Aujourd’hui, Je pourrais Ă©crire sur ma tĂȘte.

Aujourd’hui, la tĂȘte lourde comme une pierre. La pluie trempe le carrelage de la terrasse et les arbres font danser leur tĂȘte comme des performeuses un peu stones qui agiteraient leur chevelure sur le rythme saccadĂ© d’une musique new age. Le thĂ© vert (compagnon mi-pathĂ©tique, mi-poĂ©tique de la blogueuse rĂȘveuse, solitaire) fume sur la table de pin brut. Les paupiĂšres sont lourdes, les gestes lents et pourtant l’esprit vif (se fĂ©licite la prĂ©tentieuse). La tasse reprĂ©sente un mouton basque dĂ©guisĂ© en ChĂ©. Les spĂ©culos , divine invention belge, fondent dans la tasse, puis dans la bouche. Plaisir heureux malgrĂ© sa banalitĂ©.

Nombre de mots : 103
Sur le vif : oui
éléments du réel : oui
En accord avec le thĂšme : un peu

J’ai trouvĂ© ce petit thĂšme chez AsphodĂšle et il me plait.

Les rÚgles sont : écrire sur le vif, ne pas écrire plus de 100 mots, rapporter des éléments réels de sa journée sans en inventer et sans se référer à un jour antérieur, écrire sur le thÚme de la date correspondante. La liste des thÚmes et le rÚglement sont ici.

En revanche je n’ai pas encore trop compris comment s’inscrire… Mais je sais que ceux-lĂ  y participe :

Valentyne (la Jument Verte) ,   Jean-Charles-Fred Mili (Histoires et Nouvelles) ,  Marlaguette (DestinĂ©e de pacotille),   Jacou (Les mots autographes) ,  Dominique (Un esprit sain dans un corps sage) , Martine27 (Mon carnet Ă  malices)  Croc (Des mots et des images  ,  Martine (LittĂ©r’auteurs), Rebecca Zartarian-Arabian (Ă©ponyme),  Nadael (Les mots de la fin), Prudence Petitpas (Ă©ponyme),  MarieJo64. Eva  (Randonnez-vous dans ce blog) depuis le 1er mars). Ghislaine53. Passion Culture.

De l’ordre

Pas Ă©tĂ© au nu lundi. Ça m’agace de laisser Titi seul. Ça m’agace encore plus de le laisser chez ses grand-parents qui ne le font pas diner sous prĂ©texte qu’il n’avait pas faim. Alors personne ne dine et je les trouve devant la tv. Total le Titi Ă  vraiment trĂšs faim quand je le rĂ©cupĂšre, mais n’osait pas le dire Ă  sa mĂšre-grand… Il faut que j’attende une semaine ou El Marido finit tĂŽt. Ça vient pas. En triant mes dessins j’ai retrouvĂ© celui lĂ  fait il y a quelques semaines. Je ne l’aimais pas. Maintenant je l’adore.

Rose

J’aurais vous du vous raconter l’Ă©pisode qui n’en finissait plus de la vente de mon piano : finalement il est parti il y a une quinzaine de jours sur une remorque oĂč l’avait placĂ© 4 rugbymen… Ça a Ă©tĂ© rock et rapide (un escalier Ă©troit et raide Ă  descendre). Ça nous a aussi fait de la place dans le « bureau » oĂč El Marido a pu installer son « bureau », avec son pc d’astreinte et l’Ă©cran qui bave du violet de son taf et tout son bordel, bien rangĂ©. Du coup il n’y a plus que mon « bureau » dans l’ex salle Ă  manger. Je fais de l’ordre, de l’ordre et encore de l’ordre. Je trie, je range, j’arrange.

Ce soir c’Ă©tait grande rĂ©union bi-annuel , Ă  l’assoc’. J’Ă©tais contente de ne pas y aller et de ne pas culpabiliser, de me sentir libre de faire « MES » petites affaires…

El Hijito devait apprendre « Mistral gagnant » pour la classe de musique demain. Il dĂ©teste cette chanson, je dĂ©teste cette chanson, on l’a apprise ensemble. C’est une vraie souffrance pour lui de devoir chanter. Il a du mal Ă  placer sa voix, chanter le met trĂšs mal Ă  l’aise. Il prĂ©fĂ©rerait certainement manger un ver de terre. Quand Ă  moi si je devais me planter devant une classe et chanter ça… Je prĂ©fĂ©rerais 1000 fois manger le foutu ver de terre.

Il pleut. Le soir je crochĂšte des bonnets rigolos. Le weekend dernier une copine avec qui je bossais en Irlande est venue avec son homme et son bĂ©bĂ©. C’Ă©tait trĂšs sympa. On rigole, on picole, on papote. Les chats dorment. Le bĂ©bĂ© pleure.  Youri, comme d’hab, a eu un succĂšs fou.

France Inter est en grĂšve. Passe de la ‘zic trĂšs chouette. Faudrait pas oublier qu’ils ont des raisons de faire grĂšve et pas seulement apprĂ©cier leurs programmateurs musicaux.

Bonne soirée les amis. Gros poutous, abrazos et big hugs.

 

Miroir… Mon beau …Miroir…

Certains matins, plutĂŽt rares quand mĂȘme, je fais comme ma mĂšre. Quand j’Ă©tais gamine : je la regardais dans notre petite salle de bain baignĂ©e de soleil, devant les miroirs qui Ă©taient dans les portes de l’armoire : elle tendait doucement la peau de son visage, pour tenter de retrouver son beau visage de jeune femme. Elle remontait ses paupiĂšres, essayait l’espace d’une minute de voir Ă  quoi elle ressemblerait si son visage ne s’affaissait pas, inexorablement. Je la trouvais trĂšs belle ma mĂšre. Mais quand elle tendait sa peau comme ça entre le mascara et le coup de brosse, elle avait un visage inquiĂ©tant, tendu, pas beau… Elle Ă©tait mieux avec son sourire et ses yeux doux, ridĂ©e. MĂȘme si ses lĂšvres Ă©taient selon elle trop minces… Heureusement qu’elles n’aimait pas les toubibs, et encore moins les artifices! MĂȘme avec de l’argent, mĂȘme avec la mode, elle ne serait jamais tombĂ© dans le miroir aux alouette du collagĂšne.

humour

Je suis heureuse de ne pas ĂȘtre comme cette ancienne actrice bimbo des annĂ©es 80 que je viens de voir Ă  la tĂ©lĂ©. Je l’ai toujours « suivie » avec une « tendresse » particuliĂšre (ou serait-ce avec un « cynisme » particulier? Un intĂ©rĂȘt voyeur?) parce que nous Ă©tions pendant un an dans le mĂȘme collĂšge. Moi en sixiĂšme, elle en pensionnat en 3iĂšme. Je suis heureuse de ne pas ĂȘtre une actrice et que la mode n’est pas Ă©tĂ© au botox quand ma mĂšre avait 50 ans. La bimbo blonde, a du se tendre le visage bien des fois devant le miroir avant de se faire injecter quelque chose dans les rides autour de la bouche, celles qui partent du nez. Son visage est Ă©trangement bouffi et figĂ©. Je suis heureuse de ne pas avoir Ă  me poser la question : « je vais voir un chirurgien esthĂ©tique ou pas? » Parce qu’il faut bien avouer, ces visages de femmes, figĂ©s, gonflĂ©s, tendus, Ă©trangement douloureux d’un beautĂ© qui ne reviendra pas… Ca glace.

Allez, poutous et galettes! Prenez soin de vous les amis, et de vos jolis rides d’expression!

On ne peut pas…

On ne peut pas plaire Ă  tout le monde.

On ne peut pas rire de tout.

On ne peut pas ĂȘtre et avoir Ă©tĂ©.

On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.

On ne peux pas chasser le brouillard avec un Ă©ventail.

On ne peut pas courir deux liĂšvres Ă  la fois. C’est lĂ  oĂč je voulais en venir. On ne peut pas courir Ă  droite, et en mĂȘme temps courir Ă  gauche. J’ai essayĂ©, j’ai pas pu. Au bout d’un moment on craque et on veut juste courir au milieu en envoyant au diable, les liĂšvres qui veulent vous faire faire tellement de trucs qui vont pas ensemble que tant va la cruche Ă  l’eau Ă  la fin elle se casse et adieu veaux , vaches, cochons. Oui je sais, je mĂ©lange tout.

L’assoc’ (dans laquelle je «travaillais» depuis plusieurs annĂ©es) se passera trĂšs bien de moi. Je ne vais pas prĂ©voir d’autre expo avant l’automne. Je ne suis pas « obligĂ©e » d’aller au cours de nu, mĂȘme si c’est ma pause zen de la semaine… L’organisation avec El Hijito n’est pas assez « fluide »… J’ai dĂ©jĂ  plein de choses Ă  faire. Plein.

On ne peux pas courir deux liĂšvres Ă  la fois. Encore moins 5 ou 6. Concentration. C’est ce que je dis souvent al Hijito quand il rĂȘve en faisant ses devoirs : « Concentration! »

Je sais pas pourquoi tout ça me fait penser Ă  Alice. Vous vous rappelez d’elle? Elle Ă©tait gĂ©nialissime …

Allez hop! Plein de bisous de galettes, portez vous bien, salut i força al canut!*

canuts* Expression catalane qui signifie « SantĂ© et force dans le canut », le « canut » c’est la bourse en cuir d’autrefois.  On y voit souvent une connotation sexuelle, mais celle-ci est purement fantasmĂ©e : cela signifie simplement « SantĂ© et beaucoup d’argent ! »

Bouge de lĂ !

Photo136914h40. Tout d’abord, chers amis laissez-moi vous prĂ©senter mon nouveau PC! 🙂 Il marche pas, il court! Et il est plus petit que petit : j’ai mis un feutre de taille standard dessus pour que vous ayez l’Ă©chelle 😉 Un grand merci aux copains qui ont contribuĂ© Ă  sa venue sur mon bureau!

Une nana devait passer Ă  14h30 aujourd’hui. Comme je suis une fille charmante, j’avais fait la maison bien proprette, mis des fleurs fraiches et  prĂ©parĂ© du cafĂ©… Elle devrait ĂȘtre lĂ  depuis 36 minutes et son portable est sur rĂ©pondeur. Je m’Ă©tais dis que, aprĂšs sa visite, je tournerai la page de 3 semaines un peu trop remplies Ă  mon goĂ»ts pour retourner vers la blogo : faire le tour des blogamis et pondre un post : cot cot cot codec!

Je ponds donc mon post avec une heure d’avance puisque la donzelle me pose un lapin. Ce qui sera inscrit Ă  son dossier…

16h35. La miss ne m’a pas rappelĂ©, malgrĂ© mes deux messages. Il n’y en aura pas de troisiĂšme Elle pourrait s’en mordre les doigts.

Un truc qui ne m’arrange pas trop en ce moment :

Depuis sa naissance ou presque El Hijito me voit bloguer. Jusqu’Ă  prĂ©sent ça lui en touchait une sans faire bouger l’autre. Depuis un mois grosso modo ou un peu plus… (Depuis qu’El Marido lui a installĂ© Linux sur une vieille brouette du boulot) mĂŽssieu El Hijito se pique de lire mon blog… On dira ce qu’on veut, ça inhibe un peu, beaucoup.Faudra voir. J’aime pas les secrets. J’espĂšre que ça lui passera.

Entre vendredi 14h et dimanche 18h j’ai Ă©tĂ© complĂštement prise par l’expo dont je vous avais dĂ©jĂ  parlĂ© , je crois. On ne peu pas dire que cela ait Ă©tĂ© un succĂšs. Nous Ă©tions 23 exposants, un peu perdus dans deux grandes salles Ă  la campagne. TrĂšs de peu de visiteurs, zĂ©ro ventes (en dehors de 2 ou 3 cartes postales). Bref une opĂ©ration qui nous aura coĂ»tĂ© plus qu’elle ne nous aura rapportĂ©e : inscription Ă  l’Ă©vĂšnement, achat de sandwich, billet de tombola, 3 crĂȘpes, un cafĂ©… Sans compter qu’Ă©videmment on achĂšte du matos, on essaye de faire des nouveautĂ©s… Ca marche plus ou moins. Y’a des espĂ©rances, des frustrations… J’ai nĂ©anmoins rencontrĂ© des gens charmants et d’autres moins. J’ai bavardĂ©, tricotĂ©, attendu que le temps passe, dans une salle sans fenĂȘtres. Ce qui n’Ă©tait pas trĂšs agrĂ©able pour moi…

Je vous aurais bien mis deux ou 3 photos. Mais j’Ă©tais pas super enchantĂ©e de comment j’ai pu accrocher mes trucs alors tant pis. Y’aura pas de photos… Et puis j’ai vraiment rĂ©alisĂ© que pour une expo il faut que tous les cadres (d’un mĂȘme artiste j’entends) soient identiques… Et les miens Ă©taient pas tous pareil, ça faisait moche. Mais tant que je n’ai rien vendu, je ne peux pas investir dans de nouveaux cadres… Et si je n’ai pas de beaux cadres, ça ne met pas en valeur mes dessins… C’est le serpent qui se mord la queue. Je suis morose.

17h08. Pas d’appel de la miss. Mauvais ça. Mauvais. Je voterai pas pour elle. (maniĂšre de dire).

Bon lĂ -dessus mes chers amis, je vais faire un tour pour acheter de quoi faire un tajine.

Plein de bonheur à vous tous en ce début de semaine, santé et force au canut!