Sans entrer trop dans les détails…

Aujourd’hui j’ai eu ma première feuille de paye depuis 11 ans. Une rondelette petite somme, gagnée par moi, c’est gratifiant. J’aurais du sauter de joie mais, j’étais épuisée en rentrant du taf. Lessivée, écœurée, découragée. Le premier mois, de « formation » avec prise d’appels en « live » 3 ou 4 heures par jour est épuisant nerveusement. ce ne sont pas les assurés qui sont épuisant nerveusement, ce sont les tuteurs qui doivent nous former et écouter à côté de nous l’assuré avec un autre casque… Ils ne sont pas tous très « pédagogue » et l’exercice vire souvent à la « mise en examen »… Pas très glop.

C’est dommage car la semaine dernière avec des « tuteurs » différents j’étais plutôt optimiste même si je me sentais quand même « jugée » « jaugée » en permanence, ce qui n’est pas une position très, comme dire  « rewarding ». Quand je suis fatiguée, mon cerveau mélange les langues. Mon cerveau fait de la purée. Je suppose que ça peut se traduire par « gratifiant ». Bref.

Entre la route (17km) que je déteste, le repas dans la gamelle en plastique à midi avec des collègues plus ou moins intéressants ( mais c’est mieux que seule dans sa bagnole) et « tout ça « , je me pose sérieusement la question : « Vais-je tenir le coup?

Par ailleurs aujourd’hui je n’ai pas aimé la façon dont mes différentes tutrices (elle tourne dans la salle autour des 5 débutants présents) traite les assurés, les renvoyant dans « la boucle » quand ils se sont trompé d’option sans trop s’assurer qu’ils ne vont pas retomber sur un débutant (enfin à la troisième fois, quand ils râlent, on finit par s’assurer de leur passer quelqu’un ayant les « compétences » requises… bref. Deux de mes « collègues » embauchés le même jour que moi, ont déjà quitté le navire la première semaine, puis la deuxième semaine. je n’ai pas envie d’être la troisième, la troisième semaine. Mais… mais… On verra. J’ai besoin d’un salaire, vraiment, alors je peux pas faire la difficile mais quand on a envie de pleurer en rentrant du taf, c’est pas trop gérable non plus.

Je pourrais entrer plus dans les détails, mais là. pfiou je vais juste aller me coucher.

 

 

43 commentaires sur « Sans entrer trop dans les détails… »

  1. Bonsoir Mahie, tout ce que je peux te souhaiter c’est courage, il faut tenir le coup. Je sais que ce n’est pas facile après plus de 10 ans de chômage. Moi aussi des fois je suis découragé à mon boulot, entourés de personnes malveillantes qui te font sentir que tu n’es moins que rien. En tout cas, sache que tu n’es pas seule dans ta galère. Je t’embrasse affectueusement. D’être humain à être humain

  2. Il faudrait au moins tenir jusqu’à faire sans les tuteurs/tutrices… probablement moins stressant à ce moment-là ! Le tension nerveuse est toujours maximale les deux premiers mois d’un nouvel emploi, c’est plus facile après…

  3. Courage Mahie, le stress est tout à fait normal au début, ce d’autant plus que tout ce que tu dis et fais est analysé. Après ton mois de formation ça ira mieux. Tu pourras commencer à prendre tes marques.
    Quant à la fatigue physique et morale, normale aussi. Après un an de chômage j’avais également eu de la peine et ma collègue ne voulait pas de moi dans le bureau ! Et j’ai 40km de route à faire…
    Pense à toutes les dépenses que tu vas pouvoir faire grâce à ce salaire 😉

    1. Bah les kilomètres ça dépend du caractère de chacun : je suis très nerveuse sur l’autoroute… Très mal à l’aise! Je préfère 1000 fois la conduite en ville. Pour moi la route c’est très rédhibitoire.

  4. Choix difficile entre ce qui est hyper-chiant mais avec un salaire, et autre chose mais sans salaire… Ça vaut peut-être le coup de persister durant cette période provisoire avec les tortionnaires, et voir après comment ça va se passer ? Heu… Je ne te suis d’aucune aide et ne peux que compatir.

    1. On nous disait « Pour l’instant c’est cocooning, si vous trouvez ça dur maintenant, vous ne tiendrez pas une fois que vous serez sans tuteurs! »

      1. On doit dire ça pour que les tuteurs se sentent importants, pour bien les charger de leur mission. Mais tu en parles au passé… Tu as trouvé autre chose ?

  5. Voila qui explique en partie le turnover et les délocalisations des plates-formes téléphoniques au Maghreb ou en Inde.
    Je ne peux que te souhaiter du courage pour passer ce cap de la formation et la présence des garde-chiourmes. Reprendre ce type d’activité, à 50 ans et après une longue période de chômage peut difficilement se faire sans bouleversement, tant au niveau de la fatigue physique que morale que cela engendre.
    Quant à la distance, il est rare qu’on puisse aujourd’hui bosser de porte à porte. Le télétravail se développe lentement.
    C’est toujours délicat d’intervenir avec une totale objectivité sur un sujet quand on ne se trouve pas dans la situation réelle.

    1. Là quand même c’était dans la campagne, même plus dans l’agglo : y’a quand même des tonnes de tafs dans les zones indus de Bx…
      Ta dernière phrase me fait chaud au coeur : c’est difficile de donner tous les paramètres pour vous faire comprendre la situation…

  6. Je t’admire et je t’envoie beaucoup beaucoup beaucoup de bonnes ondes de courage. Quoi que tu fasses, tu auras mon admiration de recommencer comme ça à bosser dans ces conditions. Je te fais un gros hug et Calinette t’envoie un gros câlin!

    1. Merci pour les calins 🙂 Bah gagner 1300€ et se ruiner le moral… Je préfère encore pour le même salaire faire quelque chose de moins qualifié…

  7. Je crois pouvoir comprendre… le monde du travail peut être assez dur, pas évident de gagner sa croûte alors après une aussi longue pause…

    Bleck

    1. Les managers étaient tout miel la première semaine, la deuxième semaine en revanche ils ont sorti leurs vrais visages et ils étaient plus près du vinaigre…

  8. Bah, moi qui ai déjà travaillé dans des centres d’appels, je serais la première à te dire de laisser tomber… Mais bien sûr c’est à toi de peser la balance et de voir si tu peux vraiment te permettre d’aller voir ailleur et si tu as vraiment (mais alors vraiment, vraiment) besoin de ce salaire. Moi aussi je recommencer à enseigner mercredi soir après 6 ans de pause. C’est un seul cours du soir pour l’instant, et pas très bien payé, mais comme j’aime enseigner je pense que ça peut être bien.

    1. Au début j’ai cru que leur centre d’appels étaient, comme ils le disaient, assez « cool » et j’ai déjà travaillé autrefois en centre d’appels, je connais le rythme. là le problème c’était la somme de connaissance technique relatives aux assurances, qu’on nous demandait d’ingurgité qui était vraiment trop indigeste. entre autres.

  9. Je me fais rare, mais aujourd’hui, je prends le temps de te laisser quelques mots. Accroche-toi, les débuts sont très souvent difficiles et épuisants, mais je sais que tu vaincras !!! Reçois du bon air vitaminé de chez nous…

  10. Triste réalité , ce genre de travail est stressant et nerveusement épuisant
    je me garderais de te donner des conseils , après l’enthousiasme tu réalises que ce job est fatiguant
    alors toi seule sera apte à trancher , rester ou partir
    bisous Mahie

  11. Tu as bien du courage de recommencer à travailler dans un centre d’appels. Comme te l’a dit quelqu’un avant, reste si tu as vraiment, vraiment besoin du salaire. Mais la santé et la vie avant tout…

  12. C’est difficile de reprendre le monde du travail, on a perdu l’habitude de côtoyer des personnes qu’on ne verrait pas en temps normal.
    Ce qui est sur, c’est qu’il est plus facile de trouver un autre emploi quand on travaille. Tiens le coup, tu verras cela va s’améliorer de jour en jour.
    Et puis le bulletin de salaire, ça motive !!
    Bonne journée !

    1. Le bulletin de salaire m’a fait très plaisir, mais j’ai eu une petite conversation avec mon manager qui s’est soldé par une mise à terme de ma période d’essai! je ne regrette rien. J’ai pas mal de regrets dans ma vie. mais là : à 100% je ne regrette rien!

      1. Bonjour Mahie, c’est peut-être mieux ainsi, cela ne vaut pas le coup de perdre sa santé morale pour ces robots. En tout cas, tu as essayé, cela n’a pas marché, ce n’est pas grave. Ne prends pas cette mauvaise expérience pour un échec, tu trouveras sûrement mieux ailleurs. Tu vois, moi aussi j’ai envie de quitter la fonction publique, si tu savais combien j’ai angoissé et pleuré de stress, mais bon, je me dis que mon salaire tombe à la fin de chaque mois. J’ai peut être un changement de service en vue, j’espère que cela va marcher pour moi, en tout cas, tu as essayé, c’est déjà pas mal. La vie c’est comme ça, des succès et des non-succès.

        1. Pleurer à cause du boulot c’est pas glop 😦 J’espère que tu auras l’opportunité un jour d’être dans un boulot où tu peux être heureux. 🙂 Bises

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