La Movidad

« La Movida madrileña »Â  commence Ă  la fin des annĂ©es 70 Ă  Madrid une fois Franco mort et enterrĂ© (1975) et la transition dĂ©mocratique enclenchĂ©e…

Pepi, Luci, Bom et autres filles du quartier, Amodovar 1980 (Pralinettes s’abstenir)

La vie nocturne et culturelle madrilène avait toujours Ă©tĂ© très active mais avec l’arrivĂ©e du socialisme au pouvoir, la libĂ©ration des meurs, l’évolution des mentalitĂ©s, l’influence de la « new wave » et du « punk » britanique, un vent de libertĂ©, de crĂ©ation artistique,  souffle sur Madrid en mĂŞme temps que la jeunesse s’éclate la nuit plus jamais…

Quand je suis arrivĂ©e Ă  Madrid en 88 tout le monde disait dĂ©jĂ  que la « movida » c’était fini, que « la grande Ă©poque » Ă©tait derrière nous. Pourtant j’ai eu l’impression de l’avoir bien connu cette movida. Les nuits Ă©taient très folles jusqu’au dĂ©but des annĂ©es 90. Après c’est vrai, pendant les quelques annĂ©es oĂą j’habitais Ă  Santa Ana, j’ai vu progressivement plus de « sĂ©rieux » s’immiscer dans la ville… La surpression du petit marchĂ© hippy sur la place a sonnĂ© la fin d’une certaine « libertĂ© » dans le quartier, la fin des dealers aussi, mĂŞlĂ©s Ă  la foule des badauds le samedi après-midi. Je n’ai pas regrettĂ© les dealers mais j’ai regrettĂ© ce petit marchĂ© et son ambiance babacool. C’était la fin de la movida.

FernandoHa mais je le connais très bien ce serveur! Il Ă©tait dĂ©jĂ  lĂ  en 89! C’est Fernando! Rho… (Photo rĂ©cente  trouvĂ© sur le web aujourd’hui)

Le mouvement donc était donc né à Madrid puis s’était étendu aux autres grandes villes d’Espagne… C’est un mouvement qui, si il n’était pas du aux politiques, doit tout de même aux socialistes d’avoir eu un appui politique  fort et notamment celui du maire de Madrid de l’époque(à partir de 79)  Enrique Tierno Galván (mort en 86) pour qui ce mouvement culturel était l’image d’une Espagne moderne, nouvelle, démocratique, ouverte sur le reste de l’Europe et du monde.

Maria Barranco, Rossy de Palma, Julieta Serrano et Carmen Maura
Maria Barranco, Rossy de Palma, Julieta Serrano et Carmen Maura

La movida c’est un tout : de la musique, de la littĂ©rature, de la presse, la tĂ©lĂ©, la photo, la mode, les boites, les bars, le cinĂ©ma, la danse, les bars de nuits tous plus originaux les uns que les autres… Le royaume de la crĂ©ation, du fait main, de la dĂ©brouille, de la jeunesse, de l’imagination, de la joie… Aussi de la drogue et de ses drames.

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Des personnalités flamboyante dans la musique comme Alaska, dans le cinéma tout le monde connait Almodovar.

C’est tout ce que j’avais Ă  dire. Je vous fais de gros bisous et vous souhaite une bonne soirĂ©e.