Revenue de Paris

Vous comprendrez bien dans quelques jours…

5h30 de train, c’est quand m√™me un peu long, mais c’est mieux en premi√®re pour un euro de plus. Chuis snob, j’aime pas √™tre m√©lang√©e √† la pl√®be… J’aime les profonds fauteuils rouges et moelleux o√Ļ on peut somnoler bien √† l’aise dans un silence r√©parateur.

snob

All√©e sympathique jusqu’√† Bordeaux avec des italiens cultiv√©s et charmants avec qui j’ai parl√© de Bordeaux, de LR, de Guiton, de Richelieu, du ch√Ęteau Trompette… Apr√®s Bordeaux j’avais un anglais qui avait un air d√©gout√© et qui finalement a √©t√© vomir aux toilettes, tandis que sa copine m√Ęchait un chewing-gum de mani√®re convulsive. Pour la premi√®re fois j’ai compris pourquoi les profs de coll√®ges nous comparaient √† des ruminants.

A Paris Mi Amiga m’attendait, on est rentr√© en taxi chez elle. Il faisait chaud, la capitale fourmillaient de centaines de milliers d’habitants. Weekend entre vieille copines qui se connaissent depuis 25 ans. Promenade dans Belleville, Bassin de la Vilette, canal Saint-Martin.

Lundi j’ai √©t√© chouchout√© par une maquilleuse et une coiffeuse, j’ai crois√© Cristina (Ma ch√©rie!!!) et j’ai fait la bise √† Nagui. J’ai eu une journ√©e tr√®s riche en √©motions, et comme souvent dans les situation « √©tranges » je me suis fais en 3 heures de bons amis, mais je ne les reverrai probablement jamais. enfin si : la semaine prochaine √† la t√©l√© et puis √ßa sera fini.

A 17h28 j’ai repris le TGV, en seconde. La seconde c’est pas comme la premi√®re : derri√®re moi y’avais une folle qui a enlev√© ses chaussures, √ßa sentait tellement mauvais que j’ai du changer de place, assez loin. Je me suis assise √† c√īt√© d’une¬† femme blonde,pr√©rapha√©lite, qui annotait des partitions, c’√©tait beaucoup mieux, elle √©tait seule dans son « carr√© » et sentait l’Herm√®s. Peu apr√®s une autre dame nous a rejoint et nous a demand√© l’asile, elle nous a chuchot√© que la « dame » qui √©tait derri√®re moi quand j’√©tais √† l’autre bout du wagon avait « urin√© sous elle » et que l√†-bas c’√©tait plus que jamais une infection ūüė¶

beurk

Quand on est arriv√© en gare, j’√©tais heureuse de sortir √† l’air libre. Il avait fait tr√®s chaud dans le Tigivi, comme √† Paris, comme ici aussi : 27¬į le 29 septembre.

Allez c’est l’heure de la tisane de queues de cerises, poutous et galettes les charentais et aussi les b√©arnais et aussi les bordelaises, les bretonnes et ceux du¬† sud est et ceux du nord et aussi de l’est, les brestoises, les canadiennes, les lavalaises, les japonaises, celles de Grenoble et de Dijon: gros bisous tout le monde.

Dicton du jour entendu sur FI : « C’est les jeunes sots qui font les vieux cons!  » C’est d’Aragon. Qu’√©tait point con.