Les mecs bien ne sont pas des grenouilles

Depuis 2 jours j’ai écouté « quelques » tangos… J’en viens à la conclusion que mes goûts (je le savais déjà) en la matière sont plutôt rétro 😉

Aujourd’hui j’ai découvert Tita Merello, une chanteuse avec un tempérament du genre à pas se laisser marcher sur les pieds 🙂 Voilà qui est plaisant à mes yeux. Elle chante avec une force et une morgue que j’adore.

Laura Ana Merello, dite Tita, était une actrice et chanteuse de tangos argentine né à Buenos Aires en 1904 (comme ma grand-mère Vaquéros) et morte en 2002. La pauvrette était déjà orpheline de père quand sa chère maman l’abandonna. Elle grandit donc dans un orphelinat. A part ça il n’y a pas grand chose sur le net sinon que c’est une des plus grandes actrices du cinéma argentin qui a tourné une quarantaine de films et qu’elle était très aimé des argentins et qu’elle morte presque centenaire.

Klaus Mann illustre bien(physiquement uniquement et avec tout mon respect) le fifi argentin ou le gommeux français…

Dans le tango que j’ai choisi elle parle à un « Niño bien » (un connard cela va sans dire) c’est à dire un « garçon de bonne famille » … Qui a en fait a grandit dans la pauvreté et qui fait tout pour faire croire que son père est un gros propriétaire alors que c’est un crève la faim. Le « garçon bien comme il faut » qui frime dans tous les endroits chics en fumant du tabac anglais etc. Dans les paroles on retrouve la phrasé argentin le « sos » à la place de « eres » (tu es). J’ai été amusé aussi de noté qu’en Argentine avoir deux noms de famille est considéré comme snob alors qu’en Espagne c’est obligatoire (on porte le premier de son père et le premier de sa mère).
En ce qui la concerne je ne pense pas qu’elle ait de famille italienne car son accent est très clairement espagnol. En gras je vais souligner ce qui me saute aux yeux (et aux oreilles) comme étant argentin. Elle prononce aussi certain mots à la française, probablement pour faire snob vu le contexte 😉

La traduction est de moi donc soyez tolérant et aussi reconnaissant ( lol) car elle m’a demandé du boulot 😉 Et puis j’ai écouté ce tango une quinzaine de fois 🙂 c’est de l’abnégation ça ou pas? Mais plus je l’écoute plus je l’aime : ça tombe bien.

Niño bien, pretencioso y engrupido*, Garçon bien, prétentieux et vaniteux
que tenés berretín de figurar, qui  a le caprice de se montrer
niño bien que llevás dos apellidos, garçon bien qui porte 2 noms de famille
y que usás de escritorio el Richmond Bar, qui utilise le bar R. comme bureau
vanidoso, la vas de distinguido, vaniteux, tu fais le distingué
y siempre hablás de la estancia de papá, tu parles toujours de la propriété de papa (à noter : la estancia de papa dit avec un accent très français).
mientras tu viejo, pa’ ganarse el puchero, pendant que ton vieux pour gagner sa croute
todos los días sale a vender fainá. Tous les jours va vendre son travail

Vos te creés que porque hablás de ti, Tu crois que parce que tu parles de toi
fumás tabaco inglés, que tu fumes du tabac anglais
usas guantes kaki, et porte des gants kakis
y te cortás las patillas a lo Rodolfo, et te coupes les pattes à la Rodolphe
sos un fifí*. tu es un gommeux (Hi hi rigolo ça!) ou un type chic (1)
Porque usás la corbata carmín, parce que tu portes une cravate rouge
y allá en el Chantecler, et là au Chantecler
la vas de bailarín, tu fais le danseur
y te mandás la biaba de gomina, et  te tartines de gomina
te creés que sos un rana*, tu crois que tu es intelligent (2)
y sos un pobre gil. et tu n’es qu’un pauvre type

Niño bien, que naciste en el suburbio, garçon bien qui est né dans les faubourgs
de un bulín alumbrao a querosén, dans une cahute éclairée au kérozène
que tenés pedigré bastante turbio, tu as un pédigrée tellement trouble
y decís que sos de familia bien, Et tu dis que tu es d’une famille « bien » prononcé à la française. J’adore!!!)
no notas que estás mostrando la hilacha, tu ne remarques pas qu’on voit tes habits usés jusqu’à la corde.
y al caminar con tu aire triunfador, et en marchant avec ton air triomphant.
se ve bien claro que tenés mucha clase, on voit bien que tu as assez de classe
para lucirla detrás de un mostrador, pour la faire briller derrière un comptoir.

Musique de Juan Antonio Collazo et paroles  de Roberto Fontaina y Víctor Soliño, 1928.

* Lunfardo : Le lunfardo est apparu à Buenos Aires et  Montevideo au cours de  la deuxième moitié du 19ième siècle, grâce à l’influence des immigrés italiens. Étymologiquement, lunfardo, vient de lombardo, de la région italienne de Lombardie. La première utilisation de cet argot est apparu parmi les prisonniers, qui l’employaient entre eux pour que les gardiens ne puissent pas les comprendre. (De la à dire que les prisonniers étaient d’origine italienne et les gardiens espagnole??? Étrange….)

(1) Un fifi est un mot « lunfardo » qui vient de « efininado », et désigne un garçon riche et à la mode, prétentieux et ridicule….

(2) Le mot « rana » n’a pas été facile à traduire. En espagnol c’est juste une grenouille et c’est au féminin. Ici et dans plusieurs autres tango « rana » est utilisé au masculin… J’ai trouvé sur le net que, bien sur, c’est un mot du fameux lunfardo. Il signifie : vif, astucieux, intelligent, habile, malin…

Voilà voilà. Je vous livre ce post comme il est, je ne mets pas en doute que vous l’aurez tous lu jusqu’ici… Mais je doute que tout le monde soit tombé sous le charme de Tita. Si vous n’avez pas compris le titre, c’est que vous n’avez pas lu jusqu’ici 😉

Si vous trouvé la voix de Tita  insupportable (comme El Marido) je ne vous en voudrais pas… Les gouts et les couleurs…

J’ai une attirance particulière pour cette époque les années 20… 30… qui correspondent à la jeunesse de ma grand-mère. J’en aime la mode, les tissus, les meubles… Les bibelots démodés… Mais j’en parlerai peut-être une autre fois?

Pour ceux qui n’aime pas Tita je vous propose l’excellentissime et très moderne Gotan Project

Moi je suis tango tango…

D’abord pour se mettre de bonne humeur une petite vidéo :

El Tango de Roxanne : la vidéo regroupe des extraits Kochaj i tańcz, un film polonais, Take the lead , Moulin Rouge, Tancerze  et Heart Tango, u n court métrage avec Monica Bellucci

Bon ok, après avoir vu ce clip vous êtes tout émoustillés, vous adorez le tango et donc êtes pleinement réceptifs aux trucs un peu ennuyeux que je vais vous racontez maintenant…

Pierrot Bâton me faisait remarquer qu’elle, elle aimait bien le tango et que je n’en avais pas parlé.

Je n’en ai pas parlé parce que  je voulais faire un petit billet musical aujourd’hui…

Gardel, d’origine française ou uruguayenne? 100% argentin!

Je ne suis pas une archi-fan permanente du tango, je ne rêve pas de le danser (quoi que si il s’agit de le danser avec Antonio Bandéras, je ne dis pas non) mais j’avoue que j’ai eu ma période Carlos Gardel (et que ça me reprend régulièrement). Gardel un émigré français? Il est né soit à Toulouse soit en Uruguay selon les sources!!! En tous cas il est mort dans les airs, dans un accident d’avion au-dessus de la Colombie, et tout le monde s’accorde à dire qu’il est arrivé à Buenos Aires quand il était encore dans ses couches. (ok les historiens ne disent pas exactement ça).

Au Rastro, l’immense marché au puces madrilène du dimanche matin, j’avais acheté 2 ou 3 K7 des vieux succès de Gardel (j’aimais bien aussi écouter Piaf de temps en temps et Damia.) J’aimais les écouter en dessinant.

J »ai une vraie passion pour cette chanson, Volver :

Volver

Yo adivino el parpadeo
De las luces que a los lejos,
Van marcando mi retorno.
Son las mismas que alumbraron
Con sus pálidos reflejos
Hondas horas de dolor.
Y aunque no quise el regreso,
Siempre se vuelve al primer amor.

La quieta calle donde el eco dijo :
Tuya es su vida, tuyo es su querer
Bajo el burlón mirar de las estrellas
Que con indiferencia hoy me ven volver

Volver,
Con la frente marchita,
Las nieves del tiempo
Platearon mi sien.
Sentir, que es un soplo la vida,
Que veinte años no es nada,
Que febril la mirada
Errante en las sombras
Te busca y te nombra.
Vivir,
Con el alma aferrada
A un dulce recuerdo,
Que lloro otra vez.

Tengo miedo del encuentro
Con el pasado que vuelve
A enfrentarse con mi vida.
Tengo miedo de las noches
Que, pobladas de recuerdos,
Encadenan mi soñar.
Pero el viajero que huye,
Tarde o temprano detiene su andar.
Y aunque el olvido que todo destruye,
Hay matado mi vieja ilusión,
Guardo escondida una esperanza humilde,
Que es toda la fortuna de mi corazón.

Je suis sûre d’avoir déjà traduit ces paroles pour vous… Je le refais encore une fois.  J’adore cette chanson.


Revenir
Je devine clignotement
Des lumières qui au loin
marquent mon retour.
Ce sont les mêmes qui éclairèrent
De leurs pâles reflets
de profondes heures de douleur
Et même si je n’ai pas voulu le  retour,
On revient toujours à son premier amour ;

La rue tranquille où l’écho dit :
 »A toi est sa vie, à toi est son amour »,
Sous le regard moqueur des étoiles
Qui aujourd’hui me voient revenir avec indifférence.

Revenir,
Avec le front fanné
Les neiges du temps
ont argenté mes tempes.
Sentir que la vie n’est qu’un souffle,
Que vingt ans ne sont rien,
Que mon regard fébrile,
Errant dans l’ombre,
Te cherche et dit ton nom.
Vivre,
Avec l’âme enchaînée
A un doux souvenir,
Que je pleure à nouveau.

J’ai peur de la rencontre
Avec ce passé qui revient
croiser ma vie.
J’ai peur de ces nuits,
Qui, peuplées de souvenirs,
Enchaînent mon sommeil.
Mais le voyageur qui fuit
Tôt ou tard arrête sa marche.
Et, même si l’oubli qui détruit tout
A tué mes vieilles illusions,
Je garde cachée une humble espérance,
Qui est toute la fortune de mon cœur.

La musique est de Gardel mais pas les paroles. J’ai oublié de qui elles sont.

Vous préférerez peut-être la version moderne de Estrella Morente (chanteuse andalouse actuelle de flamenco) qui prêtait sa voix à Penelope Cruz dans le film d’Almodovar : Volver.

Mais avec le flamenco on s’éloigne un peu du tango…

Je ne parle pas de la danse?

La première fois que j’ai vu de près de vrais danseurs de tango argentin c’était dans le parc du Rétiro (toujours Madrid) c’est chouette le tango, c’est beau, mais bon je ne vais pas vous en parler avec autant de passion que  je peux vous parle du « voséo » parce qu’en fait je ne suis pas très branchée danse, même si je trouve cette danse époustouflante, ébouriffante, électrisante, ahurissante,etc .

J’aime aussi beaucoup Astor Piazzola (1921-1992) que j’ai découvert dans les années 80.

Mais le tango n’est pas toujours argentin, il peut aussi être français et charmeur… Et cela vous étonnera peut-être mais j’aime bien Nestor en chanteur de charme 🙂

Désolée de ne pas vous avoir trouvé une jolie vidéo 😦

Voilà voilà, le tango… Ah sacré Guy Marchand!

Sur ce les filles endormez-vous en pensant à Nestor, y’a pire. Bon ok : vous avez le droit de vous repasser la première vidéo.

Allez, adishatz béroïs et portez-vous bien 😉

Deux ou trois choses que je sais de l’Argentine

Argentine

Je ne suis pas une spécialiste de l’Argentine, mais en tant que linguiste distinguée (mais si, mais si) j’ai étudié l’Argentine ainsi que le reste de l’Amérique Hispanique dans la cadre de ma licence de Langue et Littérature et Civilisation espagnoles ( c’est le nom officiel).

Les chutes d’Iguazu

En ce qui concerne l’Argentine, ma culture est un mélange de Mafalda et de confiture de lait (spécialité argentine depuis des lustres et importée en Europe depuis une trentaine d’années)… A Mafalda se mélange les cours d’histoire en amphi : la colonisation par les espagnols au 16ème, l’indépendance, les dictatures militaires… Les nazis qui y trouvent un refuge. Le triste épisode de la guerre des Malouines (Las Malvinas en espagnol). Les violations des droits de l’homme, la torture, les disparitions…

Evita et Juan Peron

Les réfugiés politiques à Madrid. Les énormes crises économiques. La pauvreté.

J’avoue je n’ai pas tout suivi, pas tout compris. Je sais qu’à Madrid, quand j’y vivais à la fin des années 80 et au début des années 90 il y avait pas mal d’argentins. Arrivés à Madrid pour raisons politiques ou économiques, ce n’était pas toujours clair pour moi.

Le maté, la boisson la plus argentine de toutes

J’habitais dans un immeuble de 5 étages où le 4ième et le 5ième étage ne formait qu’un grande famille de peintres basco-navarrais, d’apprentis comédiens, d’une française prof (devinez qui), d’américains de passage, d’ex-étudiants nicaraguayens en URSS complètement largués après la Chutte du Mur, d’une canarienne et aussi il y avait un argentin… On buvait le café chez les uns chez les autres. On s’empruntait des clopes, du fric, du sel. On passait en pyjamas chez les uns chez les autres pour pleurer un coup, se faire consoler, se faire inviter à bouffer etc etc.

Comme j’étais un peu grande gueule, un jour que Carlos, l’Argentin me félicitait sur mon espagnol en nuançant son propos « Bien qu’on entende un léger petit accent français en faisant attention »… Je lui retournais le compliment « Toi aussi tu parles super bien espagnol, malgré quelques petites fautes et ton accent italien, qu’on ne peut pas qualifier de « léger ». On s’était bien marré et on était parti bras dessus bras dessous boire une ‘tite bière à la Santa Ana, avec quelques tapas.

Tout cela pour vous dire que ce que je connais le mieux de l’Argentine c’est comment les argentins parlent espagnol:

La première chose qu’on remarque c’est que de prime abord on peut confondre un argentin avec un italien qui parlerait très bien espagnol car beaucoup d’argentin parlent avec un accent plutôt italianisant (60% d’entre eux aurait au moins un ancêtre italien). Cela est dû, tout naturellement, à une très forte immigration italienne en Argentine au XIX et XXièeme siècle. (Je reviendrai après sur l’immigration). L’Argentin parle aussi plus lentement que l’espagnol ce qui fait que son accent peut aussi s’assimiler à un accent français. (Plus d’une fois on m’a demandé si j’étais Argentine!!! Ou de quel-qu’autre pays sud-américain!)

Voilà pour l’accent. Ensuite un peu comme le français du Québec, l’espagnol d’Argentine à conservé des formes anciennes de la langue, des mots de vocabulaire qui existaient dans l’espagnol de l’époque de la colonisation mais qui ne s’emploient plus guère dans la péninsule.

Patagonie

La différence la plus marquante entre l’espagnol du vieux continent et celui d’Argentine se trouve dans la manière de conjuguer la deuxième personne : le « voséo« . Le voséo consiste à utiliser « vos » au lieu de « tu », et c’est ainsi qu’on parlait en Espagne jusqu’au 16ième siècle. L’argentine a donc conserver une forme ancienne de parler.

Tu peux : « tu puedes » en esp.  « vos podes » en Argentine

Tu viens : « Tu vienes » en esp; « vos venis » en Argentine

Cependant le complément d’objet directe n’est pas « os » comme il serait logique mais « te ». Ce qui nous donne : « Vos como TE llamas » (Comment tu t’appelles? »)

En français nous n’avons qu’un VOUS qui sert pour le TU pluriel et pour vouvoyer une seule personne. C’est pas très pratique. En espagnol péninsulaire il y a deux « vous » : « vosotros » qui est le pluriel de TU et Usted et ustedes qui sont les VOUS de vouvoiement singulier et pluriel.

Les argentins utilisent « ustedes » comme vous de tutoiement…

Ouaip, je sais. A ce stade de mon post il ne reste que Dr K, Véro, Jenny, peut-être Cristophe ( qui est un peu maso ;-))…

Les argentins sont en fait très facile à comprendre une fois qu’on a pigé leur manière de conjuguer. On prend le pli sans difficulté, puisqu’on devine tout (facile à comprendre mais pas forcément à reproduire).

Le vocabulaire, bien sûr, est également très riche des apports italiens ou d’origine locale. Mais là je m’y connais moins. Dans les films j’apprends beaucoup de mots comme « pelotudo » (hier soir dans El Cuento Chino) qui est un pur « américanisme » (pas des USA hein, d’Amérique du sud!) qui signifie « idiot » ou « imbécile ».

A noter un truc rigolo c’est qu’en Argentine tous les espagnols sont appelés « gallegos » c’est à dire « galiciens »…

L’argot de Buenos Aires s’appelle le Lunfardo : il est formé du mélange de l’italien, du français, de l’Espagnol…

Quand j’étais en premier année de fac j’avais une prof qui était de Buenos Aires. Je ne sais plus son nom. Mais elle était d’origine belge. Elle avait vraiment un physique très nordique (grande, blonde au yeux bleus) mais était très argentine! 🙂

Alors que certains sud-américain sont très « indiens/espagnols » l’Argentine est le pays le plus européens d’Amérique du sud. Comme je le disais tout à l’heure l’immigration à été extrêmement forte vers l’Argentine au au long des XIX et XXième siècle… Ce qui explique pourquoi aujourd’hui l’espagnol n’est pas la seule langue parlée dans ce pays.  L’italien est parlé par 1 500 000 personnes, l’allemand par 400 000 personnes, le gallois (!!!!) par 25 000 personnes, mais aussi le Quéchua par un million de personnes. Par ailleurs 220 000 français sont arrivés en Argentine à cette époque majoritairement des basques, des aveyronais et des béarnais!

Bon je vais m’arrêter là. Le sujet me passionne, mais je sens bien que…

Allez, sur ce adihatz et portez-vous bien.

Très intéressant à lire au sujet de la démographie argentine, CLIC.

Mahie a regardé pour vous…

Voilà un film que je voulais voir depuis des mois, parce que c’est un film avec Ricardo Darin que j’ai découvert il y a… quelques mois , parce que c’est un film argentin (l’Argentine m’intéresse) et parce que le film si il est arrivé jusqu’en Europe n’est pas une daube, mais un film de qualité comme en témoigne le fait qu’il soit passé dans les salles d’arts et d’essai de France et même de Navarre (Pau, voyez-vous) et puis aussi parce qu’il avait une excellente critique dans Télérama, le magasine que mon Jules critiquait parce que c’était le magasine tv des intellos qui ne regarde pas la tv et qui maintenant y est encore plus accro que moi, voyez les conséquences sur un matheux d’épouser une « littéraire »….

Plus le début d’une interview de Darin qui est une douceur toute argentine…

Vous vous rappelez que je vous avais déjà parlé de Darin quand j’avais vu « Dans ses yeux » un autre excellent film.

Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr…

Je me sens d’une humeur de tigresse.

 

Comme la tigresse je n’oublie pas de me désaltérée

 

 

J’ai envie de faire un gros plouf…. A la pistoche municipale?

 

A la pistoche faut pas venir empiéter sur mon territoire sinon je montre les crocs…

 

Fait tellement chaud que je suis prête à nager sous l’eau (faudra pas oublier les lunettes)

 

 

 

Et j’ai beau être sous l’eau, le premier qui m’énerve il se prend un coup de griffe!

C’est comme ça lalalala…