Femmes du 18ième

Marie-Victoire_Lemoine_-_1796.jpg

Parce que les brunes peintresses et les princesses ne comptent pas pour de prunes.

Atelier d’artiste, peinture de Marie-Victoire Lemoine (1754-1820) représentant Marie-Victoire Lemoine et son élève, probablement sa plus jeune sœur, 1796. Metropolitan Museum of Art, New York.

Élève de François-Guillaume Ménageot peintre pas super connu, elle a pris part aux Salons de 1796, 1798, 1799, 1802, 1804 et 1814  (rien que ça!). Ses sœurs Nisa Lemoine et Marie-Élisabeth Gabiou étaient également peintres.

madame

Portrait de Madame la princesse de Lamballe, 1779

« Amie de la dauphine Marie-Antoinette qui, devenue reine, la nomma surintendante de sa maison, elle fut supplantée par la duchesse de Polignac dans l’affection de la souveraine, à qui elle resta néanmoins toute dévouée et le paya de sa vie. »

Marie_Louise_Thérèse_de_Savoie_de_Carignan,_princesse_de_Lamballe_par_Joseph_Duplessis.jpg

Un autre portrait de la princesse, beaucoup moins flatteur mais beaucoup plus coquin! « Cachez ce sein que je ne saurai voir! » Vers 1775 par Joseph-Siffrein Duplessis

Le Dictionnaire historique des rues de Paris de Jacques Hillairet raconte la mort de la princesse de Lamballe ; en voici un bref extrait : « Un perruquier du nom de Charlat, tambour des volontaires, lui ôta son bonnet du bout de sa pique et la blessa légèrement, tandis qu’un autre égorgeur lui jetait une bûche dans les reins. La princesse tomba et fut criblée de coups. On lui ôta ses vêtements ; elle resta ainsi près de deux heures exposée, nue, à la risée lubrique de la foule. On la traîna ensuite jusqu’à la borne située à l’angle des rues du Roi-de-Sicile et des Ballets, sur laquelle on appuya sa tête qu’un nommé Grison scia avec son couteau et mit au bout de sa pique. Le perruquier Charlat lui ouvrit la poitrine, lui arracha le coeur qu’il plaça au bout de son sabre, tandis que suivirent d’autres mutilations obscènes et sanguinaires »..

Faisait pas bon être proche de marie-Antoinette en 1792!

Bonne journée à toutes et tous! Je vous souhaite une bonne tasse de café avec un un bon biscuit aux amandes! Et pourquoi pas d’abord? A la santé de la noblesse!

5 commentaires sur « Femmes du 18ième »

  1. Pauvre madame Lamballe. Mais il faut préciser pour être juste d’un point de vue historique (ma spécialité ;)) que la mort de la duchesse a donné lieu à plusieurs versions qui ont toutes servies aux thèses des différentes parties en cause : des révolutionnaires et des contre-révolutionnaires – et même plus tard aux royalistes revenus au 19e siècle.
    Certains ont raconté que sa mort n’était qu’une terrible erreur, la foule (qui, on l’imagine, à l’époque ne faisait pas dans la dentelle) ayant cru bon de la lyncher alors qu’elle avait été relachée par le tribunal révolutionnaire. D’autres versions ne font pas état de la boucherie racontée par Hillairet. Il n’en reste pas moins que sa tête a bel et bien été promenée sous les fenêtre de la cellule de Marie-Antoinette.
    Tout ça pour dire que l’époque n’était douce pour personne. Nobles ou pas. Ma famille n’était certes pas noble (;) ) mais très liée aux aristocrates locaux. En 1789, elle a d’ailleurs dû fuir le coin où elle avait vécu depuis des siècles et plutot bien d’ailleurs, pour recommencer à zero plus loin.
    Allez à la mémoire de nos ancêtres ! Eux qui ont eu la malchance de vivre cette époque terrible – qui a quand même amené par mal de changements positifs pour la grande majorité 🙂

  2. Merci pour ton long commentaire qui m’intéresse beaucoup! Cette période ( comme toutes les périodes cela dit!) est vraiment passionnante!
    A cette période la famille (en tous cas une des familles ascendantes) de ma mère était au Danemark et avant en Suisse . Très chic n’est-il pas? 😉

  3. J’aime bien le dernier tableau parce que c’est inattendu. J’aime bien aussi celui avec la peinture dans la peinture. (Audrey)

    Je me dois de rectifier :
    La citation « Cachez ce sein que je ne saurai voir » est incorrecte, la citation exacte est :
    « Couvrez ce sein que je ne saurais voir »
    (et la suite pour le plaisir :
    « Par de pareils objets les âmes sont blessées,
    Et cela fait venir de coupables pensées. »)
    En outre ce n’est pas le vers 1775 par Joseph-Siffrein Duplessis, c’est le vers 860 par Molière, dans « Le Tartuffe », acte III, scène 2. (Vers qui commence par Dorine qui dit : « Comment ? »)
    À part ça je suis content que tu te remettes à parler peintresses.
    (Cristophe)

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