Documentaliste-orientaliste

Édit : pour les articles protĂ©gĂ©s par MDP, c’est toujours le mĂȘme! Et mes lecteurs rĂ©guliers peuvent toujours me le demander par mail ou dans les com’…

Je m’aperçois que le temps passe beaucoup plus vite depuis que je bosse, surtout depuis que je bosse sur deux Ă©tablissements en mĂȘme temps! Et que je n’ai jamais le temps de finir ce que je commence…

Tout d’abord il faut que je vous dise : je suis super heureuse de mon nouveau taf. C’est bien simple je suis payĂ©e Ă  faire ce que j’aime, alors j’ai pas l’impression de bosser! C’est fou ça quand mĂȘme! Je bosse toute la journĂ©e, j’arrĂȘte pas, et j’ai pas l’impression de bosser! Je sais que j’ai bossĂ© parce que tous les soirs je suis crevĂ©e et souvent j’ai un peu la migraine.

Hier j’ai fait une sĂ©ance d’une heure (1h30) d’orientation avec une Ă©lĂšve, oui une seule Ă©lĂšve : dans mon Ă©tablissement n°1 la frĂ©quentation du CDI est « maigre ». Bref, je me suis convertie en « orientaliste ». J’ai adorĂ©. Ce matin je l’ai croisĂ© avec sa famille devant le bureau du dirlo et sa mĂšre m’a remerciĂ© d’avoir pris du temps pour sa fille hier. Le plaisir Ă©tait pour moi.

L’aprĂšs-midi j’Ă©tais dans mon Ă©tablissement n°2 ou au contraire il y a une foule d’Ă©lĂšves qui adoooore le CDI, surtout Ă  la pause mĂ©ridienne. J’aime les renseigner, leur prĂȘter des bouquins, les aider dans leurs devoirs ou sur une recherche internet. Je kiffe de voir tous ces jeunes toute la journĂ©e, qui sont vraiment sympas. Et mĂȘme quand je passe mon temps Ă  dire « chuuut » je les aime quand mĂȘme.

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Ce matin j’entrais des bouquins tout neufs dans notre base documentaire, je leur mettais leur petites Ă©tiquettes, je les recouvrais avec amour… Je lisais les rĂ©sumĂ©s, je vĂ©rifiais si c’Ă©tait « jeunesse » ou « adulte »… Je faisais du mĂ©nage dans les magazines… Pas beaucoup de passage : j’ai passĂ© la journĂ©e Ă  Ă©tablissement n°1. Pourtant je suis partie  bien aprĂšs mon heure, car j’avais envie de finir ce que j’avais commencĂ©.

MangĂ© avec les collĂšgues sympa dans la petite salle Ă  manger rĂ©server au profs, on rigole, on dĂ©bat, c’est cool. La bouffe est inimaginablement dĂ©gueu et pour tout dire parfaitement immangeable et en quantitĂ© TRES rĂ©duite, raison pour laquelle aujourd’hui j’ai apportĂ© ma « boite », ce que je n’aime pas faire car j’adore me mettre les pieds sous la table Ă  la cantoche! Dans mon prĂ©cĂ©dent Ă©tablissement c’Ă©tait toujours bon et dans mon Ă©tablissement n°2 c’est carrĂ©ment Byzance et trĂšs abondant : dans la salle Ă  manger des profs : vin (que je ne bois pas), desserts maisons Ă  volontĂ© (que je ne mange pas) etc etc… Globalement c’est donc super mĂȘme si je ne profite pas de tout !

La partie que j’aime aussi Ă©normĂ©ment (en dehors de faire des sĂ©ances de formation aux Ă©lĂšves aussi, j’en parlerai une autre fois), c’est devoir m’intĂ©resser Ă  tous les bouquins qui me passe entre les mains et lire des bouquins jeunesse que je ne lirais pas si je bossais par exemple au hasard : dans les assurances!

Je viens donc de dĂ©vorer en deux jours (ou deux nuits) Les Petites Reines de ClĂ©mentine Beauvais. C’est un bouquin estampillĂ© « jeunesse », mais bien franchement n’importe quel adulte peut s’en dĂ©lecter. Je vous le conseil chaudement, mais vraiment chaudement de chaudement : surtout si vous voulez rire toute seule comme une baleine Ă  la lumiĂšre de la loupiote sur le coup de minuit…

VoilĂ  : Ă  table!

@+ Bisous et roudoudous!

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