Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse…

Les Demoiselles d’Avignon, huile sur toile,  243,9 x 233,7 cm, rĂ©alisĂ©e Ă  Paris par Pablo Picasso en 1907, conservĂ© au MusĂ©e d’Art Moderne de New York

Ces derniers jours je me suis intĂ©ressĂ©e de près Ă  comment ça se passe de nos jours Ă  la fac … Il s’est avĂ©rĂ© que toutes les inscriptions aussi bien Ă  Pau qu’au CNED ou ailleurs Ă©taient terminĂ©es depuis longtemps et que si je veux faire un D.U il me faudra attendre l’annĂ©e prochaine. Dommage, mais pas gravissime. Juste chiant.

La fac a bien changĂ©e depuis les annĂ©es 80, il n’y a plus de DEUG (DiplĂ´me d’Etudes Universitaires GĂ©nĂ©rales) mais une annĂ©e de licence 1 et 2 et finalement 3 pour l’annĂ©e de licence elle mĂŞme au sens ou nous l’entendions.

Le DEUG Ă©tait un diplĂ´me d’Ă©tudes gĂ©nĂ©rales constituĂ© D’UV (UnitĂ©s de valeurs), la majoritĂ© de ces UV Ă©tait du domaine choisi. En ce qui me concerne : Histoire de l’Espagne, GĂ©ographie de l’Espagne, Grammaire espagnole, Thème et version, LittĂ©rature, etc… Mais nous devions Ă©galement choisir des UV dans d’autres dĂ©partement que le nĂ´tre. En première annĂ©es j’avais choisi « Histoire de l’art espagnole » qui Ă©tait une UV du dĂ©partement d’Histoire de l’Art et qui pouvait ĂŞtre suivie aussi bien par des Ă©tudiants en espagnol, qu’en sociologie ou gĂ©ographie si le cĹ“ur leur en disaient.

C’est bizarre les musĂ©es, vous ne trouvez pas?

De la mĂŞme façon j’avais fait une UV de littĂ©rature russe (en français), j’ai adorĂ© cette UV. Une UV d’histoire de la musique avec un prof fabuleux qui faisait son cours assis devant le piano Ă  queue de l’amphi 700 et illustrait ces propos d’extraits musicaux. Une UV d’initiation Ă  l’italien… Et je crois que c’est tout…. L’UV de littĂ©rature française Ă©tant malheureusement obligatoire. Ben oui, c’Ă©tait ma tasse de thĂ©. Trop proche des programmes du lycĂ©e je suppose. Il y avait aussi une UV de latin, ultra borring.

Mi Hermano El Vaquero qui Ă©tait en gĂ©o, de cette façon avait fait une UV aux Beaux-Arts et c’Ă©tait bien Ă©clatĂ© je crois.

Une dissert’ de fin d’annĂ©es, un sujet d’exam donc, portait sur les Demoiselles d’Avignon. J’avais Ă©normĂ©ment Ă©tudiĂ© ce tableau Ă  la bibliothèque de La Casa de Goya, cours de l’Intendance. A l’Ă©poque il n’y avait pas Internet pour avoir accès Ă  TOUT il fallait absolument aller en bibliothèque pour Ă©tudier. C’est tant mieux car j’adorais frĂ©quenter cet endroit. J’avais sĂ»rement fait l’impasse sur pas mal de trucs au programme et quand j’ai dĂ©couvert le sujet de l’exam j’Ă©tais ravie. Les demoiselles d’Avignon je connaissais par cĹ“ur : j’ai eu une excellent note, qui m’a permise d’équilibrer avec la note misĂ©rable et honteuse que j’avais obtenue en histoire de l’art « architecture romane du nord de l’Espagne », un oral calamiteux que j’avais ratĂ© en juin et en octobre sur une petite Ă©glise dont j’ai prĂ©fĂ©rĂ© oublier le nom… Le prof avait Ă©tĂ© assez retord pour me dire « Je vois que vous ne saviez pas grand chose de « San Pedro del Calvario » (j’invente le nom) en juin, nous allons voir ce que vous pouvez nous en dire aujourd’hui! ». Pensant que cette infâme petite Ă©glise ne pouvait pas me tomber dessus deux fois de suite, j’avais fait l’impasse. Le prof a Ă©tĂ© assez sans pitiĂ© sur ce coup lĂ , ce qui me fait dire que j’ai du avoir le jackpot avec les Demoiselles d’Avignon puisque les deux examens s’Ă©quilibrant j’ai eu la moyenne et donc obtenue l’UV. Poil au nez.

Des Demoiselles d’Avignon que puis dire aujourd’hui plus de 25 ans après? Vraiment pas grand chose.

La rue d’Avignon Ă  Barcelone (c’est du catalan sur la plaque, of course)

Avignon est une rue de Barcelone. En Espagne on dit rarement le nom d’une rue comme en France « Rue Machin » . En Espagne on dit juste Machin et pas Calle Machin.
C’est pourquoi les Demoiselles d’Avignon ne sont pas « Les Demoiselle de la rue d’Avignon ». Parce que comme vous le savez, Picasso Ă©tait espagnol et non français ou belge comme Johnny.

« Les demoiselles » est un des tableaux clĂ© de l’histoire de l’art, le dĂ©but du cubisme… Le tableau s’appelait Le Bordel d’Avignon jusqu’Ă  ce que je ne sais plus qui lui change de nom,  les « demoiselles  » sont bel et bien les prostituĂ©es d’un bordel de la rue d’Avignon Ă  Barcelone… Rue dans laquelle vivait Picasso quand il Ă©tait jeune et beau. Enfin beau je dis ça je dis rien,  je trouve qu’il Ă©tait plus beau sur ses vieux jours mĂŞme si c’Ă©tait un sacrĂ© fils de pute en dehors d’ĂŞtre le gĂ©nie qu’il Ă©tait. Bref.

Je me rappelle qu’on parlait de Ingres au sujet de ce tableau, on faisait le parallèle avec le Bain Turc.  On parlait de l' »art nègre » aussi, des masques. J’avais du en avoir des trucs Ă  raconter!  Vous en apprendrez plus  si vous en avez envie en parcourant le web.

Sur ce adishatz et portez vous bien.

Grève gĂ©nĂ©rale aujourd’hui en Espagne

Les manifestations aujourd’hui dans toute l’Espagne on l’air assez violentes…

Barricades, incendies, vandalismes, charges de la police…
Un million de manifestants Ă  Madrid comme Ă  Barcelone selon les « organisateurs » bien moins selon le ministère de l’intĂ©rieur…

Cordoba cette après-midi

 Madrid, ce soir… Les pompiers ont beaucoup de boulot, pas mal d’incendies Ă  Ă©teindre.

C’est la deuxième grève gĂ©nĂ©rale de l’annĂ©e en Espagne ou plus d’un quart de la population active est au chĂ´mage… Selon Plataforma de Afectados por la Hipoteca (la plateforme des Victimes des Hypothèques), on  compte 46.559 expulsions  au premier trimestre 2012, soit 517 par jour en Espagne. Je lis sur le site d’Euronews que 400 000 logements ont Ă©tĂ© saisies depuis le dĂ©but de l’annĂ©e…

Mieux que de la confiture Ă  …

Un de mes morceaux fĂ©tiches, vous le savez si vous me suivez depuis longtemps…

Aujourd’hui il faisait un temps doux et agrĂ©able, on pouvait sortir sans manteau agrĂ©ablement…

Dimanche je suis devenue la reine du pocker, faites gaffes les cow-boys : j’arrive!

Ce soir c’est l’anniv’ de Mi Hermano El Vaquero, c’Ă©tait bon de rigoler un moment au tel avec lui.

Ce soir j’ai aussi appris que des personnes qui sont des plus chers Ă  mon cĹ“ur se sont rabibochĂ©s et c’est une vraie good news!

Mon dos est toujours mĂ©chamment coincĂ©, c’est pas parce que j’en ai plein le dos (quoique) mais parce que je suis fabriquĂ©e de traviole.

Je soigne en alternant ibupro et paracétamol à forte dose en attendant le déluge.

Demain ça va pas s’arranger parce que je vais chez la gynĂ©co, j’aurais du choisir l’ostĂ©o.

Youri n’arrĂŞte pas de bouffer, 20 fois par jour, je crois qu’il va finir par exploser comme l’oeuf hier dans le micro-ondes. (Cliquez sur les photos pour agrandir les fauves)

Minette a un poil tellement Ă©pais et touffu qu’on dirait un ourson.

Les vacances scolaires sont finies, plus d’excuses pour ne pas peindre. Et pourtant.

J’ai envoyĂ© encore un CV pour un poste qui me plairait bien… Cette fois-ci ne croisez pas les doigts pour moi.

Je me demande si je vais pas faire un DU de FLE. (Quoi? J’ai le droit de parler comme je veux : c’est mon blog, non?!)

Sur ce adishatz et portez vous bien

Il pleut, il pleut bergère rentre tes blancs moutons!

 

Un mujer se protege con un chubasquero del fuerte viento y las lluvias que se han registrado en San Sebastian (Photo Juan Herrero/EFE)

Une femme se protège avec un poncho imperméable des rafales de vent et des pluies qui se sont produites à Saint-Sébastien.

Pendant ce temps les expulsions dues Ă  l’impossibilitĂ© de payer rembourser ses emprunts continuent dans une Espagne ravagĂ©e par la crise…

Stop aux expulsions.

Manifestación en Barakaldo después de que Amaia Egaña saltase al vacío desde un cuarto piso en la localidad vizcaína, acuciada por la orden de desahucio que iba a ejecutarse este viernes. (EFE)

Manifestations à  Barakaldo après que Amaia Egaña saute dans le vide d’un quatrième Ă©tage  de cette commune de Biscaye (Pays Basque espagnol), sous la pression de l’ordre d’expulsion qui allait avoir lieu ce vendredi. (EFE)

Vive le vent!

Vive le vent

Vive le vent d’hiver…

Chaud devant!

Aujourd’hui de la pluie du matin au soir, un ciel noir, le dos bloquĂ©… Après un dĂ©jeuner chez les « beaux-par’ on est revenu se mettre au chaud, une bouillotte dans le dos, sur notre canapĂ© et on a mis « Tacones Lejanos » dans le mange-disque (enfin le truc lĂ …).

Victoria Abril, Marisa Paredes y como se llama la otra?

C’Ă©tait trop bien, j’en avais la gorge toute serrĂ©e tellement j’avais envie de pleurer Ă  gros bouillon, mais je me suis contentĂ© de renifler piteusement. Évidemment si il y a un rĂ©alisateur que j’adore c’est Almodovar. Bon il y a des exceptions , je n’ai pas « adorĂ© », juste apprĂ©ciĂ©,  certains de ses derniers films, ni certains de ses premiers.

Mais je suis zinzin de celui-ci qui est sorti en 91 alors que j’habitais Ă  deux pas de la boĂ®te ou se produit LĂ©tal dans le film… La Villa Rosa.

J’aime tout dans Tacones Lejanos (Talons lointains et non « aiguilles ») : Les acteurs, la langue, les dĂ©cors, les  « costumes », les boucles d’oreilles, les « mauvaises frĂ©quentations », les cigarettes, les couleurs, les relations compliquĂ©es…

Le titre est en effet « Talons lointains » (Tacones lejanos) en rĂ©fĂ©rence au bruits des talons de sa mère qui revient après ses spectacles  que Victoria Abril attend la nuit avant de s’endormir quand elle est enfant. C’est dommage que le titre français ait changĂ© ça et mette ainsi l’accent sur le cĂ´tĂ© sexy (talons aiguilles) plutĂ´t que sur l’attente de la mère (talons lointains).

Miguel BosĂ© en 1991 dans le film et aujourd’hui

Bref, ce film c »est le Madrid de ma jeunesse. Et puis bien sĂ»r les chansons… Inoubliables. Je crois que j’ai dĂ©jĂ  fait plusieurs « articles » sur « Piensa en Mi », alors basta, sachez seulement que pour mon enterrement on peut jouer ce morceau ça me fera plaisir, si on peut dire.

Autrement c’Ă©tait marrant de voir que Javier Bardem a un tout petit minuscule rĂ´le dans le film 🙂