Un bon film, mais pas drĂ´le du tout…

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Un éléphant blanc est une réalisation d’envergure et prestigieuse, souvent d’initiative publique, mais qui s’avère plus coûteuse que bénéfique, et dont l’exploitation ou l’entretien devient un fardeau financier.

C’est le titre d’un film argentin  de l’annĂ©e dernière avec Ricardo Darin (mon acteur fĂ©tiche comme dit El Marido), JĂ©rĂ©mie Renier (qui jouĂ© Cloclo en 2012 Ă©galement), Martina Gusman…

On a eu la bonne idĂ©e de le le regarder en VO sans sous-titre (on avait pas trouvĂ© avec) et je dois dire que l’espagnol des bidon-villes « buĂ©nosĂ©riens » n’est pas facile Ă  comprendre, mais bon on avait pas le choix…

C’Ă©tait intĂ©ressant de dĂ©couvrir un autre visage de Buenos Aires, vraiment loin des clichĂ©s et du tango… Un film qui nous montre un visage de l’Argentine que personnellement je n’avais jamais vu, un visage sombre, dĂ©solant, dĂ©courageant, calamiteux.

« DĂ©marrant sous le signe de la maladie au sens large avec un scanner au cerveau pour Julian (la star argentine Ricardo DarĂ­n) suivi par un massacre paramilitaire dans un village de la jungle (« Brulez tout ! ») auquel Ă©chappe Nicolas (le Belge JĂ©rĂ©mie Renier), le film voit les deux hommes qui sont en rĂ©alitĂ© deux prĂŞtres, joindre ensuite leurs efforts dans le « bidonville de la Vierge », dans la banlieue de Buenos Aires. S’y entassent près de 30 000 personnes et les religieux tentent de mener Ă  bien le projet de construction d’un hĂ´pital surnommĂ© « Elephant blanc », lancĂ© en 1937 et maintes fois interrompu. AidĂ©s par l’assistante sociale Luciana (Martina Gusman, Ă©pouse du rĂ©alisateur), Julian et Nicolas, très bien intĂ©grĂ©s dans la population locale, exercent leurs ministères spirituels tout en jouant les moteurs et les intermĂ©diaires (entre la mairie et l’évĂŞchĂ©) pour assurer le « cash flow » nĂ©cessaire au projet (les travaux sont en cours), mais font aussi figure d’infirmiers, de professeurs d’alphabĂ©tisation, voire de pacificateurs entre les gangs de trafiquants de drogue se disputant le territoire. Mais les deux prĂŞtres affrontent Ă©galement une crise de vocation, l’un Ă©tant affaibli par sa maladie (tenue secrète), l’autre se lançant dans une aventure avec Luciana. Jusqu’oĂą peuvent-ils s’impliquer en tant que prĂŞtre dans l’action sociale ? Telle est la question cruciale et dangereuse posĂ©e par le film dans un environnement riche en fusillades, en gamins fumant du « paco », en flics infiltrĂ©s et autres interventions des forces anti-Ă©meute. » Source : cineuropa.org