Appartenance

 

8h, encore nuit. Hier j’ai lu dans Sud-Ouest que ce mois de janvier Ă  Bx a Ă©tĂ© le plus pluvieux depuis 1988! Je vivais ici en janvier 88, rue des Augustins, mais je ne me rappelle pas trop de la mĂ©tĂ©o de l’Ă©poque! J’avoue que j’ai trouvĂ© ce mois de janvier vraiment trop gris et nuageux et que j’ai hĂąte que les jours s’allongent et que le soleil reprenne ses quartiers dans la mĂ©tropole.

Hier j’ai fait changer mes plaques d’immatriculation. Maintenant j’ai un 33 et un logo de l’Aquitaine :-). Avec ce petit 33 au cul je me sens fiĂšre. C’est bĂȘte hein? Je raccroche les wagons. Difficile Ă  expliquer sans m’allonger sur le divan. Trop long Ă  expliquer. Il suffira probablement de dire que si je suis si heureuse d’ĂȘtre Ă  Bx c’est parce que quand j’en suis partie il y a 18 ans (18 ans!!) ce fut un dĂ©chirement, une dĂ©cision qui n’Ă©tais pas la mienne et  que je n’aurais pas du accepter/suivre. Fin du paragraphe.

Tout est tellement imbriquĂ©, compliquĂ© : Ă  midi je vais aller dĂ©jeuner avec une de mes meilleures amies, qui n’habite Bordeaux que depuis 6 ans, et que je connais depuis 99. Une copine que j’ai connu parce que j’avais quittĂ© Bx, justement. J’ai connu El Marido Ă  Paris. Je ne l’aurais pas connu si j’Ă©tais restĂ©e. En mĂȘme temps nos chemins se seraient peut-ĂȘtre croisĂ©s. En 98 il est arrivĂ© Ă  Bordeaux. Et va savoir comment le « destin » fonctionne.

Quand je suis dans un bus ou un tram. J’essaye toujours de m’assoir cĂŽtĂ© fenĂȘtre.  J’ai frĂ©quentĂ© la fac de Lettres une premiĂšre fois pendant 4 ans et puis une deuxiĂšme fois pendant 2 ou 3 ans. (Encore une fois c’est compliquĂ© Ă  expliquer…) Entre la Victoire et le rond point de la fac, je connais chaque maison, chaque magasin (pour peu qu’il soit un peu vieux) je connais le nom des immeubles « Le Madrigal », des Villas « Hic eta Nic »… Et aujourd’hui quand je prends le tram et que je fais ce mĂȘme trajet entre chez moi et le centre, j’ai une sentiment d’appartenance trĂšs fort. Une sentiment rassurant, rĂ©confortant, et je souris.

Le jour s’est levĂ©. Les oiseaux trĂšs nombreux dans le parc me rappellent un disque des Pink Floyd ou le jardin de ma grand-mĂšre maternelle. Le ciel est trĂšs gris, juste devant moi. Les arbres sont comme de la dentelle sombre, les oiseaux planent, la voisine du troisiĂšme se rĂ©veille et moi je bois un thĂ© bien chaud.

Bisous Ă  tous, prenez soin de vous et de vos rĂȘves 😉

Un petit morceau pour la route :