1991

Parfois je me dis que les vieux trucs tiennent bien la route …. 😉

Que faisiez vous en 91?

Vous rappelez-vous ? Vous habitiez oĂč? Vous Ă©coutiez quoi? Vous vous habilliez comment? Quel Ă©tait le roman de l’Ă©tĂ©?

En 1991 j’habitais encore Ă  Madrid et je vivais de façons trĂšs insouciante « La vida loca » comme dirait Ricky Martin…

En 91 sortait Tacones Lejanos d’Almodovar…. Film que j’adore, bien Ă©videmment…

Je connais les paroles de cette chanson par coeur. L’Almodovar de cette Ă©poque Ă©tait trĂšs proche de ce que je vivais, si on peut dire… d’une certaine façon seulement. Bien sĂ»r. Ma vie sentimentale ressemblait Ă  la chanson de Rita Mitsuko, les Histoirs d’A.

Je gagnais bien ma vie en faisant un boulot  pas trop difficile (prof de français en entreprise) et souvent amusant. Je sortais le soir , souvent jusqu’au matin.  Le jour de mon anniv’ j’Ă©tais rentrĂ© Ă  l’appart Ă  7h pour me doucher , me changer et partir faire cours 🙂 mes Ă©lĂšves Ă©tait ravis, ils trouvaient ça fun, m’avait fĂ©licitĂ© en me tirant le lobe de l’oreille. Je dormais un peu debout mais j’Ă©tais gaie et vive aprĂšs une nuit sans sommeil!!!!

En Espagne le dominicain Juan Luis Guerra faisait danser avec Burbujas de amor (bulles d’amour). On dansait encore collĂ©-serrĂ©, pas pour longtemps!

« Je voudrais ĂȘtre un poisson pour faire des bulles d’amour dans ton bocal » ! 🙂 lol  Mais ne vous y fiez pas, les paroles sont assez chaudes, comme souvent avec les sud-amĂ©ricains 😉

EtĂ© 91, la vie de bamboche, sur les remparts du chĂąteau de SĂ©govie, avec le sac de voyage violet par terre, le petit sac Ă  dos sur l’Ă©paule, prĂȘte a reprendre le train pour Madrid en fin d’aprĂšm!

Je n’ai pas beaucoup de photos de cette Ă©poque. TrĂšs peu de photos de ma vie Ă  Madrid, sans les APN on ne mitraillait pas de la mĂȘme façon qu’aujourd’hui. DĂ©gainer son appareil photo entre amis c’Ă©tait presque « un Ă©vĂšnement ». Personne ne faisait ça en dehors des vacances ou des anniversaires…

Vanessa Paradis pour Coco, mon parfun, tellement français!!!!

Y’avait pas internet, y’avait pas les tĂ©lĂ©phones portables. On utilisait les cabines publiques trĂšs souvent, on achetait des cartes pour ça… J’avais une machine Ă  Ă©crire Ă©lectronique qui pouvait garder en mĂ©moire un certains nombre de caractĂšres (des lettres types, des exercices pour mes Ă©lĂšves!  L’ordi n’Ă©tait pas loin de tout!!! Il Ă©tait dĂ©jĂ  dans les bureaux…

La mode Ă©tait diffĂ©rente, je me faisais boucler les cheveux: ça marchait pas trop mais j’aimais bien! L’euro n’existait pas, je comptais en « pesetas ».  1000 pĂ©settes, ça faisait 55 francs Ă  peu prĂšs si ma mĂ©moire est bonne… Je me rappelle plus bien du prix des choses… Les piĂšces avec le roi dessus… Les billets de 1000, verts…

J’achetais mes Fortuna dans des distributeurs Ă  tirette dans les bars. Vous savez les vieux distributeurs, comme dans les gares?

Je m’Ă©tais achetĂ© une petite tĂ©lĂ© d’occas portable avec une poignĂ©e sur le dessus. Blanche, arrondie, en noir et blanc, sans tĂ©lĂ©commande, elle marchait avec une antenne. Parfois il fallait s’approcher de l’antenne pour que ça marche mieux 🙂

Mais voilĂ  c’Ă©tait 1991, c’est un peu loin…

Sur ces beaux rĂȘves endormez-vous bien et prenez soin de vos chats.