Le vieux poste

La maison de ma grand-mère (qui est toujours dans la famille) était très grande, elle avait été autrefois, avant que mon grand-père (arrière grand-père?) l’achète pour y installer sa petite famille et son épicerie, un hôtel ou une sorte d’auberge : le couloir du premier étage me paraissait immense avec toutes ces chambres et aujourd’hui encore je vois bien qu’il est plus grand que la plupart des couloirs, surtout quand la porte qui le sépare en deux est ouverte.

(Photo du net)

J’aimais bien fouiner partout. Tant que ma grand mère était là je n’avais pas peur… Ce fut bien différent quand j’y retournais seule pour réviser mon bac… (ma grand-mère ne pouvant plus vivre seule était en maison de retraite). La maison était bien inquiétante quand il n’y avait personne pour faire la conversation.

Il y avait la partie du couloir claire ou donnaient les chambres les mieux entretenues, celles où on dormait quand on venait et la partie du couloir (derrière la porte) qui donnait sur l’immense grenier (au même niveau) et puis deux grandes chambres. Le couloir continuait encore… Mais une partie de la maison était louée et le couloir s’arrêtait, dans la partie sombre, à un endroit ou il y avait une vieille horloge comtoise, un lit cage, 2 ou 3 meubles entassés dans ce coin inquiétant.

Salle à manger 1930 (photo du net)

A droite un peu après la porte du grenier, il y avait une pièce qui avait été la chambre de mon père enfant. C’était un sacré débarras! Ne restait de chambre d’enfant qu’une tapisserie bleue, une frise il me semble avec des petits chalets sous la neige… Pour le reste c’était une pièce ou ma grand-mère entreposait « sa » salle à manger années 30 (elle préférait les meubles plus anciens de ses aïeux pour meubler la maison) qu’elle me destinait, les armoires pleines de draps, nappes blanches amidonnées, de serviettes de table bien pliées avec des rubans de couleurs vives pour les maintenir en belles piles et des petites étiquettes indiquant leurs dimensions et leur nombre… Histoire d’être bien organisée.

(Photo du net)

Les volets était souvent fermés dans cette pièce, parfois on les ouvrait pour trouver ce qu’on était venu chercher… Mais pourquoi je vous emmène là? Ah oui : à cause du vieux poste de radio qui était là à l’entrée à gauche posé sur une vieille commode : le vieux poste de TSF hors d’usage, le vieux truc des années 30 qui n’intéressait personne!

Je n’arrive pas trop à me rappeler à quoi il ressemblait exactement le poste qui avait fait chanter les Fréhel et Damia jusqu’en Charente Inférieure…

Auquel de ceux-là pouvait-il bien ressembler? Mystère…

(Photo du net)

Sur ce adishatz et portez-vous bien! 😉