37°2 l’après-midi…

… et dedans 29… Je suis au bord de la nausée…

Trop chaud la nuit et les ennemis publics n°1 qui passent à l’attaque : se réveiller avec des piqures irritantes et ne pas oser se rendormir de peur de se faire dévorer par ces monstres avides de sang sucré. Entre 3h et 4h de la nuit, en train de surfer sur les sites immo à la recherche de la perle rare… (Il se pourrait qu’on signe prochainement un compromis de vente mais rien de certain pour l’instant. )

Réveillée tôt et prête à profiter de la matinée pour faire tout ce qu’il y a à faire car l’après-midi sera consacrée à ne pas faire un mouvement de trop et à lire allongée…

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Exactement comme ça mais avec un truc à lire dans les pattes…

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On avait pas encore pris le petit déj’ qu’on a entendu des bruits étranges dehors des gros « pfou » sonnores. El Marido a dit pour plaisanter : c’est une montgolfière. Le bruit à continué : Pfou pfou! Alors on est sorti sur le balcon et on a vu ça! Et puis une autre est arrivée aussi… Elles avaient du mal à s’élever et puis une à carrément disparue derrière les maisons, c’est à dire en bas de la falaise si on peut dire, car derrière les arbres c’est « en bas ». Avec Titi on a sauté en voiture (même que j’étais ni lavée, ni maquillée, ni même avais-je une culotte) et on est parti à la chasse à la montgolfière.

Vous comprendrez en regardant la vidéo le « PFOU » qui nous a fait sortir de dehors…

La montgolftruc n’allait pas remonter 😦 Ils pliaient le ballon.

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Tous les habitants de la rue en face de ce champs étaient dehors ébahis d’avoir vu se poser une montgolfière sous leur nés pendant qu’ils trempaient les tartines dans leur café. Du coup on est parti acheter des croissants… Ordinaires. Je déteste les croissants au beurre. 19h : 36° dehors : mal à la tête…

Allez les amis, je vous souhaite le meilleur et vous fait plein de poutous et de galettes charentaises, adishatz beroïs!

I’ve got the power!

J’attends, nous attendons, une visite de Mandarine, notre agente immo de choc : des yeux de biches d’un vert d’obsidienne, un maquillage digne d’une reine du shopping qui aurait gagné le challenge de l’année… Les bras entièrement tatoués de têtes de mort, de fleurs, de dés et j’en manque. Brune, mate. Italienne?  C’est une arme de destruction massive.

Pour faire face à cette bombe et à son pouvoir de persuasion (baisser le prix de vente de la maison?) je m’écoute un bon vieux morceau des années 80 pour me persuader qu’ici : c’est moi le chef!

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Bon on a eu une visite ce matin, peut-être qu’on a une proposition intéressante? Ou juste un mauvais moment passé à résister à Mandarine et ses baisses de prix… 😦

Wish me luck!

Bisous les amis!

C’est la fin des vacances

C’est la fin des des vacances. Malgré les 35° dans la journée et les 28.2° encore alors que la nuit est tombée : la rentrée est proche. Je fais déjà des rêves où je me goure dans les horaires de rentrée del Hijito au collège (5ième) et où je m’aperçois quand je suis à l’autre bout de l’agglo qu’il doit m’attendre sous la pluie depuis au moins 4 heures… C’est normal : je ne suis pas zen, du tout.

Résumé de l’été :

Nous avons été à la piscine municipale assez souvent : on aurait pu croire parfois que c’était juste la notre, mais elle n’était malheureusement pas dans notre jardin.

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J’ai fait énormément de ménage et je n’ai pas dessiné du tout. Nous avons eu plein de visites prévues, moins de visites effectives : pas mal de visites annulées au dernier moment quand la maison était super présentable. C’est comme ça. Nous n’avons pas eu de proposition à part une qui était tellement tellement en-dessous du prix demandé que s’en était grotesque.

Je n’étais jamais sortie de l’agglo au volant depuis 6 ou 7 ans que j’ai le permis : j’ai fait 1000 kilomètres en moins d’une semaine  par 37 degrés. On a eu chaud mais ça a été un bon moment avec Titi en copilote super efficace. On a pris deux autostoppeurs aussi sympa que dans « Tout nus et culottés ». Ça restera un chouette souvenir.

J’ai lu un bouquin sans fin, je crois que c’est le plus long roman que j’avais jamais lu (Monte Cristo, je reviens pas là-dessus). Je vous le conseille surtout si vous avez une jambe dans le plâtre.

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Finalement j’ai repris le dessin, difficilement, hier. Un été en huit-clos ou presque avec son enfant n’est pas propice à la création artistique… Il faut être égoïste, je n’ai pas envie de l’être. Je n’aimais pas ces étés ou ma mère m’interdisait de l’interrompre quand elle dessinait tous les matins ou toutes les après-midi, je ne sais plus… Je n’avais même pas le droit de m’assoir sans rien dire dans la même pièce.

J’ai été aux urgences le 7, j’ai eu quand même l’humour de dire « que je ne voyais pas le Dr Ross dans les parages » alors que je ne me rappelais pas vraiment si je m’appelait X ou Y-Z. J’ai expérimenté l’amnésie, comme dans les films! 3 semaines après ça me fait rire, et on en rit avec Titi et Gros Minet El Marido, donc ma journée à l’hôpital de Pô n’est plus qu’un troublant souvenir…

Je n’ai pas été en Suède, ni au Maroc, ni même en Espagne. C’est comme ça.

Adishatz les amis et bonne rentrée à tous!

Pourquoi les mamans conservent les dents de laits de leurs enfants?

J’en ai une pleine petite boite.

La petite boite est très jolie, c’est une boite des années 70 que j’ai de ma mère. J’y mets des choses précieuses : les dents de lait de mon fils.boitesY’a même des boites spéciales vendues dans le commerce!

Ailleurs dans une autre boite, j’ai la première mèche de cheveux que je lui ai coupé quand il devait avoir un peu moins d’un an.

Quelles drôles d’habitudes ont le mères.

Quand j’ai hérité du secrétaire de ma grand-mère, il n’y avait rien dedans. Sauf au fond d’un tiroir, oublié, un petit papier plié avec dedans un mèche de cheveux blond et écrit au crayon de papier : Jean, 1892. Mon grand-père était née en 1891. La première mèche de cheveux de mon grand-père! Gardé précieusement par sa… femme!

Ah les mèches de cheveux… Souvenirs impérissables du passé! Plus romantique que les dents de lait il faut bien l’avouer…

CheveuxExemple de médaillons en cheveux, j’en parlerai une prochaine fois…

Savez vous qu’au 19ième siècle on brodait des tableaux avec ses propres cheveux? C’est curieux non? Il y avait des objets fait avec des cheveux…

Sur ces bonnes considérations je vous laisse. J’attends une visite de la maison avec Mandarine, l’agente immobilière acidulée, voir acide tout court.

Bisous et poutous, prenez soin de vous les amis!

Monte Cristo

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En juillet pour le « Challenge Culturel du Renard » j’avais lu les deux premiers tomes de Monte Cristo et commencé le troisième… Je croyais que je n’étais pas loin de la fin…

Voilà le problème de lire sur une liseuse : on ne sait pas la taille du bouquin! Et si j’avais su que Monte Cristo était composé de 6 volumes (deux gros tomes qui font 2100 et quelques pages chez Folio!!) et bien je ne l’aurais peut-être pas commencé!

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Quoi qu’il en soit je l’ai terminé et adoré, même si j’avoue en avoir eu un peu ras la pastèque au sixième volume… Mais bon, c’était bien. J’ai bien lu, j’ai eu un été bien littéraire et j’ai adoré me plonger dans le 19ième siècle, les habitudes, les menus, les vêtements, les voitures à cheval, le télégraphe etc… Ce fut une lecture très enrichissante et plaisante.

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J’en retiens qu’à monsieur Dumas on ne la faisait pas, ce type-là avait tout compris et percé le mystère des diverses psychologies humaines.

Le personnage que j’ai préféré, et de loin, c’est Albert de Morcef. Monte Cristo ne m’a pas paru du tout sympathique et Morel sont protégé un peu niais.

Bref c’est une lecture que je vous conseille si vous avez envie de dévorer de la belle écriture (un peu tirée par les cheveux il faut quand même le dire! :D). Sinon vous pouvez vous rabattre sur le film en deux DVD (4 fois 1 heure et demie) de Denys de la Patellière qui est apparemment la meilleure adaptation de l’œuvre de Dumas… Avec Jacques Weber! THE Jacques Weber!

Bisous et poutous à tous!

Ictus amnésique (Grosse fatigue : la suite)

Ça fait maintenant quinze jours que « j’ai « fais » mon ictus amnésique ». Est-ce que je vais mieux? Oui.

A quoi était-ce du? Il n’y a pas de cause médicale.

Est-ce que ça a laissé des séquelles? Physiquement : non. Moralement : oui.

Je vais bien, tout va bien. Une partie de la journée n’a pas été imprimée dans ma mémoire et je ne m’en souviendrai jamais. C’est anodin? C’était une journée comme une autre, à quoi bon s’en rappeler? Non ce n’est pas anodin. C’était une journée affreusement flippante. J’avais peur, j’étais en pleine panique. Je ne comprenais rien à rien et ça je m’en souviens très bien. J’ai le souvenir d’une angoisse totale, de la peur d’être folle à enfermer, de n’être plus rien.

J’ai des flashs, comme des lambeaux éparses de rêves…Je ne me rappelle quasiment pas m’être réveillé et avoir pris le petit déj avec El Hijito. Ensuite, comme nous devions avoir une visite à 17h je me suis lancé dans le ménage, avec une sorte de fièvre. Je me rappelle avoir pensé que j’en faisais trop, que j’étais comme hystérique au sujet du ménage…Je rappelle faire les choses mécaniquement, à fond, quasiment sans pouvoir respirer. Mais je ne me rappelle pas du tout de la matinée en elle-même.

On dira que j’en ai trop fait et que j’ai péter un câble.

Je n’ai repris mes esprits qu’aux urgences.

J’ai le souvenir d’une angoisse énorme. Je sais que j’ai répété 100 fois peut-être « Qu’est-ce qui se passe? Pourquoi je ne comprends rien? ». Dans mon trouble je pensais avoir fait un AVC.

Le ictus ce n’est pas vivre un truc, se « réveiller » et avoir oublier. C’est vivre sa journée et oublier en permanence, ne plus savoir ce qu’on a déjà dit ou pas, être dans un état de confusion mental, complet, total, pendant plusieurs heures (entre 5 et 10).

C’est vers 13h qu’El Hijito s’est rendu compte que quelque chose clochait (avant il était sur le pc a regarder des vidéos). Non seulement je n’avais rien préparé à manger (on déjeune généralement vers 12h30) mais j’étais complètement perdu au milieu du salon et répétais sans cesse les mêmes questions « Qu’est-ce que j’ai fais ce matin? » « Est-ce que j’ai fait du jardinage? » « Qu’est-ce qui se passe? »… Il a contacté son père qui est arrivé dans la demie heure. Pendant une heure à la maison il s’est passé des choses dont je n’ai aucun, mais alors aucun souvenir. El Marido m’a raconté que je ne savais plus en quelle année nous étions, je ne savais plus que nous vendions la maison, je ne comprenais pas QUI avait fait les lits, mis telle taie d’oreiller… Je ne comprenais pas pourquoi j’étais habillée comme je l’étais etc… Il a fait cuire des pâtes pour Titi (qui n’a pas voulu manger, on aurait l’appétit coupé à moins que ça), je ne m’en rappelle pas.

Heureusement son oncle est venu chercher El Hijito pour qu’El Marido puisse m’emmener voir un médecin. Il a eu le malheur de me dire que nous allions voir un confrère de notre médecin de famille qui était en vacances… Et j’ai fait une fixette : je ne voulais pas voir ce médecin (que je ne voudrais pas non plus voir en temps normal cela dit…) El Marido a mis une heure avant de pouvoir me décider à partir. Et a compris que si il voulait que j’y aille il ne fallait plus prononcer le nom de ce médecin. J’étais désorientée, mais je voulais quand même, me changer, mettre mes bijoux habituels… J’ai mis des sous-vêtements coordonnés et une robe plus jolie que celle que je portais. Je suppose qu’El Marido s’impatientait. Je dis ça pour souligner que je n’étais pas inconsciente du tout.

Je ne me rappelle pas avoir été au cabinet médical, juste deux flashs : le visage de ce médecin que je n’aime pas et le visage d’une femme inconnu à l’accueil. Il parait que j’ai dit dit avec le regard complètement hagard que j’avais depuis le début de l’ictus « C’est qui la dame? Pourquoi elle est là? C’est qui qui est là d’habitude? ». (C’était une remplaçante). je pense que dans ce genre de situation il est très important que la personne « perdue » puisse trouver des repères. Le fait qu’il y ait une remplaçante au cabinet médical et que je ne vois pas mon médecin habituel a du en rajouter une couche à mon incompréhension. El Marido m’a même dit qu’en sortant du cabinet j’ai été jeter un coup d’œil à la salle d’attente de notre médecin de famille et ai dit, soulagée : « Bon ça va, ça au moins c’est normal ».

Je ne me rappelle pas de l’arrivée aux urgences (le toubib avait diagnostiqué l’ictus et dit à El de m’emmener aux Urgences illico), je ne me rappelle pas marcher dans le parking, rentrer  là, voir d’autres gens…

Ça commence à s’éclaircir très progressivement, je ne sais pas à quelle heure, peut-être vers 15h00?  J’ai vu une infirmière, une femme médecin… C’est encore des rubans de rêves épars…

Je me rappelle dire « Je ne comprends rien, je ne me rappelle de rien » et la femme médecin me répondre « C’est pour ça que vous êtes là! » J’ai trouvé ça réponse abrupte et pas sympatrique… Elle m’a posé plein de questions, j’ai pleuré. Ses questions me jetaient dans un abîme d’incompréhension et de douleur, je revivais la dernière fois où j’avais été à l’hôpital, en 2007. Je pleurais. El Marido était retenu à l’accueil à faire de la paperasse 😦

Quand il m’a rejoint les choses on commencé à s’éclaircir je crois. Bien que je lui ai répété 10 fois, 20 fois les mêmes questions… Avant de commencer à imprimer les réponses.

L’ictus amnésique est bénin. C’est tout ce qui compte pour les médecins et les proches pas si proches. Le lundi je croise ma belle-mère qui me dit « Ah tu vas mieux!!! » Je réponds « Bof ». Elle me dit « Tu es debout quand même!! Alors ça va! »… Mouais, quand je n’avais aucune idée de qui j’étais et de ce qui se passait je marchais aussi… Je me rappelle de m’être dit à un moment dans cette folle matinée que j’étais comme une oie sans tête (à qui on vient de couper la tête) et qui courrait dans tous les sens, sans plus n’avoir de cerveau pour comprendre ou mes pas me menaient.

Nous sommes sortis des urgences vers 20h je crois. J’étais très soulagée de partir et de ne pas passer un nuit là-bas. Les hostos ne me rappelle que des souvenirs douloureux. Je n’étais pas encore très « gaillarde ». Encore comme une andouille qui ne comprend pas tout.

En arrivant à la maison j’étais au ralenti complet, je marchais comme une centenaire. Je vérifiais tout. Posais encore 1000 questions. Il fallait que je comprenne. La carafe laissé sur la table du jardin. Un housse d’oreiller que je ne mets jamais dans ma chambre m’a bien perturbé pendant 4 jours. Pourquoi l’avais-je mise? Était-ce vraiment moi qui l’avais mise?

Je n’avais aucun souvenir d’avoir laver par terre mais le sol très propre sous mes pieds me disait que si. D’ailleurs ça m’a fait très plaisir de rentrer dans une maison aussi propre. Je me sentais comme folle sortie d’un asil et qui ferait bien d’y retourner. Mes idées etéit plus que sinistre pendant 48h.

Oui ça va. El Hijito est resté chez sa tante et ses grand-parents quelques jours. le samedi et le dimanche j’étais dans un épuisement total : je ne tenais pas debout, n’avait pas faim, voulait me reposer mais avait peur de rester seule, peur de mourir, d’être folle, de devoir être internée. J’étais comme une chiffe molle, très molle et angoissée. Qui piquait du nez sans cesse mais ne pouvait dormir pour autant du sommeil « du juste ». El Marido a été très rassurant et compréhensif. m’a rassuré tout le temps et finalement après quelques jours de super angoisse tout s’est remis à sa place et El Hijito est revenu (il passait me voir tous les jours, avant de revenir avec son baluchon). Heureusement pour moi El Marido avait pris une semaine de vacances et a pu être au petit soin pour sa petite femme…

Quand Titi est revenu on en a parlé un peu. Il a dit qu’il avait eu « un peu » peur… Il m’a raconté ce qui s’était passé. Son père avait appelé quand il lui avait dit sur FB que j’allais pas bien. El Marido m’avait entendu dire d’un voix étrange « Qui est au téléphone? Qu’est-ce qui se passe? A qui parles-tu? Pourquoi? »…

Je vous fais de gros bisous et vous souhaite le meilleur et si vous voulez partager votre expérience d’un fait similaire : je suis tout ouïe!! (C’est comme ça qu’on dit?)

Bisous à tous!