Bonne année mon cul!

Loin de moi l’envie d’être désagréable ou de ne pas vouloir que votre année soit bonne : j’espère sincèrement qu’elle sera à la hauteur de vos espérances, vraiment…

M’enfin bon… Faut bien avouer qu’on attend pas des miracles pour 2014 et que ce rituel de la bonne année, blablabla , bonne santé etc… Sonne un peu machinal et sans vrais sentiments… Je souhaite tous les jours de l’année que votre santé soit bonne et que vous n’ayez pas de gros soucis… Pas seulement le 1er janvier ou le 2… Je peux boire un verre de clairette avec mes amis à n’importe quelle date pas seulement le 31 et je n’ai définitivement pas envie de danser et de suer en écoutant Stromaé, même si j’aime beaucoup Stromaé.

Desproges disait donc en 86  : (Ah joyeuses années 80 où la crise n’avait pas encore frappée, nos parents, notre tante, nos oncles étaient bien vivants, la pollution infiniment moins importante, où il y avait encore plein d’entreprises en France et un taux de chômage largement inférieur à celui d’aujourd’hui!) Notre regretté Desproges disait donc :

« Qu’est-ce que le premier janvier, sinon le jour honni entre tous où des brassées d’imbéciles joviaux se jettent sur leur téléphone pour vous rappeler l’inexorable progression de votre compte à rebours avant le départ vers le Père-Lachaise…

Dieu merci, cet hiver, afin de m’épargner au maximum les assauts grotesques de ces enthousiasmes hypocrites, j’ai modifié légèrement le message de mon répondeur téléphonique. Au lieu de bonjour à tous ’, j’ai mis ‘ bonne année mon cul ’. C’est net, c’est sobre, et ça vole suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire. »

Je tiens néanmoins à rassurer les inquiets : je ne fais pas une déprime post « fêtes », je suis toujours comme ça. De bonne humeur mais lucide : y’a-il vraiment de quoi penser que 2014 va être « super »?!.

Ne me remerciez pour ce moment de bonne humeur et je vous en prie n’imaginez pas que je suis au plus bas… Je souhaite que vous connaissiez « en ce bas monde », aujourd’hui et demain, plus de joies que de peines. Adishatz et poutous.

Allez un petit sourire, parce que je vous sens triste tout d’un coup!