Frédéric Bazille, mort au combat a 28 ans en 1870

Frédéric Bazille, Fred pour les intime? Un géant de presque 2 mètres.  Aurait-il aimé écouter Ottis Redding en peignant? Copain de Monet il pose pour lui et se retrouve parfois plusieurs fois dans certains tableau comme le fameux Déjeuner sur l’herbe. Pote de Renoir… De Zola… Verlaine Cézanne… etc. Y’a de pires fréquentations…

Frédéric_BazilleAutoportrait à 24 ans.  Hé hé, ça calme.

Né   en 1841 il aurait du/pu devenir médecin si il avait poursuivi ses études. Il préféra la peinture. Il  est mort à 28 ans, au combat , en 1870. Il aurait pu être plus connu, si il avait pu peindre plus longtemps…

La guerre de 1870 me parait toujours très « proche ». Ma grand-mère m’en parlait toujours comme si elle l’avait vécu. Elle n’était née qu’en 1899 mais avait un sacré don de conteuse, elle adorait raconter ce qu’elle avait elle même entendu raconter de ses parents ou grand-parents… J’adorais la faire raconter pendant des après-midi entière. Un jour elle me fit dont d’un album de photo anciennes et marqua de sa main qui étaient tous ces gens… Je les connaissais tous à travers ses mots. J’aimais regarder leurs visages, ils m’étaient familiers…

110_6592Les grand-parents de mon grand-père en 1870, ils sont alors âgé de 32 et 34 ans.

Je connais tellement de photos de ces 2 là à travers les âges que je les reconnaitrais si je les croisais dans la rue! (Je rigole…) c’est pour ça que j’ai l’impression que Bazille, Renoir ou Monet ne font pas parti de l’histoire avec un grand H mais de la même histoire de famille et de guerre que les grand-parents de mes grand-parents, des gens de chair et d’os,  avec leur rires et leurs bons repas, leurs drames, leur mort.

Mes propres parents sont déjà entré dans l’histoire avec un petit H pour mon fils : des visages sur des photos, des anecdotes amusantes…  Les photos du XXième siècle ont cet avantage qu’elles donne une idée plus « vivante » des défunts. ceux du XIXième siècle sont toujours tellement tristes et compassés, pour nous. Je me rappelle dire à « mamie » que les robes d’autrefois paraissaient si austères (en regardant une photo précise) Et elle, surprise, de me répondre « tu parles pour cette robe là? Mais elle était d’un vert très vif! » les photos noir et blanc ne rendent justice ni à la bonne mine de ces dames ni à leur robe de couleur!!!

Tout cela ne nous dit pas si Fred Bazille aurait aimé Ottis Redding…

Publicités

9 commentaires sur « Frédéric Bazille, mort au combat a 28 ans en 1870 »

  1. J’adore aussi, les vieilles photos mais elles me rappellent plus Brel, qu’Otis :
    Et sur l´impériale
    Le cœur dans les étoiles
    Y avait mon grand-père
    Y avait ma grand-mère
    Il avait su y faire
    Elle l´avait laissé faire
    Ils l´avaient donc fait tous les deux
    Et on voudrait qu´je sois sérieux….
    …………………………………
    …Et sur l´impériale
    Le cœur dans les étoiles
    Y avait mon grand-père
    Y avait ma grand-mère
    Il attendait la guerre
    Elle attendait mon père
    Ils étaient gais comme le canal
    Et on voudrait qu´j´aie le moral

    Mais bon j’aime les vieilles photos, Brel et Otis aussi, donc tu me mets d’humeur joyeuse dès le matin.
    bizzzz et adishatz (comme dit quelqu’un qu’on connait 😉

  2. Si la dame ne souriait pas, une photo en couleurs n’y aurait rien changé. Cette histoire de robe de couleur me fait penser que je n’imagine pas les églises, les cathédrales, les temples grecs, etc, autrement que couleur pierre brute…

    Il y a eu à Koch un certain Bazille…

  3. C’est un beau mec ce Fred Bazille. Tu as de la chance d’avoir de si vieilles photos de famille. Ma grand-mère était née en 1894. Elle avait quitté la Bretagne pour être bonne à Paris, elle me disait toujours, comme bécassine !

  4. Les vieilles photos de nos albums de famille sont comme les peintures de notre histoire personnelle. Elles nous parlent quel que soit le talent ou non de l’artiste qui les a réalisées. 😉
    Je trouve tes aïeux aussi beaux que des rois de France immortalisés, eux, sur une toile.

  5. Je ne connais pas… mais je trouve que la pose est très contemporaine, voire r’n’roll surtout pour un auto-portrait… pas l’air facile le gonze !

    Bleck

  6. de parents immigrés je n’ai rien comme photo et je comprends combien cela doit être important! je pense que comme toi j’aurai adoré avoir de vieilles photos d’un temps pas si loin…cela t’ancre vraiment dans une histoire tout ça!

  7. @JM : heureuse de t’avoir mis d’humeur joyeuse 🙂 c’est aussi parfois le but de ce blog…
    Adishatz : au revoir en béarnais pour rappel 😉

    @Cristophe : oui tout à fait. Je pense que les gens était tellement peu habitués aux photos et qu’il fallait aussi tellement patienter avant que la photo soit prise qu’ils finissaient par être perdu dans leur pensées et si le photographe ne disait pas « Souriez !! » (ce qui semble certain) cela explique pourquoi ils ont l’air tous aussi « songeurs » sur les photos…
    J’ai vu une église dont les peintures de couleurs subsistent sur les piliers, c’était très joli… Mais c’était où ? Mystère…

    @Zoé : Oui un sacré gaillard ! On le voit aussi sur le déjeuner sur l’herbe (de Monet) 3 fois !!!! C’est le plus grand !
    Comme Bécassine ? lol J’espère qu’il lui arrivé moins de mésaventures !

    @ksé :
    J’aime regarder les photos de mes grands-parents enfant, j’avoue que ça me parlent quand même un tout petit peu plus que leurs grands-parents à eux… 🙂
    Merci pour mes aïeux 😉

    @Bleck : Oui le garçon n’est pas aussi connu que ces potes morts plus vieux…
    C’est vrai qu’il est moderne 🙂
    On le voit aussi sur ce tableau de Henri Fantin-Latour :
    http://www.linternaute.com/musee/diaporama/1/7183/musee-d-orsay/5/35516/un-atelier-aux-batignolles/
    C’est le plus grand de tous!

    @Seia : c’est vrai que c’est vraiment sympa d’avoir ces photos. Je n’en ai presque pas du côté de mon père, aussi j’apprécie vraiment celles que j’ai du côté de ma mère…

    http://www.linternaute.com/musee/diaporama/1/7183/musee-d-orsay/5/35516/un-atelier-aux-batignolles/

  8. Lire ce billet me fait encore plus prendre conscience à quel point la mémoire de ma famille aura été perdue… Il ne reste que mes grands-mères, l’une trop malade et l’autre depuis toujours extrêmement réticente à parler du passé, de ses parents et de leurs biens perdus dans un bombardement alors qu’elle avait 18 ans.
    Mais peut-être, sûrement, n’ai-je pas su écouter ni questionner alors. En aurais-je l’occasion avant qu’elle ne meure à son tour. Pas sure…
    Mais j’aime bien voir à quel point tu es ancrée, dans ton histoire, dans ta région… Le mot racines a définitivement un sens pour toi.

  9. Selon la personnalité de chacun parler du passé est un plaisir, un fierté ou une douleur…
    Une de mes grand-mères adorait parler du passé dans tout ce qu’il avait d’heureux et en occultant tous les pans sombres de l’histoire familiale (morts d’enfants en bas âge, suicides etc, j’ai découvert plus tard par d’autres membres de la famille).
    Il ne faut forcer personne… Parler du passé peut plonger certains dans trop de nostalgie, nostalgie qui peut finalement les attrister trop…
    Je suis très ancrée oui, dans mon histoire familiale maternelle. Du côté de mon père c’est plus difficile je ne sais vraiment pas grand chose de mes arrières grands parents et même je ne sais vraiment que très peu de mon grand-père qui est mort l’année de ma naissance (mais j’ai son portrait sur ma cheminée!). Je suis heureuse que sa maison soit toujours dans notre famille et de pouvoir déjeuner dans sa cuisine, c’est important, je ne sais pas pourquoi, mais j’aime beaucoup ça.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s