Crévindieu dites-moi où citi qu’faut qu’je signe pour quitter cette région maudite!!!!

Je vais profiter de demain comme d’une parenthèse enchantée et me préparer pour mon agonie de la fin de semaine…

J’ai remis son gentil parasol à ma petite glycine et baisser le grand store du balcon… Youri (le chat) ne sort pas du garage, havre de fraicheur… Enfin il en est sorti ce matin pour mâchouiller un oiseau avant de me le laisser raide et sanguinolant devant le laurier rose, jaune.

Aujourd’hui El Hijito est avec son pote L’Auvergnat, un gamin qui a pile-poil son âge et qui vient de temps en temps en vacances chez ses abuelos.
Journée tranquille donc pour moi sans émission de télé américaine sur comment transformer un camion en super camion ou comment faire exploser une maison avec du popcorn (je n’invente rien!) vous n’avez pas Discovery Channel?

Donc bref, aujourd’hui j’ai ranger plein plein de trucs dans la maison, re-tout nettoyé à la javel, classé des papiers, rangé des tiroirs, jeté des truc etc etc : Je suis prête, ma maison est nikel, on peut se rouler par terre et lécher le sol. Je suis prête, je n’ai plus rien à régler : la recherche de taf payé au smic recommence! Si vous voulez m’offrir 4 fois plus je suis preneuse, ça me permettra de faire la lady et de me payer une femme de ménage afin de me rouler par terre avec Minette quand je rentre des courses par 38° (real feel 45°) sur le carrelage frais et propre comme un cul de bébé.

Avez-vous déjà lu des bouquins de Carmen Posadas? Non? Vous devriez, d’abord parce que c’est une écrivaine espagnole ce qui est déjà bon signe et ensuite parce qu’elle est (Oh un miracle!) traduite en français!

Le bouquin qui cartonne en ce moment (enfin je crois) c’est « Invitation à un assassinat ». C’est très glamour, j’adore. Je l’ai pas encore  lu. En ce moment je lis : Pequeñas Infamias : Petites infamies. Je vous raconterai.

Sur ce adishatz, portez-vous et sentez vous vraiment bénis si il ne fait que 27° chez vous.

J’adore quand il fait 25°

… et il faut que j’en profite parce qu’on va vite de nouveau se retrouver à 30 puis à 37° samedi prochain!!!! Ralalala…

Le 10 août dernier sur la couverture de ELLE Vanessa notre star française avait de nouveau 14 ans… Ca doit lui faire drôle de se voir comme ça! (Je sais pas si elle allume régulièrement des cierges à Saint-Photoshop?)

J’imagine voir une photo de moi aujourd’hui ou j’aurais l’air d’avoir 14 ans! Perturbant…

Aout 2012

Ca ne m’aurait pas frappé si ma nièce A. n’avait pas été une anti-Vanessa à donf, pour cause d’amour immodéré (et incompréhensible) pour Johnny D.

Une semaine avant de me retrouver avec « mon » ELLE  dans les mains, au détour du marché de La Rochelle (voyez comme je le recase habilement, le marché de LR…),  j’étais resté en arrêt devant la couverture de Match :

Août 2012 : Tiens Vanessa a des rides! ELLE pourtant (avec son photoshop) me jurait qu’ a 40 elle avait un visage d’ado pré-pubère! ELLE se foutrait un peu de notre gueule?

Oh je sais vous allez me sautez dessus et me dire : « Mais ma pauv’ Mahie pourquoi que t’achètes ELLE d’abord? »

Et moi je vous tire la langue parce que je le lis si je veux parce que c’est mon petit plaisir et voilà! Mais parfois tout de même!!!! Pour une fois Match est quand même plus honnête!!!

J’en ai marre de Saint-Photoshop!!!  Si ça continue je vais l’installer sur mon ordi et vous livrer des photos de moi sans rides, sans gras, sans défauts : parfaites!!!!  La perfection a-t-elle 14 ans? Ca me saoule. Ca a commencé quand j’étais moi même gamine : des gamines dans les magasines maquillées et habillées comme des femmes… Pour nous faire croire qu’elles en sont mais « tellement mieux » (comprendre « plus jeunes » que les femmes « de la rue ».
Et puis avec l’arrivée de l’informatique : plus besoin de photographier des ados  : tu prends Kate Moss et tu la photographie jusqu’à ce qu’elle rentre en maison de retraite : avec Saint-Phototruc elle a 16 ans depuis des années maintenant et pour toujours. Mais revenons à ma copineVaness’

Je l’aime bien moi Vanessa. Probablement parce que je suis pas une fan de Johnny D. Et puis « Jo le Taxi » c’est une petite perle. C’est sorti en 87 vous vous en rappelez?

En été 87 je suis allée avec des copains de fac faire une grande virée voiture-camping en Yougoslavie (quoi ça n’existe plus? Quoi ça me rappelle Mamie quand elle parlait de la Prusse?!!). A cette époque la Yougoslavie était un pays assez fermé, même si Tito était mort, c’était encore assez étrange comme endroit.  On y a passé des vacances géniales a nager avec un tuba et à fumer des clopes. Et alors qu’on prenait un rafraichissement dans une petite gargote du côté de Rovinj : on entendit soudain la petite Vanessa.

Moi ça me rappelle mes 20 ans. Y’a pires comme souvenirs.

Dans le désordre

Aujourd’hui on « a perdu » (comme on dit) 10° et le vent à soufflé toute la journée. Certains étaient très déçus. Moi j’ai revécu (car ces derniers jours, à presque 40 à l’ombre, j’étais pas hyper vivante à partir de 14h…)

On en a donc profité pour faire une aprèm piscine municipale après un tournoi endiablé de Yam au café…

En dehors de ça El Hijito lit…

El Marido reste fidèle à lui même…

L’hortensia « rouge » dont j’ai piqué une bouture dans une rue de St-Martin a l’air de prendre (à droite sur la photo)

Et la bignone extraite du jardin des Vaqueros ( tentative de bouturage sur une plante qui normalement ne se bouture pas mais se marcotte) se maintient vaillamment depuis plus de 10 jours. Je garde espoir de la voir grandir.

A droite la bignone, à gauche un pépin de pomme en train de faire des feuilles.

Pendant ce temps, il n’a fallu que deux jours à ma glycine pour tomber amoureuse de son parasol et s’enrouler lascivement autour de lui! Mais la divine idylle est terminée : les températures revenant à la normal, j’ai supprimé le galant.

Sur ce adishatz, regardez bien les JO et portez-vous bien.

Parlez moi de la pluie…

« Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m’fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage… » (Brassens)

La chaleur est en train de monter là dehors… Je ne suis pas du genre à laisser les fenêtres grandes ouvertes quand on prévoit 34°, ni à me mettre à cramer sur un transat’ en maillot de bain au milieu de mon jardin.

Je me referme comme une huitre dans ma maison. Je mets le store, ne ferme pas les volets (je déteste cette habitude béarnaise), mais en mets quelques uns en… Je vais vous faire une photo :

J’ai même mis un parasol pour protéger ma glycine qui avait intégralement cramé pendant nos vacances charentaise 😦 et qui est en train de renaitre avec force!!!!!

Le volet du bas est fermé parce qu’on occupe réellement que le 1er étage. le RC c’est en quelque sorte notre grenier… On ne peu pas dire notre « cave » car c’est pas non plus « sous terre ». Bref.

Aujourd’hui j’aimerais bien faire la sieste mais Hijito oblige : il faut quand même assurer un minimum comme maman… Comme hier on va faire de la pâte Fimo : lui des figurines style Mario Kart, moi des BO en forme de coquelicot (je me perfectionne…). On regardera un peu le JO, je ferais un ou deux bracelets « brésiliens »… Pour l’instant le dit Hijito s’agite comme un fou devant la Wii, il est trempé de sueur.

Tiens j’ai fini Le Lièvre de Vatanen ce matin. Il faut vraiment que tu le lises (qui que tu sois). ou le relise (pourquoi pas?). Ce bouquin est un bijou zen. Pourquoi pas zen d’abord? C’est pas parce que c’est finlandais que ça peut pas être zen… Je trouve.

Le Lièvre de Vatanen (titre original en finnois Jäniksen vuosi) est un roman de l’écrivain finlandais Arto Paasilinna écrit en finnois en 1975.  Il s’agit du roman de Paasilinna le plus lu au monde, et le livre a trouvé place en 1994 dans la Collection d’Å“uvres représentatives de l’UNESCO. Ce roman a été porté à l’écran à deux reprises, L’Année du lièvre en 1977 par Risto Jarva, et Le Lièvre de Vatanen en 2006 par Marc Rivière. (Wikipédia)

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Hum j’ai visualisé la B.A du film avec Christopher Lamberte et franchement (comme d’habitude!) ça n’a rien à voir avec le bouquin! lol Par exemple Vatanen ne parle jamais à son lièvre, ne dit jamais « nous », ne dit pas que son lièvre « l’aide », il se contente d’être avec lui… Mais ça à l’air sympa quand même… 😉 Autrement, pourquoi pas Christopher en Vatanen? Il a le physique d’un homme qui peut vivre une telle aventure….

J’ai aussi regarder un extrait du film « d’époque » finlandais, il y a aussi des scènes qui n’existent pas dans le bouquin, mais l’acteur et lièvre me paraissent plus « ressemblants » lol L’acteur, bien évidemment filandais et vivant dans les années 70, me semble beaucoup plus « authentique »…. Je vous laisse chercher l’extrait si ça vous tente.

Sur ce adishatz et portez-vous bien…

Vous en connaissez forcément…

J’avais une copine comme ça il y a …. Vers 1989 qui était capable de me raconter des trucs qui lui était arrivés… Sauf que c’était à moi que c’était arrivé… C’était une cas de Serial Mytho assez « grave » car elle n’avait pas beaucoup de mémoire. Elle pouvait te raconter ses vacances à Budapest, alors que 15 jours avant elle t’avait raconté ses vacances à Londres. Le seul « hic » étant que c’était toujours les vacances de quelqu’un qu’on connaissait de loin… Hum.

Mais plus près de nous et au quotidien je suis certaine que tout le monde à un ou une « mytho-plus » dans son entourage à qui il est impossible de raconter quoi que ce soit sans qu’il vous réponde par un « moi plus, plus fort, plus dingue, plus loin, plus triste, plus drole, plus tout »… Rah… Laissons les causer si on y arrive… Je sais : on aimerait, dans l’absolu, leur foutre une bonne baffe… Mais… On préfère rester stoïque, c’est plus « civilisé ». Rha….

Les tribulations d’un lapin en Laponie

« Les tribulations d’un lapin en Laponie »
roman de Tuomas Kyrö
éditions Denoël et d’ailleurs
329 pages
2012
19,50 €

Après le dernier roman que j’avais lu (Rien ne s’oppose à la nuit… ») j’avais besoin de quelque chose de léger et drôle : à la médiathèque mon regard a été attiré par le lapin de la couverture.

J’ai beaucoup aimé ce livre « improbable », plein d’humour et de rebondissements. Un livre qui mine de rien parle de sujets sérieux (mondialisation, fric, bling, misère, écologie, pauvreté, destruction de la planète, etc) mais en fait un conte, une fable, une histoire incroyable, impossible et rocambolesque, drôle.

J’ai lu quelque part que c’était rafraîchissant et « loufoque », c’est vrai et c’était très bien pour débuter les vacances.

Ensuite, alors que nous baguenaudions dans le tabac-presse-libraire de Saint-Martin en Ré (voyez un peu la jouissance que j’ai à dire que j’étais dans l’île de ré ;-)) J’ai acheté un petit bouquin, petit donc pas lourd dans le sac et pas trop cher non plus… (Non je ne deviens pas radine, j’évite juste de répondre aux mails de ma banquière).

Je l’ai acheté parce que c’est un éditeur qui n’édite que des bouquins de qualité et parce que la couverte ma plu. Le résumé aussi :

« Parce que Piazza Vittorio, proche de la gare centrale, est
l’unique quartier multiethnique du coeur historique de Rome,
étrangers et Italiens de toutes les provinces y cohabitent depuis
un demi-siècle. Dans un des immeubles de la place, un homme
surnommé « le Gladiateur » est retrouvé assassiné. Au même
moment, l’un de ses voisins, Amedeo, disparaît
inexplicablement. Ces événements suspects délient les langues
et, tour à tour, chacun des habitants de l’immeuble livre son
sentiment, « sa vérité » à propos du mystérieux disparu. Mais
Amedeo, si apprécié de tous dans un quartier où intolérance et
querelles domestiques sont monnaie courante, a-t-il vraiment
le profil de l’assassin ? Lui aussi prend la parole… Dans cette
comédie sociale aux accents parfois graves, l’intrigue policière
est prétexte à exposer, et, démonter, les mécanismes les plus
absurdes et les plus désolants de la peur de l’autre. »

J’ai vraiment beaucoup aimé ce bouquin, très fin, très subtile, très très à mon gout. Et puis figure-toi, c’est peut-être parce que j’étais à La Rochelle et donc d’une humeur complètement benoîte, mais je l’ai même trouvé très chouettement traduit!! Ouaip! Je ne me plains pas de la traduction! Incroyable! C’est pas souvent que je lis des bouquins italiens tiens d’ailleurs. Enfin écrit par un algérien, en italien.

« Né en Algérie de parents kabyles, Amara Lakhous a
longtemps vécu à Rome où il s’est installé en 1995. Il réside
aujourd’hui à Turin. Journaliste, anthropologue et romancier, il
a reçu pour Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza
Vittorio (Actes Sud, 2007) le prix Racalmare Leonardo
Sciascia, le prix international Flaiano (partagé avec Enrique
Vila-Matas et Raffaele La Capria) et le prix du Salon
international du livre d’Alger. Il a également publié chez Actes
Sud Divorce à la musulmane à Viale Marconi (2012) »

En ce moment je suis en train de lire Lièvre de Vatanen. Car j’ai appris en lisant Les tribulations d’un lapin… que le Lièvre était un bouquin « super connu » et que c’est celui-là qui avait inspiré Le Lapin. Il est par ailleurs traduit par la même femme.
Les tribulations d’un lapin date de l’année dernière, tandis que Le Lièvre de Vtanen date de 1975. Si bien sûr on comprend tout de suite les points communs des deux livres, on ne peut ce pendant pas accusé le deuxième livre de plagiat tant les différence entre les deux bouquins sont grandes ne serait à cause de « l’époque » : d’un côté les années 70 et une Finlande encore « nature », de l’autre les années 10 et une Finlande « mondialisée ». Bref, aussi différent que soit les deux bouquins je les aime autant.

« Vatanen est journaliste à Helsinki. Alors qu’il revient de la campagne, un dimanche soir de juin, avec un ami, ce dernier heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de voiture et s’enfonce dans les fourrés. Il récupère le lièvre blessé, lui fabrique une grossière attelle et s’enfonce délibérément dans la nature. Ce roman-culte dans les pays nordiques conte les multiples et extravagantes aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche en guise de sésame. Il invente un genre : le roman d’humour écologique. »