donne des idĂ©es de peintures.

Fillette au chat pastel, 1745, National Gallery, Londres.

Ce tableau est, semble-t-il, le plus connu de Perronneau, pourtant il vient en troisiùme position dans mon cƓur.

Sur ce, amis des chats : bonsoir et Ă  ceux qui ne les aiment pas aussi…