Alerte orange

Ce matin le chemin entre ma campagne et la grande ville a eu quelque chose d’apocalyptique. Entre la pluie qui tombait drue et les éclairs qui éclairait le ciel noir comme des flashs aveuglant toutes les 5 minutes, j’ai bien cru que j’allais devoir me garer et attendre que ça passe… Mais finalement je suis arrivée jusqu’aux halles où je me suis garée dans le parking souterrain.  Plus de parking gratuit dans le parc de l’école quand on va aux bozars : l’école a déménagé et il faut qu’on se débrouille. Le parking m’en a donc coûté 4 euros ce matin, ce que je ne pourrais pas faire à chaque fois… Cependant, vous savez comment sont les artistes (ces insouciants!), il se baladent toujours avec de grands cartons à dessins, des boites à outils pleines de pinceaux, d’encre, de crayons, de fourchettes, de cotons tiges etc…  Et donc c’est pas top-glop de devoir se garer à la va comme j’te pousse n’importe où n’importe comment quand il pleut comme vache qui pisse ce qui est notre pain quotidien en Béarn, c’est même pour ça que les vaches sont vertes et le fromage si bon…

P110047250x65cm, gouache blanche et encre de chine sur papier

Bref je suis arrivée à l’école à l’heure et ai eu le plaisir de retrouver quelques uns de mes condisciples de l’année dernière, pas tous malheureusement mais j’espère les voir revenir un a un comme des brebis égarées, sauf ceux ou celles qui nous ont quitté pour de plus vertes prairies. Cela dit nous avons passé comme d’habitude une excellente matinée ensemble à dessiner, bavarder, boire du café et dessiner.

Notre nouvelle école est un ancien lycée, qui n’était plus assez bien pour être un lycée…  Vous voyez on ne nous a pas mis dans de nouveaux-nouveaux locaux toubo. C’est un peu la misère faut bien avouer : pas de lavabo dans une salle (exigüe) où on pratique la peinture, l’aquarelle, l’encre de chine et j’en passe… Ça la fout mal. Comme on a pas tout de suite repéré les commodités j’ai rempli mes gobelets sous la gouttière qui, il faut bien le dire coulait comme un robinet… Comme quoi quand on a pas ce qu’il faut on donne dans la poésie! Le plus important était là : la cafetière pour une pause digne de ce nom.

P1100473

50x65cm, gouache blanche et encre de chine sur papier

Avant de redescendre vers ma voiture j’ai retraversé le marché des paysans, comme je l’avais fait un peu plus de 3h avant et si je n’avais pas été aussi empêtrée dans mon carton à dessin et mon matériel je me serais bien arrêté pour un petit reportage photo. La semaine prochaine j’y penserai avant et me garerai plus tôt. Il y avait quelques cagettes de figues, qui n’avait pas dû parcourir plus de 20 kilomètres et étaient d’un telle fraicheur que j’ai eu envie d’envoyer un texto à DrK pour lui dire : « Viens ici c’est l’été indien! On a besoin de profs! Et les figues sont à 3€ le kilo » 😉 Bon, c’était peut-être pas l’été ce matin, mais malgré la pluie on crevait de chaud (20°) ce qui me laisse dire sans honte que c’était plutôt les tropiques, la mousson, tout le machin et il y a encore quelques instants le soleil brillait si fort que je suis en sandales, la baie vitrée ouverte et 2 bons bols de figues du jardin sur la table… Rah… C’est la belle vie, je vous l’accorde sans faire de chichi.

Sur ce, je vous bisouille et vous souhaite un excellent weekend. Adishatz mes bons princes et princesses. Prenez soin de vous et des autres. @+