Asseyez-vous…

Ce matin encore Pôle! Ca faisait seulement 18 jours que je n’avais pas été convoquée… Y’en a qui ne voit pas assez leur conseiller, moi c’est plutôt le contraire : je la vois un peu trop ma conseillère. Elle est bien aimable mais elle me court sur le haricot. Parce qu’elle a un job. Un job à la con.

Je lui ai raconté les quelques lettres écrites qui n’ont pas eu de réponses, la réponse de l’agglo qui laisse une porte ouverte, le coup de fil de la fac, les deux lettres écrites, un ou deux entretiens là-bas sûrement la semaine prochaine…

J’ai fait 20 minutes de voiture pour la voir, 30 minutes de salle d’attente, 12 minutes d’entretien  dans lequel je n’ai fait que raconter mes « démarches ». A la fin elle a résumé ce que j’avais dit dans son logiciel, l’a imprimé et m’a dit à la prochaine fois, ou pas! Avec un grand sourire. ha ha!

Ca sert à quoi? C’est une sorte de psy? Une sorte de curé à qui je dois me confesser?

J’ai pas besoin d’elle. Mais si je vais pas à Pôle, je serai radiée, ça voudra dire que je ne cherche pas officiellement un boulot et ça je ne veux pas. Que les méchantes langues de passage se taisent : ça fait des années que je ne touche plus les assedic, je ne vole pas le contribuable… C’est pas pour ça. Je cherche du boulot. Voilà.

Ca m’a fait beaucoup de bien au moral que la fac me rappel pour 2 jobs qui sont à mon niveau d’études (licence d’esp et doc + maîtrise de doc) moi qui avait postulé chez eux pour un niv. bac. Ca me redonne espoir : mes diplômes ne sont finalement peur-être pas bon  à être mis à la poubelle, moi qui me suis si souvent demandé si je devais rayer ma licence et maîtrise de mon CV.

Entendre 20 fois qu’on est sur-qualifiée, à la fin ça donne envie de pleurer… Ou de griffer. Parce que les postes auxquels soit disant on devrait postuler ils ne nous sont pas ouverts, c’est sur concours …. des concours que j’ai passé plusieurs fois dans le passé… Des concours auxquels on se prépare pendant des mois… et où on est 1500 inscrits pour 17 postes… Soupir… Ou bien alors il faut connaître les chemins détournés du piston, des promotions internes…

Ca ne sert à rien d’avoir des regrets, je sais, mais j’en ai quelques uns. J’en parlerai pas. J’aurais du passer le capes ou l’agreg. J’aurais du rester à Bordeaux, pas partir au pays des lutins verts après en juillet 98 alors que mon prof voulait que j’enchaine sur ma cinquième année, qu’il comprenait pas pourquoi je partais. Des regrets oui j’en ai. Plus d’un. Et je m’en fous si ça fait plus « chic », « dynamique », « sympathique » de dire  « non, je ne regrette rien »… Moi si.