Punk is dead

Les Ramones, bah pourquoi pas, je peux pas dire que j’aime pas… Mais c’est pas dans ma « discothèque ».

L’autre jour un ami bloguesque Ă  moi et aussi Ă  certains d’entre vous, insinuait, non sans malice, que je faisais peut-ĂŞtre partie de ce genre de personnes qui pense que le punk se rĂ©duit Ă  une crĂŞte sur la tĂŞte…  En quoi il se trompait pour moi le punk, c’est une crĂŞte sur la tĂŞte ET une Ă©pingle Ă  nourrice dans la lèvre.

Une Ă©pingle Ă  nourrice qu’un personnage boutonneux de Lauzier tentait de se mettre dans la joue sans succès : ça faisait trop mal.

Ah le bon temps des punks! Ca fait bien longtemps qu’on en voit plus dans les rues! Ca mettait de l’animation, mĂŞme si les punks français  n’ont jamais Ă©tĂ© aussi « beaux » que les punks anglais…

The Stranglers, pas vraiment punk Ă  mon avis, mais bon pourquoi pas…

Vous vous rappelez ce morceau « Men in Black »? VaquĂ©ro (Mi Hermano) avait achetĂ© cet album, ça me glaçait les sang aussi sĂ»rement que le 45 tours de la chèvre de monsieur Seguin quand j’Ă©tais Ă  la maternelle!

Mais il y avait quand mĂŞme plein de traces du mouvement punk dans le quotidien sage des collĂ©giens : on  commençait Ă  porter des jeans dĂ©chirĂ©s (pas achetĂ©s dĂ©chirĂ©s hein) on les laissait vieillir gentiment et se dĂ©chirer tout seul et puis ça devenait notre jean prĂ©fĂ©rĂ©. Plus tard les djeuns on achetĂ© des jeans « dĂ©jĂ  dĂ©chirĂ©s »Â  : la loose complète. Et puis les Ă©pingles de nourrice (des vrais piquĂ©es dans la boite Ă  couture de nos mères) on les portait en boucles d’oreilles, sur le blouson en jean, etc. Soft.

Bien,  donc pour moi la punkitude (merci SĂ©golène) c’est un mouvement anglais nĂ© en Angleterre dans les annĂ©es 70. La première fois que j’ai vu de vrais punks en chair et en os c’Ă©tait en 79 Ă  London alors que nous Ă©tions en voyage scolaire. C’Ă©tait une vraie attraction et ça m’a pas donnĂ© envie de leur ressembler, j’avoue. D’ailleurs Ă  14 ans j’Ă©tais Ă  100% dans ma pĂ©riode babacoulesque et je m’habillais essentiellement au Lotus Bleu place du marchĂ© Ă  La Rochelle ou on ne trouvait que des vĂŞtements en provenance d’Inde : Ă  l’Ă©poque ça voulait dire 100% coton, fushia et de bonne qualitĂ©.

Nina Hagen, on parlait beaucoup d’elle, not my cup of tea. Ma copine Isa Ă©tait assez fan.

Bref Ă  La Rochelle il n’y avait pas de punk et c’Ă©tait tant mieux parce que ceux que j’avais vu n’Ă©tait super romantiques comme genre contrairement aux hippys auxquels j’ aspirais Ă  ressembler, ce qui serait probablement arriver si les annĂ©es 80 n’en avaient pas dĂ©cidĂ© autrement, bref : les punks Ă©taient dans la place dans les grandes villes. No futur! (Z’avaient pas tort sur ce coup lĂ )

Sid Vicious, argh : il boit du fanta? J’aurais pas cru. Not my cup of milk tampoco.

Sex Pistols – Anarchy in the UK, emblĂ©matique pour les uns, hyper chiant pour moi. Boooooring.

Les Sex Pistols… Hum… Je ne peux rien citer d’eux et je ne m’en porte pas plus mal… Il parait que The Clash est un groupe Punk (quand je vous dis que je ne suis pas très pointue en punkitude…), ça me permet de finir sur un de mes morceaux prĂ©fĂ©rĂ©s Should I Stay or should I go, qui me parait bien gentillet pour du punk, mais j’ai peut-ĂŞtre une vision trop trash du punk? En tous c’est une de mes chansons fĂ©tiche.