Hey sugar…

Sugar, Huile sur bois compensé, 79 cmx79cm

Bon allez hop, c’est fini pour celui-ci, je l’avais abandonné et puis je lui ai remis un trait de kôle et fait une ‘tite couleur… Je suis déjà sur un autre…  Inspiré de la jeune femme au doigt d’honneur que j’ai eu en bannière pendant quelques semaines…

C’est les vacances : Titi et moi nous sommes levés à 6h30, il regarde de la nascar et moi je vais aller faire du thé. Le Youri a chié sur un fauteuil (que je protège heureusement d’une toile à cause de ses longs poils…) (C’était plutôt une caguère involontaire, m’est avis…)

Hier soir je suis tombé sur une émission sur Lou Reed. J’adore Lou Reed, je l’ai découvert quand j’avais 13 ou 14 ans : Mi Hermano El Vaquéro avait ramené une K7 un été très PinkFloyd.Je me rappelle le choc (Négatif! ) quand Walk on the wild side a été utilisé pour une pub pour les Kleenex 😦 . Cette chanson a été utilisée  à toutes les sauces et subie les pires reprises… Comme ils le disaient hier soir, c’est une chanson très sombre et déprimante sur une jolie mélodie « heureuse »… J’avais une vingtaine d’années quand un soir entre deux verres et deux clopes on m’a expliqué les paroles, j’étais un peu surprise, mais ça n’a rien changé de mon amour pour cette chanson, peut-être même au contraire…

Ca parle au début d’un garçon qui a traversé les Etats-Unis pour venir se travestir et se prostituer à New-York « . Puis Lou Reed brosse de rapide portrait en 3 ou 4 phrases de prostituées, de dealers ou de drogués.

Plucked her eyebrows on the way
Shaved her leg and then he was a she
She says, hey babe, take a walk on the wild side

Elle a épilé ses sourcils sur le chemin

Rasé ses jambes et alors il était elle

Elle a dit, Hé bébé, vient faire un tour du côté sauvage (côté sombre)

[…]

But she never lost her head
Even when she was given head

Mais elle n’a jamais perdu la tête

Même quand elle taillait une pipe

[…]

Little joe never once gave it away
Everybody had to pay and pay

A hustle here and a hustle there
New york city is the place where they said
Hey babe, take a walk on the wild side

Petit Jo ne laissait jamais rien tomber

Tout le monde devait payer et payer

Une dose par-ci, un dose par là

New-York city  est l’endroit où on dit

Hé bébé, vient faire un tour du côté sauvage…

Etc…

Ce qui est drôle c’est qu’à l’époque en 1972  (et maintenant encore je suppose) plein de gens ne comprenaient pas les paroles. Je veux dire que beaucoup d’anglophones ne comprenaient pas les paroles car c’est un argot très underground et il n’y pas qu’aux français qu’il faut faire une traduction…

Les paroles complètes:

Holly came from miami f.l.a.
Hitch-hiked her way across the u.s.a.

Plucked her eyebrows on the way
Shaved her leg and then he was a she
She says, hey babe, take a walk on the wild side
Said, hey honey, take a walk on the wild side

Candy came from out on the island
In the backroom she was everybodys darling

But she never lost her head
Even when she was given head
She says, hey babe, take a walk on the wild side
Said, hey babe, take a walk on the wild side
And the coloured girls go

Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo)

Little joe never once gave it away
Everybody had to pay and pay

A hustle here and a hustle there
New york city is the place where they said
Hey babe, take a walk on the wild side
I said hey joe, take a walk on the wild side

Sugar plum fairy came and hit the streets
Lookin for soul food and a place to eat

Went to the apollo
You should have seen him go go go
They said, hey sugar, take a walk on the wild side
I said, hey babe, take a walk on the wild side
All right, huh

Jackie is just speeding away
Thought she was james dean for a day

Then I guess she had to crash
Valium would have helped that dash
She said, hey babe, take a walk on the wild side
I said, hey honey, take a walk on the wild side
And the coloured girls say

Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
Doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo, doo)
(doo)

PS : « wild » peut être traduit pas sauvage bien sûr, mais aussi par fou, dangereux, délirant, déchainé, libre,  etc…
Sur ce passez une bonne journée près des radiateurs ou des cheminées, ça va freezer dans les campagnes….

8 commentaires sur « Hey sugar… »

  1. Quand on sait ce que la chanson raconte, c’est drôle de voir combien elle a été diffusée, est diffusée encore, un peu partout. Les diffuseurs ne doivent pas connaître les paroles.

  2. Une autre utilisation à vomir d’une chanson dans une pub : « Imagine » de John Lennon pour une banque. Les publicitaires n’ont quand même pas utilisé le passage où Lennon chante « Imagine un monde sans argent »…

  3. @Cirek : Merci 🙂 Bonnes vacances à toi !

    @DDC : Oui je me rappelle de ça mais plus très bien 😉 Je vais lire l’article … 🙂

    @Cristophe : ils disaient hier qu’elle aurait été censuré en UK si les gens avaient compris les paroles, mais non ils ne les comprenaient pas et c’est resté n°1 à la radio pendant des semaines!

    @Oui pareil pour Imagine, ça fait drôle!

  4. Je ne connaissais pas les paroles. C’est une excellente idée d’avoir mis en lumière ce milieu si particulier si glauque et sur lequel plane la mort pour des jeunes paumés reniés par la société et généralement par leurs familles pour qui ils n’existent plus. Le plus révoltant est de savoir que des chirurgiens font fortune en les « transformant » en poupée gonflable sachant qu’ils vont finir sur le trottoir pour payer le silicone avant de se retrouver mourant du sida ou d’overdose. Tout ça bien sûr, sous les sarcasmes de notre morale judéo-chrétienne. Je comprends seulement aujourd’hui pourquoi ce jeune paumé (e) qui nous a raconté sa vie en pleurant un soir au comptoir de chez mon pote Éric à Nice dans les années 80 écoutait lou Reed en boucle. Paix à son âme et merci pour cette traduction…Bien qu’elle me fiche le cafard de grand matin 😥
    JMB

  5. J’aime beaucoup cette chanson, tout en en ayant à peu près compris les paroles (pas toutes : je n’avais pas compris les allusions à la drogue). Mais c’est vrai que c’est très facile de chantonner une chanson sans comprendre les paroles, même en français où dans certaines la diction du chanteur est telle qu’on ne comprend rien !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s