Bon anniversaire Mi Marido

Bon anniversaire! 41 ans déjà? Rhooooooooooooooooooooo….

Encore à peu près une heure avant qu’El Marido ne rentre de son beautifull taf…

El Hijito and myself on passé 3 heures en cuisine à préparer gaspacho, boulettes de poisson et pommes de terre, garbanzos au chorizo, empanadillas de thon, ensaladilla rusa… Mousse au chocolat, gâteau aux amandes et au citron… Et j’en oublie presque : une belle table, des cadeaux modestes mais sympa (Thib à fabriqué 5 dés en pâte Mofi pour jouer au yam 😉 …)

Maintenant on attend avec (pour moi) une bonne boue de henné sur la tête, afin d’avoir une tête flamboyante pour l’arrivée de l’heureux élu… Va falloir filer sous la douche avant son arrivée si je veux pas lui faire peur…

En dehors de ça, la batterie de ma voiture se meurt peu à peu, il faut la recharger tous les jours 😦

Je n’ai toujours pas fini « Petites Infamies » (Pequeñas Infamias) mais je le déguste vraiment et je vous le conseille.

Sur ce adishatz et portez vous bien.

PS : ce post sera publié en décalé après l’arrivée du Marido aucas où il lui prendrait l’idée de jeter un coup d’oeil à mon blog depuis son beautifull taf…

Sciences naturelles

En été quand on habite ni Paris,  ni la plage, ni la Californie, faut trouver à s’occuper. Nous on s’occupe on fait un élevage : y’en à 7, à différents stades… Oui mais c’est quoi? Oh ça va… Je sais bien que vous le savez… Vous remarquerez par ailleurs avec les cailloux du Gave un galet rochelais élégamment disposé 😉

Lou Counte Biarnes

Après El Cuento Chino (une histoire de vache qui tombe du ciel), le film argentin qu’on a regardé il y a peu, voici Lou Counte Biarnes (le conte béarnais) : La Vache Hélitreuillée!

Lundi dernier une vache a été hélitreuillée au-dessus de Laruns (Près de chez nous). Elle se trouvait dans l’estive de Besse mais a été frappée d’une étrange et mystérieuse (pour moi) maladie qui la rend aveugle…

Impossible pour elle de redescendre à pied car le sentier est très escarpé!

Voilà donc l’hélico à la rescousse! L’histoire ne dit pas comment la vache a vécu son baptême de l’air…

Le vieux poste

La maison de ma grand-mère (qui est toujours dans la famille) était très grande, elle avait été autrefois, avant que mon grand-père (arrière grand-père?) l’achète pour y installer sa petite famille et son épicerie, un hôtel ou une sorte d’auberge : le couloir du premier étage me paraissait immense avec toutes ces chambres et aujourd’hui encore je vois bien qu’il est plus grand que la plupart des couloirs, surtout quand la porte qui le sépare en deux est ouverte.

(Photo du net)

J’aimais bien fouiner partout. Tant que ma grand mère était là je n’avais pas peur… Ce fut bien différent quand j’y retournais seule pour réviser mon bac… (ma grand-mère ne pouvant plus vivre seule était en maison de retraite). La maison était bien inquiétante quand il n’y avait personne pour faire la conversation.

Il y avait la partie du couloir claire ou donnaient les chambres les mieux entretenues, celles où on dormait quand on venait et la partie du couloir (derrière la porte) qui donnait sur l’immense grenier (au même niveau) et puis deux grandes chambres. Le couloir continuait encore… Mais une partie de la maison était louée et le couloir s’arrêtait, dans la partie sombre, à un endroit ou il y avait une vieille horloge comtoise, un lit cage, 2 ou 3 meubles entassés dans ce coin inquiétant.

Salle à manger 1930 (photo du net)

A droite un peu après la porte du grenier, il y avait une pièce qui avait été la chambre de mon père enfant. C’était un sacré débarras! Ne restait de chambre d’enfant qu’une tapisserie bleue, une frise il me semble avec des petits chalets sous la neige… Pour le reste c’était une pièce ou ma grand-mère entreposait « sa » salle à manger années 30 (elle préférait les meubles plus anciens de ses aïeux pour meubler la maison) qu’elle me destinait, les armoires pleines de draps, nappes blanches amidonnées, de serviettes de table bien pliées avec des rubans de couleurs vives pour les maintenir en belles piles et des petites étiquettes indiquant leurs dimensions et leur nombre… Histoire d’être bien organisée.

(Photo du net)

Les volets était souvent fermés dans cette pièce, parfois on les ouvrait pour trouver ce qu’on était venu chercher… Mais pourquoi je vous emmène là? Ah oui : à cause du vieux poste de radio qui était là à l’entrée à gauche posé sur une vieille commode : le vieux poste de TSF hors d’usage, le vieux truc des années 30 qui n’intéressait personne!

Je n’arrive pas trop à me rappeler à quoi il ressemblait exactement le poste qui avait fait chanter les Fréhel et Damia jusqu’en Charente Inférieure…

Auquel de ceux-là pouvait-il bien ressembler? Mystère…

(Photo du net)

Sur ce adishatz et portez-vous bien! 😉

Les années 30 en chansons

Fréhel était une chanteuse née en 1891 (Comme le père de ma mère!) à Paris. Elle est morte en 1951, c’est peut-être pour ça qu’elle est maintenant oubliée… Elle était surtout connu dans l’entre-deux-guerres.
Sa vie fut plutôt chaotique : sex, drugs et chansons… Elle meurt seule dans un hôtel de passe, oubliée, même si la foule sera nombreuse à son enterrement…
Bien que ce ne soit plus trop à la mode vous connaissez sûrement la Java Bleue?

Berthe Sylva est de la même génération : née en 1885 elle est morte en 41. « Le Raccommodeur de faïence, enregistré en 1929, se serait vendu à 200 000 exemplaires en deux ans. » C’est vous dire si elle avait du succès! Cependant comme beaucoup d’artistes elle meurt seule, pauvre et alcolo…. Lalala… J’aurais pu vous faire écouter « Les roses blanches » que vous connaissez probablement, mais je ne l’ai jamais aimé et encore moins maintenant. Je vous propose donc « On a pas tous jours 20 ans, qui est un petit bijou socio-historique. Ca me rappelle beaucoup ma grand-mère paternelle.

Damia était célébrissime dans les année 30, adulée. Née en 1889, elle est morte en 78 d’une bête chute dans les escaliers du métro (elle avait tout de même 89 ans), j’avais 13 ans et aucune idée de qui elle était. J’ai choisi « le grand frisé ». Je crois que ma mère pouvait en chantonner des extraits pour rigoler de temps en temps.

Le nom de Susy Solidor (1900-1983) ne vous est peut-être pas complètement inconnu? Figure incontournable des années 30, c’était la garçonne libérée, ouvertement lesbienne un temps, elle est bi car a aussi une liaison fameuse avec Jean Mermoz. Elle avait le permis de conduire (ce qui était plutôt rare pour les femmes de sa génération) pendant la guerre elle conduit des ambulances sur le front.

Je ne peux pas passer sous silence Ryna Ketty, même si elle est un peu jeune pour mon palmarès! Née en 1911, elle vécu jusqu’en 1996, tous nous pourrions la connaître et pourtant son nom ne nous dit rien! La chanson que j’ai choisi, cependant devrait à tous nous rappeler que nous l’avons déjà entendu 😉 (Ne me dites pas que vouos la connaissez à cause de Dalida, ça va me tuer) Elle était d’origine italienne et était ce qu’on appelleune chanteuse sentimentale et exotique!

Je suis sûre que ma grand-mère pourrait me donner d’autres noms inoubliables pour elle et déjà oubliés pour nous… Voilà c’est comme ça, les années passent et les tissus des robes d’autrefois sont défraichis, fanés, les couleurs vives…poussiéreuses. Le siècle dernier n’est plus le 19ième. Il va falloir s’y faire.

Au secours la mondialisation a encore frappé!!

Le feuilleton artistico-surréaliste de l’été : la « restauration » à la sauvage, à l’arrache, à la va comme j’te pousse, du Ecce Homo vieux d’un siècle et de très peu d’intérêt ou en tous d’aucune valeur, d’une petite église du fin fond de notre Ibérie chérie.

Depuis qu’il y a quelques jours le pot aux roses a été « découvert » : l’histoire fait le tour du net! Vous n’y avez sûrement pas échappé…

Qu’est-ce qui s’est passé exactement?

Dans le petit village de Borja, province de Sarragosse, une pimpante petite mémé bien intentionnée, trouvant que le Christ peint sur le mur de l’église avait besoin d’un petit relooking, lui a refait une beauté, ou plutôt une laideur comme diront les mauvaises langues…

La peinture originale, à l’huile, sur le mur même de l’église, n’avait aucune valeur et n’était pas plus terrible que des milliers d’autres peintures-bondieuseries d’églises mais le résultat est tellement affreux et les réseaux sociaux tellement rapide que voilà notre pauvre vieille et son village à la une de tous les journaux du monde!!!

En réalité est-ce grave? Bouarf… Pô tellement plus que le grand arbre tricentenaire ou peut-être millénaire  abattu sur la place de mon village parce qu’il menaçait de s’écrouler d’un coup… Mais ça : c’est pas rigolo. On en aurait parlé sur le net si il avait été remplacé par un brocoli de la même taille en plastique fluo. Faut de l’originalité pour faire le buzz!

Non l’histoire du tableau restauré par mémé n’est pas plus grave, mais le résultat est tellement cocasse (comme aurait dit ma mère) que tout le monde en parle (et moi de même!) . Je suis certaine que par-ci par-là certains s’offusquent comme si c’était Léonardo qui avait été insulté. Faut pas exagérer… y’a pas crime de lèse majesté…

Bref tout ça c’est la faute à cette connerie de mondialisation qui fait que quand mémé pète à Saragosse on en parle à Toronto . Amen.

Expertos intentarán restaurar el Ecce Homo « destrozado » por una anciana