OĂč es tu Paul?

paul_newman

Au mois de novembre Paul m’a conviĂ© Ă  lui faire une visite, pour faire le point entre nous… J’ai Ă©tĂ© surprise parce que la derniĂšre fois que je l’avais vu, il m’avait en gros dit  que j’Ă©tais une fille gĂ©niale et que je m’en sortirais trĂšs bien dans la vie sans lui, que je n’avais pas besoin de lui, qu’il m’aimait beaucoup mais qu’il ne voulait plus me voir, qu’il me tĂ©lĂ©phonerait une fois pas mois pour voir comment j’allais… C’Ă©tait en octobre 2012…

Paul m’a en effet appelĂ© 2 ou 3 fois, fait 2 ou 3 mails m’orientant vers deux trois trucs… J’ai Ă©tĂ© voir quelqu’un de sa part, mais ça n’a pas marchĂ© entre nous. Et puis je n’ai plus entendu parler de lui, plus du tout. Alors forcĂ©ment moi aussi je l’ai oubliĂ©… J’ai appris qu’il avait dĂ©mĂ©nagĂ©. J’ai pensĂ© que c’est parce qu’il Ă©tait dans les cartons qu’il ne pensait plus Ă  moi…

Et puis : padam! En novembre il m’a envoyĂ© une lettre, je devrais plutĂŽt dire une convocation… Effectivement il avait dĂ©mĂ©nagĂ©, et puis Paul avait pris un autre visage : J’ai vu une femme qui s’est bien intĂ©ressĂ©e Ă  mon cas et qui m’a proposĂ© de faire un atelier  en dĂ©cembre : « Organiser sa recherche d’emploi ».

(Oui je sais : je parle pas de Paul Newman en fait…)

Comme je suis un bon petit soldat et que je ressent vraiment le besoin de me secouer j’ai Ă©tĂ© Ă  cet atelier… Pas trĂšs vivifiant comment souvent les atelier de ce cher Paul… Mais bon : ça secoue les puces, ça donne des idĂ©es, ça remet sur les rails! AprĂšs j’ai eu un court entretien avec la mĂȘme dame qui m’a dit qu’en fait ce n’Ă©tait pas elle ma nouvelle conseillĂšre mais le gars qui Ă©tait Ă  l’accueil et qu’il prendrait contact avec moi au cours du mois (de dĂ©cembre) ou dĂ©but janvier pour faire le point et redĂ©finir mon projet… On est le 26 fĂ©vrier et ce nouveau Paul ne m’a pas encore recontactĂ©.

Oui je sais ça serait Ă  moi de faire le premier pas… Ça montrerait que j’ai vraiment envie de lui et de secouer mes fesses… Va falloir que je lui fasse savoir que je veux le revoir. Va falloir. Lui il profite que je ne dise rien pour penser Ă  autre chose et si je l’appelle, il me dira qu’il Ă©tait justement en train de composer mon numĂ©ro.

La dame m’avait aussi programmĂ© un entretien avec une psychologue. J’Ă©tais assez curieuse de tester la « psy made in Paul » je l’avoue. C’Ă©tait certainement plus de la curiositĂ© qu’un vraie envie. Je veux dire que je n’ai pas cru une seconde que j’allais ressortir d’un entretien avec la psychologue-maison en me disant « Wao, cette fille lĂ , elle m’ vraiment rendu service, ouvert les yeux, fait rĂ©aliser ce que je veux vraiment » ou que sais-je encore. Bon de toutes façons la question ne se pause pas. La dame devait m’envoyer une convoc’ pour cet entretien dont elle ne pouvait pas me donner la date « lĂ , comme ça » et j’ai jamais rien reçu non plus… Hum.

Oui je sais : j’aurais du rappeler! Au lieu de ça je me laisser porter mollement par la houle… Par le quotidien… Qui est loin d’ĂȘtre vide : je suis tout le temps ultra bookĂ©e, over occupĂ©e.

Paul… Bien sĂ»r je ne dois pas attendre le retour de l’automne et un Ă©ventuel coup de fil de Paul… Une convocation, un mail froid me menaçant de me radier si je ne viens pas Ă  notre rdv galant…

Oui faut que je m’y remette… Sans compter sur lui. Paul n’est pas un copain. Et puis on s’en sort cahin-caha comme ça. Pour le moment…

Allez les enfants, c’est pas tout ça, mais faut que j’aille faire la popote moi…

Prenez soin de vous et portez-vous bien! Adishatz et poutous!