Nuage de sucre

La pluie tombe drue. Je n’ai pas Ă  me prĂ©occuper de savoir si elle tombe d’Ouest en Est ou d’Est en Ouest et de me prĂ©cipiter au rdc pour vĂ©rifier que l’eau ne dĂ©gouline pas par la porte du jardin dans le couloir au risque d’imbiber je ne sais quel meuble. Le vent peut souffler fort, très fort : je ne me demande pas si la cheminĂ©e va tenir ou le toit tenir bon… Bien sĂ»r les volets roulants n’ont pas l’air très solides et je n’aimerais pas qu’ils s’arrachent et l’autre jour les portes fenĂŞtres n’avaient pas l’air très solides contre les rafales de vents… Mais grosso modo, au deuxième Ă©tage, d’un immeuble en bĂ©ton de 4 Ă©tages, on ne craint pas trop qu’une tuile se dĂ©place et que l’eau se mette Ă  gouter du plafond. J’aime cette sensation.

Hier des potes sont venus dĂ©jeuner, on a fait plusieurs fois le tour du parc de la rĂ©sidence. Le mimosa est dĂ©jĂ  en fleurs! Il y avait du gui tombĂ© un peu partout pendant les jours de tempĂŞtes… Des champignons. Des bancs pour s’assoir : on se croirait dans un petit parc public. C’est sympa. Il faisait beau. Aujourd’hui la pluie est revenue. Des soucis que je n’arrive pas Ă  prendre avec dĂ©contraction. Des contrariĂ©tĂ©s. Des nuages dans le ciel et dans ma tĂŞte.

L’autre jour on a regardĂ© un film un peu perturbant mais excellent (j’ai peur qu’il n’ait pas amĂ©liorĂ© mon humeur!)

« Gone Girl »Â  un thriller amĂ©ricain de David Fincher, sorti en 2014. Il s’agit de l’adaptation cinĂ©matographique du best-seller amĂ©ricain Les Apparences (Gone Girl) de Gillian Flynn, qui en est Ă©galement la scĂ©nariste. Une drĂ´le d’histoire d’une femme qui disparait et oĂą tout mène Ă  croire que son mari l’a assassinĂ©, sauf que nous, on sait bien qu’il ne l’a pas fait! Enfin, on est presque sĂ»r… Jusqu’Ă …

J’ai beaucoup aimĂ© mais après j’ai pas passĂ© une bonne nuit. RĂŞves agitĂ©s…

Samedi matin on est parti se balader dans Burdigala. Bus jusqu’Ă  la Victoire, puis promenade : rue du Mirail, cours Victor Hugo, place Fernand Lafargue, rue St-RĂ©mi, place de la ComĂ©die, rue St-Catherine, rue des 3 Conils, place Pey Berland… Le petit tour classique. L’après-midi je suis allĂ©e Ă  un club de crocheteuses et tricoteuses Ă  la mĂ©diathèque, des adeptes de yarn bombing*. C’Ă©tait sympa on se regroupe pour papoter et se donner des conseils. LĂ  il y avait un projet de recouvrir un ^point d’interrogation gĂ©ant qui sera en relation avec une expo sur le « mystère ». J’ai participĂ© Ă  recouvrir ce grand « ? » sans savoir vraiment toute l’histoire mais c’Ă©tait cool de papoter.

800px-Yarn_Bombing_Madrid_1

Sur ces « bonnes » paroles, je vous laisse Ă  vos activitĂ©s et vous souhaite une bonne soirĂ©e.

*Yarn bombing : Le yarn bombing est une forme d’art urbain ou de graffiti qui utilise le tricot, le crochet, ou d’autres techniques (enroulements, tissages, tapisserie, accrochages….) utilisant du fil.