La gadoue, la gadoue, la gadoue!

Vian chanteur, « la crème de la crème » (à prononcer avec l’accent anglais ;-))

Quoi de neuf cet automne dans le Béarn? Bah, depuis qu’on est passé à l’heure d’hiver la semaine dernière pas grand chose… On patauge dans la gadoue et puis voilà…

Comme mon prof est partie faire la tournée des salons de BD pour la promotion de son nouvel opus on a pas eu dessin deux fois de suite… J’essaye de ne pas être trop paresseuse et de m’attaquer aux portraits « ressemblants »… J’ai donc choisi de commencer par l’aînée de mes nièces. Comme mes nièces sont toutes  aussi beautifull les unes que les autres (c’est vrai), elles font de bons modèles et puis c’est plus sympa que de faire des portraits d’inconnus découpées dans Elle… Mais c’est aussi plus difficile.

Cette semaine j’ai donc fait ce portrait là…

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Eh oui, je barbouille toujours SUR mon ordinateur…

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J’aurais aimé rester plus près de l’esquisse que j’avais faite au crayon qui, il me semble, était plus ressemblante… (Je mets ses photos avec son autorisation of course)

En dehors de ça j’attends, vraiment avec beaucoup de curiosité la sortie de L’écume des Jours d’après Boris Vian.

« J’ai lu le livre quand j’étais au collège et que Mi Hermano Indiana dévorait tout les Vian. C’est un auteur que j’aime vraiment beaucoup. Sa poésie et son humour sont unique. Dire que c’est un livre très moderne est sans doute un peu bête. Mais il est quand même  intéressant de noter que ce bouquin écrit en 1946, pût autant plaire à des adolescents des années50 que des années 70 et plaire encore aujourd’hui autant à ces ados devenus adultes et autant  aux ados des années 10… Pourquoi, si ce n’est pas parce qu’il est « moderne » ou probablement  « intemporel »? Magique? Poétique? Drôle et tragique?

Incipit de l’Écume des Jours :

Colin terminait sa toilette. Il s’était enveloppé, au sortir du bain, d’une ample serviette de tissu bouclé dont seuls ses jambes et son torse dépassaient. Il prit à l’étagère de verre, le vaporisateur et pulvérisa l’huile fluide et odorante sur ses cheveux clairs. Son peigne d’ambre divisa la masse soyeuse en longs filets orange pareils aux sillons que le gai laboureur trace à l’aide d’une fourchette dans de la confiture d’abricots. Colin reposa le peigne et, s’armant du coupe-ongles, tailla en biseau les coins de ses paupières mates, pour donner du mystère à son regard. Il devait recommencer souvent, car elles repoussaient vite. Il alluma la petite lampe du miroir grossissant et s’en rapprocha pour vérifier l’état de son épiderme. Quelques comédons saillaient aux alentours des ailes du nez. En se voyant si laids dans le miroir grossissant, ils rentrèrent prestement sous la peau et, satisfait, Colin éteignit la lampe. »

Hum… El Marido vient de le relire, moi pas encore.  Pour l’instant je viens de commencer El Lenguaje de la Flores de Vanessa Diffenbaugh, quoi c’est pas un livre « Ã©crit » enespagnol? (C’est américain) M’est égal… Soit je le lis en anglais (et j’ai pas envie) soit en français ou en catalan ou en espagnol, ça n’a aucune importance!  Sauf qu’en espagnol ça entretient ma cervelle, comme le bridge pour les vieilles dames 😉

Voilà. Le soleil (que j’avais commandé avant de me couché) vient d’arriver, alors je vais aller le réceptionner au jardin, je veux pas le faire attendre, il pourrait repartir… Je vous souhaite une bon dimanche…

PS : je n’ai pas trouvé sur le net le film de Clouzot sur et avec Picasso. je présume que les héritiers et/ou ayants droit du peintre ou du réalisateur, protègent leurs droits…

PS : Stéphane Bern présente mardi  un secret d’histoire sur Picasso, j’imagine qu’il n’y aura rien de très nouveau de dévoilé en matière de « secrets », mais je le regarderai quand même. En revanche le film qu’il y aura après, une « fiction » sur sa vie (de Picasso pas de Bern) je m’en passerai très bien.

Allez, bon dimanche! Au fait : vous l’avez lu vous L’Écume des jours? Vous aviez aimé? Autrement il est encore temps de le lire 😉