J’aime qu’une maison sente le pain grillé et le café au lait les matins d’été quand il fait frais ( 17°) et que le parfum de la menthe sauvage remonte par la fenêtre ouverte.

Je  voulais vous parler de ma déception à la visite de la nouvelle médiathèque de Pau, probablement dernière ville de France à se doter enfin, en 2012, d’une médiathèque…

Cela faisait plus d’un an je crois que son affreuse façade vert-pauvre était devant nous et j’espérais « confusément » que l’intérieur serait plus beau, plus « riche », plus attrayant…

Mais qu’elle ne fut pas ma déception en entrant dans ce « temple du savoir »… L’accueil n’était pas évident : d’abord on rentre dans un espèce de garage à vélo (l’expression est del Marido, bien qu’il n’ait pas encore visité le lieu et qu’il ne le visitera probablement pas vu qu’il aime autant les médiathèques que moi les match de basket).

On rentre donc par ce hall « improbable » et hideux, de cette couleur affreuse. Hall qui sert à quoi? On ne sait pas… Je ne savais pas trop vers ou me diriger alors j’ai suivi les autres.

A droite il y avait les bureaux d’accueil, au fond à gauche une porte donne sur la cage d’escalier et les ascenseurs… Je sais que les temps sont durs et que les budgets sont serrés… Mais franchement : pour une médiathèque flambant neuve, ça casse pas 3 pattes à un canard!!!!

Ca fait un peu CES… (oui : collège) Un escalier bien tristoune peint en vert-pisseux 😦

A l’intérieur ce n’est guère plus chouette : lino du même vert adoré…

Tristes petits postes pour consulter le catalogue, bien collés, probablement pour les amoureux ou les siamois. Fond d’écran vert-tristesse (avez-vous compris que je n’aime pas ce vert?) fenêtres donnant sur le garage à vélo…


Heureusement il y a des fauteuils de belles couleurs, ça compense un peu…

Je ne me suis pas assise car bien que cela ne se voit pas sur mes photos (j’évite de photographier les inconnus…) la médiathèque était grouillante de bruit. Je dois dire que je n’avais jamais été dans une bibliothèque aussi bruyante : les membres du personnel s’apostrophant entre eux comme si la médiathèque n’était pas encore ouverte au public, renseignant les lecteurs d’une voix sonnante, voir « claironnante ». J’aurais presque eu envie de leur faire remarquer que la discrétion et le silence était assez attendus et appréciés dans un tel lieu… On mettra ça sur l’excitation de l’ouverture qui perdurait encore 3 jours après : bibliothécaires (en titre, je les connais bien j’ai fait un stage dans le « réseau » il y a deux ans…) se plaignant des lieux, de l’organisation etc, auprès de lecteurs nostalgiques de l’ancienne BM…

Assistants bibliothécaires visiblement mal à l’aise à leur nouveaux bureaux dispatchés à la va comme j’te pousse dans les salles :

« Bureau » qui a bien de la peine à faire croire que c’est le top du top de la modernité d’une BM (enfin d’une médiathèque…) qui vient d’ouvrir avec tous ces fils qui pendouillent comme un mauvais bricolage, pire qu’à la maison…

D’ailleurs l’informatique n’était pas de la partie, comme d’hab sur le réseau ou les catalogues informatiques sont très souvent inaccessibles pendant des semaines.

En dehors de ça la seule modernité constatée est que l’on peut emprunter tout seul ses bouquins sans parler à personne… Et recevoir un ticket de caisse…

Ca tombait bien j’étais pas d’humeur causante. Mais d’un point de vue « sociale » j’aurais apprécié de me forcer à parler avec  une gentille personne, avant que son poste ne soit supprimé par l’usage des bornes…

Vous vous dites La Mahie, elle a décidément un caractère de cochon à critiquer tout comme ça! Mais c’est même pas vrai! Si je n’ai pas été charmé, c’est parce que l’ambiance n’était vraiment pas super… Je trouve l’architecture ce lieu raté. Dans l’ensemble du bâtiment on manque de lumière à cause du « parking à vélo » (qui n’en est pas un, vous l’avez compris) et de l’autre côté on est complètement éblouie pas les baies vitrés qui donne pour l’instant sur un terrain vague, bientôt (?) sur un jardin… Les rayonnages et les zones de lecture avec fauteuils ne sont pas du tout organisés pour qu’on profite de la lumière, elle vous arrive juste en pleine face sans organisation là où il n’y rien.

C’est un truc qu’on étudie en licence de doc, l’organisation d’un bib pour qu’elle soit la plus fonctionnelle, confortable, logique etc etc… Bref bref.

Médiathèque d’Oloron

Vous dites donc que j’ai mauvais caractère et que je critique tout? Vous avez déjà oublié mon éblouissement il y a quelques mois en découvrant la médiathèque sublime d’Oloron Sainte Marie (Ville infiniment plus petite et modeste que Pau!). Nous y étions allez avec un copine par curiosité et nous y avions passé une partie de l’après midi tellement nous nous y sentions bien! J’avais presque envie d’y habiter tant tout m’y semblait parfait! Un chef d’oeuvre architectural, un mobilier et une organisation de l’espace qui donne juste envie de venir y passer toutes ces journées… Voyez! Je suis capable d’enthousiasme!

Rah… S’assoir ici un moment 5 minutes avec toi et… y passer toute une aprèm. (Coin lecture de la médiathèque d’Oloron).

Oh j’ai passé un super moment dans un de ces fauteuils oloronais à lire Beaux-Arts. Un moment de pure bonheur.

Je n’ai pas commencé par vous dire combien j’aimais la médiathèque de Bordeaux car je vous entendais déjà d’ici dire : « Ah pour Mahie, tout ce qui est à Bordeaux est en or! » Pourquoi ne le serait-ce pas? Puisque c’est vrai… En tous je me rappelle encore avec un éblouissement émerveillé mes premières visites à la BM de Bordeaux : c’était un peu comme le paradis sur terre…

Entrée de la bib de Bordeaux, côté « dalle ».

Côté rue. J’ai pas trouvé de photos de l’intérieur…

Sur ce adishatz et portez vous bien. La prochaine fois je vous dirais pourquoi j’ai cette relation mystique avec les BM. (Non, une BM n’est pas une voiture, c’est une Bibliothèque Municipale, hé ploucos!)

PS : j’ai également un amour complet pour la bibliothèque universitaire de « médecine » à la Victoire. (qui n’est plus « médecine » aujourd’hui).