Dans le chaos de la ♪ménopause♫!

Au milieu de la béatitude permanente qu’est ma vie depuis que je sillonne les artères bordelaises du Nord au Sud et d’Est en Ouest… Au milieu de cette béatitude se glisse parfois un sentiment étrange… Le sentiment d’être un peu nase, un peu crevée, un peu à côté de la plaque. Une chose est sûre : j’ai jamais froid. Toujours chaud. Ce qui n’est pas « forcément » un signe de ménopause, puisque mon père avait lui-même toujours chaud.

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Euh, c’est à quel sujet?

Un sentiment, donc, d’être toujours complètement à la masse. Et je m’étonne que les divers toubibs que j’ai vus ces dernières années (dont ma gynéco) ne m’ait pas expliqué que la ménopause c’était pas seulement des bouffées de chaleur. M’enfin!

La seule chose qu’ils te disent grosso-modo c’est « Attention à la prise de poids! Faites du sport! ». Faut avouer que mon généraliste, le Dr Roucoulette, ne s’est pas penché du tout sur le sujet : un sujet pour la gynéco! Pourtant je m’aperçois maintenant que la pluspart des maux que je lui exposais était en fait dus à la ménopause! Idem pour la dermato : aucune question sur mon âge ou mes règles… Alors qu’en lisant toutes les infos que je trouve dans ce groupe ou sur les sites américains je découvre que se gratter sauvagement le cou et le décolleté est précisément un symptôme du début… de la fin! Nan, je rigole, faites pas cette tête!

C’est parce que l’autre jour j’ai joint un groupe FB (anglophone) où des femmes de tous horizons partagent leur expérience de la ménopause.

Cette « étape » de la vie, à la base pour moi, c’était juste une bénédiction : fini les règles douloureuses qui me mettaient KO une semaine avant et une semaine pendant : soit la moitié du mois, soit la moitié de ma vie! Donc j’étais très heureuse à l’idée que tout ce cirque s’arrête. D’autant que ma grand-mère chérie (la bordelaise) m’avait dit qu’elle l’avait vécu comme une libération. Parce qu’elle, en plus, elle vomissait à chaque fois… Ah le plaisir de la féminité! Enfin bref. J’avais pas tout compris. On m’avait pas tout expliqué… Pourquoi on m’avait pas tout expliqué? Parce que la ménopause c’est méchamment tabou lalala. Une femme ménopausée c’est pas un sujet de film rigolo, de roman à l’eau de rose ou de sketchs hilarants… C’est Tâbou! Oh lala!

Et pourtant si j’avais été consciente du fait que pas mal de choses qui chamboulaient ma vie depuis 4 ans étaient en fait du à la pré-ménopause, puis à la ménopause depuis 1 an et 7 mois… Si j’avais su, j’aurais probablement su mieux me dépatouiller de ce marasme. Et par exemple je n’aurais pas été voir ce connard de toubib spécialisé dans les troubles du sommeil…  (Qui ne m’a jamais demandé où j’en étais par rapport à la ménopause).

La connaissance, la compréhension de ce qui nous arrive, ne rend-elle pas plus facile la recherche de la bonne solution? Et aussi l’acceptation :

« Non, je ne suis pas folle, c’est normal, tout le monde passe par là »

Au lieu de : « Mais non de dieu, qu’est-ce qui m’arrive,  je suis en train de complètement perdre la boule! Je suis une limace ambulante! ».

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« Qui gratte », « De sale humeur », « Qui transpire », « Ballonné », « Qui oubli tout » et « Psychopathe » !

La liste de nos ennuis en 8 points :

  1. La ménopause c’est pas seulement « les vapeurs » ou autres « bouffées de chaleur » dont la plus part des gens non-concernés se moquent allègrement (je leur souhaite à tous de passer par là!) parce que se trouver soudain ruisselante de sueur pendant un entretien avec pôle ou un repas entre copines, c’est pas franchement croquignolet… Malheureusement la ménopause c’est pas que ça, c’est aussi…
  2. Des maux têtes terribles, des migraines affreuses, comme je n’en avais jamais eu de toutes ma vie! Welcome dans la cour les grandes!
  3. L’impression (nan, c’est pas une « impression ») d’avoir le cerveau complètement embrumé, des problèmes de mémoire et de concentration… L’horrible sentiment de perdre en vivacité d’esprit, en rapidité! L’impression d’être à côté de la plaque.
  4. Fatigue, émotivité, sautes d’humeur… NOR-MAL! C’est pas moi, c’est pas toi, c’est toutes les femmes! Pas la peine de s’autoflageller : on est pas une pauvre nase, on a juste les hormones en plein chaos et c’est pas facile à gérer. On s’énerve tout le temps pour tout. On est carrément pas toujours aussi zen qu’on voudrait…
  5. Problèmes gynécologiques en tous genre, dont je vous ferai l’économie, même si ça me démange de passer par dessus le TABOU que ça représente encore pour certains qui s’écriraient : « De grâce! Epargne-nous les détails! » Bref, c’est pas Byzance et c’est NORMAL. En en plus, tu sais quoi?  Tu le sais si tu es dans la même situation que moi : toutes les pharmacies de Bx sont en rupture de toutes les marques de « produits magiques » qui peuvent nous aider! « Faut attendre! »
  6. Je ne ferai pas de dessin non plus donc, sur le mauvais virage que ta vie sexuelle peut/va prendre (oui je parle à toi, la fille de 47 ou 48 ans qui lis ses lignes sans rien comprendre.) Heureusement avec un peu de créativité, tout va mieux, parait-il. Faut prendre des bains chaud, avec des bougies autour et de la musique planante, si t’as le temps… Si t’as pas le temps, ben… Regarde des films comiques : ça détend! Rah….
  7. Point n° 7 : Là je chante l’hymne européen car, grâce à Dieu probablement, je ne suis pas concerné par le point n°7! Ouf! Heureusement que je passe à travers un truc de ce foutu cauchemar! Les femmes qui se retiennent de rire franchement comprendront de quoi je parle. (Tabou, tabou, tabou! Je ne fais pas pipi dans ma culotte! Oh la vilaine, elle a parlé du tabou!) En même temps comme je suis superstitieuse, j’ai peur que le seul fait d’évoquer ce problème me le fasse découvrir dès demain! Croisons les doigts!
  8. La ménopause te flanque un coup de vieux du jour au lendemain quand tu t’aperçois que ta peau est différente, toute bizarre et ta pilosité idem! misère! Bonjour la mine de papier mâché, les rides et les poils au menton! 😦

Heureusement dans mon malheur, je suis d’une beauté époustouflante et rayonnante qui aveugle de sa lueur argenté (comme les fils d’argent de ma chevelure de fée) tous ceux qui m’approchent. Oups sorry je crois que j’ai trop bu! Pourtant le thé à la menthe d’habitude ça ne me fait pas cette effet! encore un effet indésiré de la ménopause! Rah!!!!)

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Voilà une histoire bien intéressante, n’est-il pas? Je regrette de vous avoir spoilé un peu la soirée vous les filles qui n’êtes pas encore rentré dans la cour des grandes 😉 Mais je crois que c’est quand même bien mieux de savoir à quoi s’attendre afin de pouvoir mieux combattre la BÊTE !

Si vous êtes concernée ou le serez bientôt, n’hésitez surtout pas à commenter et à partager ici votre expérience. Ça me fera plaisir et ça fait vraiment beaucoup de bien de ne pas se sentir toute seule face à ce tsunami, alors : partageons! Le tabou, on se le met là où je pense!

Je vous fais des bisous avec des paillètes d’or et vous souhaite une belle journée!

56 commentaires sur « Dans le chaos de la ♪ménopause♫! »

  1. Bonjour voisine. 🙂
    J’ignorais ce sympathique voisinage. J’ai soixante-cinq ans, bientôt soixante-six et à moi non plus, il ne m’a pas été dit que ce que j’ai vécu avant mes quarante-quatre ans étaient les signes précurseurs de la ménopause. A ce moment là, je vivais à Bruxelles. Cela ne change rien, car là-bas ou ici, c’est pareil. Je suis totalement d’accord avec toi, et très sincèrement, pour les bouffées de chaleur, je n’en ai été débarrassée il y a environ quatre ans, j’ai oublié, après qu’on m’ait enlevé le deuxième ovaire. Et là plus de maux de tête, ou alors c’est digestif, plus de bouffées de chaleur. Pour le reste, les problèmes féminins sont à la fête au quotidien. Et dire que lorsque j’étais réglée je n’avais aucun inconvénient. Je ne m’attendais pas à tous ces problèmes là. Maman n’ayant quasiment rien eu. Au niveau poids, je comprends maintenant pourquoi elle s’était mise à manger du fromage blanc, à surveiller sa taille. Moi je n’ai rien surveillé et à trente-cinq ans, j’ai grossi de plus de dix kgs. A ce jour, je suis loin au-delà de cette barre de poids, et au-dessus 😦 Tant pis, j’ai des réserves et de gros soucis pour m’habiller. Ici en France, tout taille si petit. Nous devrions toutes avoir du 38, au maximum 44. 🙂
    Je te rassure donc, je me promène avec mon appareil photo, lorsque j’ai envie, ou motivée grâce aux challenges virtuels 🙂 Sinon, si énergique que j’étais, qu’est ce que je suis devenue casanière. Je suis retraitée, cela n’aide pas trop, et je ne connais personne à Bordeaux. Pas de famille ici. 🙂
    Merci pour cet article super amusant.
    Amitiés.
    Geneviève

    1. Pareil que toi : bien des soucis pour m’habiller… Je fais du 46, parfois je trouve que le 46 taille petit! Grrr…. J’ai habité en Irlande et on pouvait s »habiller en grande taille avec les mêmes vêtements que tout le monde 🙂 C’était un des tr_*ès bon point de ce pays! En France j’ai l »impression que la taille 40 est un 36!
      Si tu veux prendre un café pour papoter dans le centre de Bx ça sera avec plaisir! 🙂

      1. Bonsoir Mahie. Ce sera avec plaisir. Nous sommes plusieurs Bordelaises qui passent par ce blog. 🙂 Il n’y a plus qu’à 😉 Pour l’instant, et cette semaine, je serai fort occupée jusqu’à vendredi inclus. Ensuite cela ira mieux jusqu’au vendredi suivant, le trois mai, où je suis sensée pouvoir me rendre dans ma famille en Belgique par avion. Or un préavis de grève a été lancé…Bref quelques points d’interrogations. Les beaux rouges arrivent et je ne suis pas encore parvenue à me rendre au Jardin Public qui se trouve à dix min en tram de chez moi, même pas 🙂 A très très bientôt Mahie. Pour ce qui concerne ma taille trop rondouillette, je trouvais en Belgique chez C & A tout ce dont j’avais besoin, mais j’étais plus légère et j’avais la même taille que toi 🙂 Les néerlandais ont l’habitude des femmes rondes et en Belgique aussi. 🙂 A bientôt dans le centre pourquoi pas. Ce n’est pas ce qui manque les terrasses, que du plaisir.

  2. Chez nous je l’ai vue en proie aux bouffées de chaleur très incommodantes , et surtout à des sautes d’humeurs et tempêtes émotionnelles incompréhensibles. Un soir après une discussion étrangement tendue ou elle avait des arguments vraiment étranges, je la revois me dire la larme à l’oeuil « je ne me reconnais plus … » :/
    Et puis ce-que-tu-ne-dis-pas m’a peut-etre bien mis sur la piste de l’explication d’un phénomène que je ne voulais pas évoquer non plus mais que je n’avais pas relié à la ménopause 😉

    Comme quoi c’est bien de pouvoir causer un peu 🙂

    1. Bien sûr il faut causer de tout ça c’est rassurant de comprendre que beaucoup de choses qui nous arrivent à nous, à notre couple etc; Ne sont pas des trucs qui nous tombent dessus à nous, mais à pratiquement tout le monde mais que beaucoup de gens préfèrent ne pas en parler ou faire comme si ça n’existait pas, par pudeur, gène ou fierté…
      Faut causer! 🙂

  3. J’entre dans le club depuis un an ,grosso modo et en effet je découvre ce sujet tabou de chez tabou… Heureusement ma grand sister m’en avait touché deux mots il y a deux ans quand je suis allée la voir à Washington (et en même temps refiler le nom de pilules miracle pour les bouffées de chaleur!!) La gynéco m’en parle pas…pas voulu m’enlever mon stérilet l’an passé (à 50ans quand même) « tant qu’il n’y a pas eu absence de règles pendant un an « , à part ça pas un mot sur le TABOU!!! On est pas aidé! Heureusement les forums et internet nous permet échanges et informations! Bravo d’avoir abordé le TABOU!

    1. C’est chouette d’avoir sa mère ou une grande soeur pour parler de ça, j’avoue que ça me manque!
      Bah je connais pas beaucoup de femme qui tombe enceinte naturellement à 50 ans! 😀 Quand j’ai fait enlever mon stérilet (avant les un an sans règles) je n’ai repris aucune contraception, d’aucune sorte… Faut pas charrier non plus 😉 🙂 Mais ma gynéco n’était « pas contente » lol

  4. Les anglo-saxons en parlent beaucoup plus et même dans les grands journaux nationaux. Sans tabous. Choc culturel… C’est quoi et pour quoi tes produits magiques ? Dis-nous tout 🙂

    1. Oui je trouve ça dingue de trouver autant d’infos et de dessins humoristiques sur le sujet sur le net anglo-saxon! Quelle différence de culture!
      Je te raconterai en privé 😉

  5. Je n’ai jamais entendu parler que de se gratter le décolleté était un signe de la méno. En même temps, je ne lis pas les mags ou blogs de santé, j’ai toujours pensé que ça entretenait l’hypocondrie.
    Je suis ménopausée depuis plus de 10 ans après qu’on m’ait ôté le trois pièces-cuisine . Donc la méno s’est imposée bien avant que j’ai le temps d’y penser (à 39 ans). J’ai toujours plaisanté en disant que je n’avais plus la pouponnière mais qu’il me restait la salle de jeux. Je m’en suis accommodée, pas le choix. J’ai pas si mal vécu les enquiquinements qui y sont liés, tout compte fait. Sans traitement hormonal de substitution (strictement interdit dans mon cas), ni Menophytéa truc chose qui n’existait peut être même pas encore. Aujourd’hui, je ne souffre plus du surpoids parce que j’ai changé mes habitudes alimentaires, je fais du sport (et pas qu’en chambre) je n’ai plus de bouffées ou alors si minimes que je n’en suis pas incommodée comme avant. J’ai toujours mes humeurs mais ça doit être parce que j’ai une tête de con… à moins que ça ne soit parce que je trouve que certains ont des têtes de cons. Ou les deux combinés. Je devrais utiliser le lubrifiant qui me sert ailleurs. Ca glisserait mieux.
    En fait, j’étais beaucoup plus emmerdée avec les règles hémorragiques qui limitaient considérablement mes activités et qui jouaient davantage sur mon humeur.
    Tiens, même que mon périnée se porte mieux et que je peux rigoler, tousser, éternuer sans un lâcher de gouttes de pipi. Comme quoi, faire l’amour tonifie autant la vie de couple que le plancher du périnée.
    Bon et puis je me dis aussi que dans cinq ou dix ans peut être que je ne me souviendrai même plus du mot ménopause, ni du reste. J’aurais atteint l’âge de la possible « cérébropause » plus connue sous le nom d’Alzheimer. Ah ouais merde alors, je crois que j’ai déjà commencé à l’oublier cette satanée ménopause. Gloups !

    Bon courage ! Ne laisse pas la ménopause te mettre totalement en pause ! Fais lui la nique !

    1. Non non la ménopause ne va pas me mettre KO… C’est déjà fait!!! 😀 Hé hé! Ca fait quand même quelques années que ça dure! 😉
      Je ne lis pas non plus les mags ou blogs de santé, ça ne m’attire pas. Cependant n’ayant jamais parlé avec aucune femme des « effets secondaires » de la ménopause, je trouve merveilleusement rassurant d’en parler dans un groupe « de paroles » ou l’on comprend que non on est pas en train de devenir dingo ou une grosse larve sans énergie, que non, on a pas encore Alzheimer etc… Mais que comme la majorité des femmes on est en train de vivre des années pas faciles du tout…
      Pas de problème : je ne suis pas en pause, bien loin de là. C’est mieux de connaître son ennemi pour le combattre 😉

    2. Un commentaire très amusant et bien personnel. A chacune son vécu. N’empêche que pour la série de sport en chambre, hélas je pense être tombée sur le seul homme français à avoir oublier ce que c’était qu’un pénis ou avoir envie de faire l’amour à une femme, alors que celle-ci ne demandait que cela. Donc mon périnée puisque nous sommes entre femmes et bien il a la galère. Mais en fait c’est aussi parce que je suis trop casanière et que je devrais faire du sport. Note que les handicapé(e)s parviennent bien à en faire, alors pourquoi pas moi, c’est ce que je me dis. Un genou gauche entièrement foutu, et une belle hernie sciatique qui se promène un peu partout. En attendant, je ne regrette rien, j’ai beaucoup dansé, changé dans les danses folkloriques dans mon pays en Belgique, mais rien de Belge lol
      Europe de l’Est et autres. Même des françaises tient, les bretonnes, c’est bon pour les pieds et les bras 😉
      Je te réponds sans avoir lu les commentaires au tien 🙂
      Merci pour mon éclat de rire, j’ai adoré ton com.
      La mamie de bientôt soixante-six ans. 🙂

  6. Dieu a créé la femme pour souffrir sur cette terre. Craignant que l’homme ne soit pas un mal suffisant, il a fait en sorte qu’elle souffre d’elle-même.

    1. Faut avouer qu’entre les règles, les nausées matinales, les fausses couches, les accouchements, la ménopause… Pfiou… Il nous a bien gâté le « bon dieu »!

      1. Il faut convenir que les hommes se répandent beaucoup moins aisément sur leurs problèmes masculins. Et puis, c’est quand même typiquement féminin de tout « cérébraliser » et d’en débattre.
        Les hommes ont leur lot de misères. Mais je n’en vois pas énormément évoquer sur la place publique leur porte-drapeau en berne, la torsion extrêmement douloureuse de testicule due souvent à l’usage de caleçon ou l’andropause. Tiens, l’andropause, parlons-en ! Est-ce que les pères préparent leurs fistons au toucher rectal qui les attend à la cinquantaine pour vérifier l’état de leur prostate ? Et quand bien même ils en aient été avertis, tu parles d’un choc psychologique que de se retrouver avec un doigt dans le trou de balle en train de farfouiller ! Quant à voir un jour l’illustration de cet examen médical étalée au grand jour…. bah je trouve que c’est encore plus tabou que l’évocation de la ménopause.

        1. Hum, niaf niaf : j’échange volontiers un touché rectal contre une trentaine de touchés vaginal et une bonne quinzaine de frottis… Niaf niaf niaf. Chacun sa croix!

            1. Moi aussi mais pas pour la même raison. Au final, l’important, c’est qu’on en rit. De la ménopause aussi car c’est un phénomène normal, naturel et inévitable mais pas une maladie incurable.

        2. Le toucher rectal n’est pas une telle histoire quand même. Je crois que beaucoup d’hommes proclament craindre qu’on ne penetre leur trou du cul comme pour affirmer « je ne suis pas homosexuel « . C’est un genre de fanfaronnade à l’envers, à la sauce amalgame.

          Le drapeau en berne c’est plus délicat , j’en conviens. Ça peut être perçu comme une dégradation de la valeur toute entiere de l’homme concerné, autant par l’entourage que par lui même.

          bon je vais pas faire comme si j’avais écris ce paragraphe avec un grand détachement, non , j’ai eu le trac et je me demande encore si certains ne vont pas conclure: ok lui il est pédé et impuissant.
          j’ai meme songé à prendre un pseudo.

          1. Excellente réponse Hervé tu m’as devancé la mienne aurait été du même tonneau… le toucher rectal, en ce qui me concerne, fait partie des délicatesses sexuelles, c’est un médecin qui le pratique et dans l’exercice de sa fonction professionnelle ? oh merde ! / l’homosexualité c’est aimer une personne du même sexe et point barre.
            La débandaison c’est un sujet que je jugeais absolument catastrophique jusqu’au moment où j’ai été gravement malade (6 à 8 mois sans bander…) et puis la nature reprend ses droits, j’en parle sans tabou et je suis convaincu que tous les hommes matures connaissent des pannes passagères.

            Bleck

            1. Tous les hommes je ne sais pas, mais même avant d’être mature, mais cela n’est que peccadille à côté des maux décrits par Mahie. Je préférerais une trentaine de non-bandaison à une seule heure de ces maux.

              Cristophe

              1. Oh ‘tain c’est vrai j’ai commis une erreur… tous les hommes, c’est vrai, je n’en sais rien je n’ai pas demandé à tous les hommes et pis dans le tas beaucoup auraient probablement menti… c’est vrai je ne sais pas si tous les hommes ont eu des pannes sexuelles.

                Bleck

          2. C’est sans doute une question de machisme qui fait craindre chez certains hommes cet acte médical banal. On évalue une crise de l’appendicite ou une grossesse extra-utérine de la même façon. Pas de quoi en faire un foin….anagramme de fion, au passage. Mes amis homosexuels (pour info, je n’aime pas le terme « pédé » vraiment trop discriminatoire) n’ont pas ce genre de considération, eux.

            Merde, voila que je me mets à commenter avec trop de sérieux, là. Ah non, j’ai dit fion, ça va.

          3. Mais non Hervé, et c’est chouette de lire un avis masculin et un homme qui ose mettre les mots. Enfin. Du moins sur un blog. Sinon chez Doctissimo, cela se fait sans problème de mettre les mots 🙂

        3. Leurs problèmes masculins peut-être. En France tout est davantage tabou dans pas mal de domaine, alors que perso je parle de sexualité et du corps très librement. Quant au toucher rectal, je ne vois pas où est le problème ? Lorsque j’ai eu des hémorroïdes, j’y suis aussi passée et alors ? Le corps n’est qu’une mécanique, comme le moteur de la voiture tient 🙂 Cet examen perso, je l’ai passé sans problème. Faut pas dramatiser non plus. Et si un bonhomme le fait, c’est qu’il a de sérieux souci avec lui-même et son corps. Pour moi tout est naturel et simple. 🙂

  7. Mon dernier commentaire était rédigé avec beaucoup beaucoup d’ironie et a donc récolté les réponses qu’il méritait. Normal, j’ai titillé là où ça fait mal. Les humeurs de la ménopause ne sont guère différentes de celles des ragnagnas. Tout comme l’andropause n’empêche pas les poussées de testostérone. Alléluia ! c’est que tout ne marche pas si mal !
    Je pars faire contrition avec une onction de vaseline (cf. mon premier comm’) et souhaite un prompt rétablissement à mes consœurs ménopausées que j’ai offensées pour avoir traité par dessus la jambe leurs maux . Maux que je partage pourtant mais que je vis avec davantage de recul. Donc nettement mieux en ne focalisant pas dessus. J’aurais dû éviter de témoigner de la ménopause à contre-courant et avec la verve cynique qui me caractérise. Y a des sujets avec lesquels faut pas déconner. S’en plaindre et compatir à loisir, oui, mais en rigoler pour dédramatiser, non.
    Allez, on va pas en faire un set de tennis avec les ovaires en guise de balles ! Après faudrait qu’on se soumette à un dépistage de dopage aux hormones…ah non, pas elles encore !!!

    1. Tient, comme je reviens avec quelques points de retard, comme d’habitude, tu aurais titillé avec ton premier com ? Je me suis bien amusée. Cela fait du bien de rire de soi-même. Non ?

        1. Oui, hélas ce genre de second degré, tout le monde ne peut pas le comprendre. Sauf si j’y ajoute ce que j’essaie de ne pas oublier, des émoticônes. Chez canalblog, je ne sais pas comment cela fonctionne. Toutefois, il y a ceux qui sont génériques haha !!!! 🙂 Merci en tout cas, j’ai bien ri.

  8. Ah, ksé, je n’avais pas perçu l’ironie, désolé, maintenant je comprend mieux « la torsion extrêmement douloureuse de testicule due souvent à l’usage de caleçon » 😉
    et « pd » est dévalorisant, dénigrant, on est bien d’accord, c’est même une insulte utilisée quand bien même le concerné n’est pas homo.

    Mahie j’ai été vraiment dépité pour toi de lire ça:
    « Et par exemple je n’aurais pas été voir ce connard de toubib spécialisé dans les troubles du sommeil… (Qui ne m’a jamais demandé où j’en étais par rapport à la ménopause). »

    :/

    1. Pas grave, j’use pas mal de l’humour (voire cynisme) pour continuer à prendre du recul par rapport à pas mal de choses. Mais des fois, je devrais pas le faire en dehors d’un cercle d’habitués et rôdés. 🙂

      J’aime bien la définition de Marc Escayrol dans Mots et grumots :
      « La ménopause, c’est la date limite de ventre. »

      Comme je ne suis pas très féministe, ça me fait rire. Une autre femme pourra ne pas apprécier le parallèle avec un bien de consommation. Si si, y en a qui ne plaisantent pas avec ça !

      1. Chacun ressent les choses selon sa personnalité. Ce billet était écrit pour partager des expériences pas pour attirer les moqueries style « Ah ces bonnes femmes qu’est-ce qu’elles nous gonflent! » (je résume). Et le « moi aussi ça me fait rire mais pas pour les mêmes raisons » est un peu grossier.
        Ce blog est un lieu de bonne humeur où l’on vient pour se délasser et passer du bon temps. Pas pour tester ou juger le niveau d’humour des autres.
        Alors un peu de jovialité s’il te plait, je trouve que ça dérape un peu là…

        1. Je ne partage pas ton point de vue mais ce n’est pas la première fois.
          En fin de billet, tu écris : « Si vous êtes concernée ou le serez bientôt, n’hésitez surtout pas à commenter et à partager ici votre expérience. »
          Je l’ai fait d’une façon non consensuelle. Je ne teste pas mon humour ni la popularité que je ne recherche pas. Mes inimitiés dans la blogo sont là pour le prouver. Je ne me force pas à aimer, ni à me faire aimer. J’ai déjà le peu qu’il me faut « in the real life » pour me rendre heureuse. Je le suis quoi qu’il advienne.
          J’ai zappé la suite de ta phrase et ce n’est que trop tard que j’ai compris que si on n’allait pas dans ton sens, ça ne te ferait pas plaisir.
          Au final, je serai dorénavant classée aux rangs des connards comme ce toubib. Tes « niaf niaf » inauguraient la suite que tu allais donner à mes comm’ suivants quelle qu’en soit la teneur. Je te souhaite sincèrement (tu es libre de croire le contraire) de prendre le meilleur de la vie et d’en occulter les côtés sombres. Je pense que quelques soucis pourraient ainsi se dissiper. J’ai souvent lu de l’insatisfaction et même de la colère (médecins, agents immobiliers, cadeau jeu télé, collège, boulot, etc). Comme si tout n’était que contrariétés. C’est dommage car ça peut être une cause de désordres métaboliques et physiques.
          Bonne continuation et bonne chance dans ce que tu vivras.

          1. Non ce n’est pas la première fois.
            Je te crois volontiers.
            Bah ma mauvaise humeur va souvent avec ma bonne humeur… C’est un mélange…

  9. Plus de quarante commentaires (de qualité) sur le sujet de la ménopause… bien vu !! Comme je plafonne à quelque chose comme cinq à six commentaires (de très haute qualité) je promets d’intituler mon prochain billet « Ménaupause »

    Bleck

      1. Bonsoir tout le monde, 🙂
        Nous ne pouvons pas échanger en toute sérénité sur un sujet que je lis pour la première fois, (par hasard ? peut-être synchronicité 🙂 ) sur ce sujet ?
        Je ne connais personne en ces lieux, et il est facile pour moi, de constater que pour un sujet pareil, il y ait comme des tensions, ou bien ai-je faux ? Allez cooool !!! c’est dommage pour un sujet qui est chouette et où j’ai lu des réponses teintées d’humour et de second degré.
        Bon je ne suis pas chez moi 🙂
        Haha ! Cristophe « men aux pauses » pas mal comme jeux de mots 😉
        Bye et bon w.e. 🙂

    1. C’est vrai que ça dépend des femmes, des lieus, des situations… Il y a sûrement autant de femmes ouvertes sur le sujet que de femmes qui préfèrent ne pas en parler…

  10. « Mahie Gregoire » lol ! j’ai mis un temps a comprendre, c’est que ça date un peu quand meme 😉

    Perso j’ai déja appris quelques trucs dans cette discussion, c’est bien.
    Et meme si j’ai déja entendu parler de la ménopause avant, je n’en connaissais pas encore tous les symptômes, comme les fuites urinaires, alors que ma chérie a deja passé le plus gros de ces chamboulements. enfin j’espère.
    Une difficulté je crois est quand on ne sait pas ou ne comprend pas ce qui se passe, j’ai presque cru à un moment qu’elle devenait folle, parce que ses sautes d’humeur n’avaient aucune commune mesure avec celles des règles.
    et puis j’étais desemparé devant certains desagrements dont j’ai eu bien du mal à lui en parler. probablement que toutes les femmes n’ont pas tous les symptomes ou pas avec la meme intensité ?
    Peut-etre que quand c’est suite à une opération on le vit moins mal parce qu’on est prévenu ? et que ça serait une conséquence finalement benigne devant la gravité d’une ablation de tout le bazard et de ce qui l’a justifié ?

    1. Tant que je ne suis pas la « Brigitte Lahaye de la blogo » 😉 Lol (et pourquoi pas?) nJe crois qu’elle fait une émission sur la sexualité sur une radio…

      C’est cool que ce post n’est pas été inutile! C’est tout à fait ça, je crois quer pas mal de femme on l’impression de devenir zinzin ou donne cette impression à leur entourage. et quand on comprend que c’est « normal » c’est tout de suite plus facile à gérer. Et aussi on peut en rigoler comme sur ce groupe FB dont je parle ou les nanas rigolent énormément sur le sujet et ne dramatise pas du tout au contraire : beaucoup de dessins humoristiques sur le sujet qui me font rire tous les matins 😉
      Je pense qu’heureusement toutes les femmes ne cumulent pas tous les symptômes possibles! Tous comme toutes les femmes vivent les règles différemment. Comme je le disais ma grand-mère me racontait qu’elle avait vomit pratiquement tous les mois de sa vie de femme au moment des règles 😱 d’autres comme ma mère ne sentait aucune gène particulière, personnellement je ressentais de brulures et devais prendre des médocs… Personne n’a le même corps 😉
      Impossible pour moi de répondre à ta dernière question.

    2. @ Hervé, Le tout est de garder le contact et d’oser parler. J’ai un mari coincé de partout, même de la parole à ce sujet, alors que je suis totalement désinhibée. Si ta chérie a subi des interventions médicales, sache que cela peut la chambouler au niveau des hormones. Si il s’agit de cela, elle doit en parler avec son médecin. J’ai des femmes dans mon entourage de blogs dont on a tout enlevé très jeune et qui s’en porte très bien. Chez moi, mon dernier ovaire vient d’être enlevé, et je me sens nettement mieux au niveau maux de tête. J’ai des sautes d’humeur, mais je pense que c’est l’homme qui les suscite lol Alors je crois que cela n’a aucun lien de cause à effet 🙂 Le tout est de savoir si sexuellement tout va bien ? 🙂

      Mahie Gregoire si jamais nous nous rencontrons un jour, Mahie, je pense que nous pourrions bien en rire.

      J’ai lu que quelqu’un se posait la question de savoir si beaucoup d’homme avaient des pannes sexuelles. Je puis répondre oui. Et ceci pour diverses raisons. Parce que c’est la première fois, pour des raisons médicales, médicaments, maladies. Mais aussi pour des raisons totalement psychologiques. De la même manière que certaines femmes sont ou deviennent frigides. Très souvent les causes remontent à bien avant la rencontre. Quant aux accidents. Messieurs n’en faites pas une montagne. Lorsqu’un homme ne bande pas il craint la crise cardiaque (rire de ma part humoristique avec un clin d’oeil), lorsqu’une femme ne jouit pas. Elle réagit autrement et l’homme en profite tout de même. Non ? oui ?

      Pour le toucher rectal, j’ai bien souri. Ce qui veut dire que pour tous nos touchers vaginaux, cela voudrait dire que nous aurions des tendances homosexuelles ? J’aime les femmes, mais je préfère les hommes. A soixante-six ans encore. Et j’en profite rapidement de l’écrire ici, car si l’homme devait me lire, il serait d’une affreuse intolérance. lol

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