Souvenirs

DDC, Ă  la suite de la proposition de Dr K d’Ă©voquer chez elle les faits (« des » faits), marquants de notre enfance, a Ă©crit un poste sur son enfance qui permet de mieux la connaĂźtre, de « l’apprĂ©hender » diffĂ©remment… Elle nous invite Ă  rĂ©pĂ©ter chez elle l’exercice que j’avais fait trĂšs laconiquement chez Dr K et auquel je ne peut me prĂȘter de façon aussi brĂšve aujourd’hui : j’en fais donc un post. Le sujet :
Faites une liste d’environ dix (ou plus ou moins) objets, personnes, endroits, ou plats (ou autres) qui ont eu une grande place dans votre enfance. Des choses/personnes qui ont eu beaucoup d’importance ou un impact trĂšs important dans votre jeunesse (entre environ 3 et 12 ans). La trame sur laquelle ont Ă©tĂ© tissĂ©es vos jeunes annĂ©es. Cela peut ĂȘtre des choses/personnes/lieux qui ont eu un impacte positif ou nĂ©gatif sur votre vie.

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On restera donc sur les bonnes choses, qui ont marquĂ©es mon enfance. Les mauvaises, ca sera pas aujourd’hui.

Mes frĂšres : Ă©taient mes protecteurs, mes amis, mes pĂšres, mes repaires. Leur amour, leur patience, tout ce qu’ils m’ont appris… etc blablablabla, ne devenons pas sirupeuse.
Ma chambre : un refuge enchantĂ©, dont j’avais entiĂšrement , entiĂšrement, jusqu’au moindre millimĂštre, recouvert les murs de photos de mode des ELLE de ma mĂšre, vers 10 ou 11 ans. Un grand bazar oĂč j’avais depuis toujours le droit de faire ma vie comme je l’entendais, un vaste chantier de poupĂ©es, de mixtures de fleurs Ă©crasĂ©es, de chatons emmaillotĂ©s dans des vĂȘtements de poupons en plastique.
Le bac de l’üle de RĂ© : l’Ă©chappĂ©e belle, dans l’Ăźle de la fin des annĂ©es 60, quand l’Ăźle Ă©tait sauvage, vierge… Symbole de nuditĂ©, libertĂ©, libertĂ©, libertĂ©.
La brioche vendĂ©enne : ce sont les vacances chez ma grand-mĂšre. La fraicheur de la maison, le gout des confitures, sa tendresse, son sourire, le chien si gentil, le chat si moelleux… L’ennui parfois, le soleil de plomb, la petite piscine municipale, RTL l’aprĂšs-midi sur le transistor sous le tilleul et les films de Luis Mariano… Ou comment faire de l’ennui, une activitĂ© Ă  plein temps : sans rire, une activitĂ© pleine de jeux et d’imagination.
Le marchĂ© de LR : avec ma mĂšre, les paniers qui se remplissent d’oeufs bio, de nombrils de bonne soeur et de lĂ©gumes du maraicher.

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Mon vĂ©lo : vert avec lequel je faisais les 400 cents coups sur le mail et dans les parcs, avec lequel j’ai volĂ© pardessus la portiĂšre d’un voiture alors que j’Ă©tais accrochĂ©e Ă  une mobylette par l’Ă©paule d’une copine. LĂ  oĂč mahie apprends la prudence.

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L’école maternelle : la pĂąte Ă  modeler, les dessins Ă  la gouache sur les grands chevalets, les papotages avec les copines quand on se prenait pour des dames ou des docteurs. l’apprentissage de la sociĂ©tĂ©.

La maison de la culture : son grand hall, les guichets dĂ©suets, la salle de thĂ©Ăątre oĂč j’ai vu tant de concerts JMF ou de Connaissances du Monde… Maintenant c’est un hĂŽtel, chic. Éveil Ă  la musique, au monde, Ă  la tolĂ©rance, aux arts.

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Nos les petits soldats : les petits soldats en plastique de mes frĂšres, avec lesquels on jouait dans le bain avec mon frĂšre le plus proche. Souvenir bien ancien! C’Ă©tait bien sĂ»r avant le CP, forcĂ©ment.

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Mes copines : et les marches de l’Ă©cole Ă  nos maisons. Toujours Ă  pieds. Aucune n’Ă©tait amenĂ©e ou ramenĂ©e en voiture. Qu’il pleuve, neige ou vente, on allait Ă  l’Ă©cole Ă  pied, en papotant, grappes de fillettes qui se faisaient et dĂ©faisaient au rythme des maisons de chacune… On gardait souvent des chaussures remplies de flotte toute la demi-journĂ©e ou toute la journĂ©e. L’Ă©cole de garçon Ă©tait un peu plus loin. On ne se mĂ©langeait pas. les garçons nous faisaient peur, vraiment peur. En dehors de nos frĂšres respectifs, cela va de soi.

Bon voilĂ … Un petit moment avec vous… Si vous voulez partager Ă  votre tour des morceaux d’enfance, ça me fera plaisir, si non, alors non.

Bisous et roudoudous ce soir y’a orage : ouf, il doit bien faire 40° lĂ !