La RĂ©publique vous appelle

Aujourd’hui El Marido travaille jusqu’Ă  22h et demain il est de bureau de vote… Donc : j’ouvre le journal du jour (La RĂ©publique numĂ©rique) de mon bled et je lis :

« Ils seront une trentaine d’exposants sur l’esplanade et dans le château de Franqueville ce samedi pour prĂ©senter leurs crĂ©ations. La manifestation, qui s’appelait Floralies change de nom et devient Arts en Fleurs. Les organisateurs ont ajoutĂ© aux fleurs, le travail de nombreux artistes. Des pĂ©piniĂ©ristes et des artistes qui ont, pour certains, crĂ©Ă© des pièces en lien avec le site et son environnement, notamment Ă  la peinture.

Outre les peintures, les cĂ©ramiques, les sculptures, la photographie et les productions florales, les visiteurs pourront assister Ă  de nombreuses animations, et en particulier l’initiation Ă  l’art floral. Il y aura Ă©galement une dĂ©monstration de coiffures et maquillages toujours sur le thème du vĂ©gĂ©tal, une exposition de voitures anciennes et d’oiseaux exotiques grâce Ă  la participation des clubs ornithologiques de Lescar et Gelos. »

Je me dis « chouette » voilĂ  oĂą je vais aller flâner cet aprèm avec Tibus (El Hijito) et nous voilĂ  parti après les dĂ©jeuner dans ma petite voiture chic pleine de crotte de tourterelles (oui, je sais, faut que je la lave… Mais je sais pas trop comment on fait. J’attends qu’El Marido le fasse, mais il est pas trop motivĂ© avec ses heures dĂ©calĂ©es etc). Bref :

On arrive sans encombre aux abords du château : franchement c’Ă©tait tout droit depuis chez moi ou presque, hyper fastoche. Et lĂ  oĂą je m’attendais Ă  voir plein de voitures garĂ©es n’importe comment sur 1km avant d’arriver sur le lieu des festivitĂ©s, lĂ … Rien : le vide sidĂ©ral! Je m’engage sur une petite route qui grimpe dans la forĂŞt (style Belle au bois Dormant) et je me gare avec une dizaine d’autres guimbardes devant les murs… Je trouve Ă©trange de ne voir aucune foule entrĂ©e et sortir par la grille, personne un petit pot de gĂ©ranium Ă  la main…

On a tout de suite compris qu’il y avait comme un grain de sable dans l’organisation parfaite de ma journĂ©e. Dire que Tibus et moi Ă©tions seul dans ce somptueux parc, n’est pas loin de la vĂ©ritĂ©.

J’ai avisĂ© un vigneron qui se trouvait ĂŞtre lĂ  en train de bichonner ses vignes : « HĂ© brave homme, lui dis-je, n’est donc point aujourd’hui que des festivitĂ©s florales ont lieux ici? »… « Madame, me rĂ©pond-il, non point. C’Ă©tait demain de toutes façons… Et en plus c’est annulĂ©. C’est toujours un dimanche! Dans la RĂ©publique ils se sont plantĂ©! De toutes façons c’est annulĂ©, Ă  cause de la pluie, de demain. Mais moi ce que j’en dis c’est que mon baromètre il est pas Ă  la pluie! »

Crévindiou!

Sur ce adishatz et ne visitez pas le BĂ©arn, y’a jamais rien qui se passe le jour prĂ©vu. Jamais.