Chaud devant!

Aujourd’hui de la pluie du matin au soir, un ciel noir, le dos bloquĂ©… Après un dĂ©jeuner chez les « beaux-par’ on est revenu se mettre au chaud, une bouillotte dans le dos, sur notre canapĂ© et on a mis « Tacones Lejanos » dans le mange-disque (enfin le truc lĂ …).

Victoria Abril, Marisa Paredes y como se llama la otra?

C’Ă©tait trop bien, j’en avais la gorge toute serrĂ©e tellement j’avais envie de pleurer Ă  gros bouillon, mais je me suis contentĂ© de renifler piteusement. Évidemment si il y a un rĂ©alisateur que j’adore c’est Almodovar. Bon il y a des exceptions , je n’ai pas « adorĂ© », juste apprĂ©ciĂ©,  certains de ses derniers films, ni certains de ses premiers.

Mais je suis zinzin de celui-ci qui est sorti en 91 alors que j’habitais Ă  deux pas de la boĂ®te ou se produit LĂ©tal dans le film… La Villa Rosa.

J’aime tout dans Tacones Lejanos (Talons lointains et non « aiguilles ») : Les acteurs, la langue, les dĂ©cors, les  « costumes », les boucles d’oreilles, les « mauvaises frĂ©quentations », les cigarettes, les couleurs, les relations compliquĂ©es…

Le titre est en effet « Talons lointains » (Tacones lejanos) en rĂ©fĂ©rence au bruits des talons de sa mère qui revient après ses spectacles  que Victoria Abril attend la nuit avant de s’endormir quand elle est enfant. C’est dommage que le titre français ait changĂ© ça et mette ainsi l’accent sur le cĂ´tĂ© sexy (talons aiguilles) plutĂ´t que sur l’attente de la mère (talons lointains).

Miguel BosĂ© en 1991 dans le film et aujourd’hui

Bref, ce film c »est le Madrid de ma jeunesse. Et puis bien sĂ»r les chansons… Inoubliables. Je crois que j’ai dĂ©jĂ  fait plusieurs « articles » sur « Piensa en Mi », alors basta, sachez seulement que pour mon enterrement on peut jouer ce morceau ça me fera plaisir, si on peut dire.

Autrement c’Ă©tait marrant de voir que Javier Bardem a un tout petit minuscule rĂ´le dans le film 🙂